(Prise de vue au Seestar 50)
C’est en 1923-1925, grâce aux travaux d’Edwin Hubble, que l’on a acquis la preuve scientifique définitive que notre Voie lactée n’est qu’une galaxie parmi d’autres.
Avant cela, le « Grand Débat » (1920) opposait les astronomes : pour certains (comme Harlow Shapley), les « nébuleuses spirales » (comme Andromède) étaient des nuages de gaz ou des systèmes à l’intérieur de notre galaxie ; pour d’autres (comme Heber Curtis), c’étaient des « univers-îles » indépendants.
Edwin Hubble (1889-1953) a ainsi révolutionné notre vision de l’Univers : la Voie lactée n’est plus « l’Univers entier », mais une galaxie parmi des milliards. Peu après (1929), il découvre aussi l’expansion de l’Univers.
Aujourd’hui, grâce aux télescopes comme Hubble (ironiquement nommé en son honneur) ou James Webb, on connaît des centaines de milliards de galaxies. Mais cette prise de conscience date vraiment des années 1920. C’est l’un des plus grands sauts conceptuels de l’histoire de l’astronomie !

© Stellarium - Alignement de la Lune, Jupiter et Vénus ce 20 mai au coucher du Soleil.
Le télescope Dobson, souvent appelé simplement « Dobson » ou « Dob », est un télescope réflecteur de type Newton monté sur une monture azimutale (alt-az) simplifiée et très stable. Il est célèbre pour sa simplicité, son faible coût et sa grande ouverture (diamètre du miroir primaire), ce qui en fait un instrument idéal pour l’observation visuelle du ciel profond (nébuleuses, galaxies, amas d’étoiles).
John Lowry Dobson (1915-2014), astronome amateur américain né à Pékin (Chine) de parents missionnaires méthodistes, est à l’origine du concept. Il arrive à San Francisco à l’âge de 12 ans. Après des études de chimie à l’Université de Californie à Berkeley (1943), il devient moine dans l’ordre védantiste Ramakrishna à San Francisco en 1944.
C’est au monastère, dans les années 1950, qu’il commence à construire des télescopes en secret avec des matériaux de récupération : contreplaqué pour la monture, tubes en carton (type Sonotube) pour le tube optique, et miroirs issus de hublots de navires ou de fonds de bouteilles. Il polit lui-même les miroirs. Son premier télescope notable date d’environ 1956-1958 (environ 130 mm puis 300 mm).
Expulsé du monastère en 1967 (en partie à cause de son temps consacré à l’astronomie), il se consacre pleinement à sa passion. En 1968, il cofonde les San Francisco Sidewalk Astronomers avec d’autres passionnés. L’objectif : rendre l’astronomie accessible au grand public en installant des télescopes sur les trottoirs (« sidewalk astronomy »).
Le design « Dobson » est popularisé vers 1965. John Dobson combine plusieurs idées existantes (monture azimutale simple comme sur les canons anciens, miroirs minces, matériaux bon marché) dans un ensemble cohérent et optimisé pour les grands diamètres à bas coût.
En 1969, au Riverside Telescope Makers Conference, les Sidewalk Astronomers présentent un Dobson de 610 mm (24 pouces) qui remporte le premier prix d’optique malgré sa simplicité extrême (et controversée, car non équatoriale et non destinée à l’astrophotographie). Cela marque le début de sa reconnaissance.
John Dobson insistait : ce n’était pas une « invention » révolutionnaire, mais une combinaison pratique pour que « tout le monde puisse voir l’Univers ». Il appelait ses instruments des « sidewalk telescopes ».
Le concept se répand rapidement aux États-Unis grâce aux ateliers de construction amateurs. Les clubs d’astronomie adoptent massivement ce design : un télescope de grand diamètre (300-400 mm ou plus) devient accessible pour quelques centaines de dollars ou un week-end de bricolage.
Dans les années 1980, des variantes apparaissent :
Les fabricants commerciaux (surtout à partir des années 1990-2000, avec des marques comme Sky-Watcher) industrialisent le concept avec des tubes métalliques, tout en conservant l’esprit low-cost. Aujourd’hui, les Dobson de 150 à 300 mm sont des best-sellers pour débutants et amateurs.
Le Dobson a démocratisé l’astronomie amateur en permettant des ouvertures inédites (jusqu’à plus de 1 m chez certains passionnés) à un coût raisonnable. Il reste optimisé pour l’observation visuelle du ciel profond, même si des ajouts modernes (GoTo, plateformes équatoriales, push-to) élargissent ses usages.
John Dobson a continué jusqu’à sa mort en 2014 (à 98 ans) à promouvoir l’astronomie publique, les conférences et une cosmologie non conventionnelle (il rejetait le Big Bang). Son legs : des millions de personnes ont pu observer le ciel grâce à sa vision.
Aujourd’hui, le Dobson est un pilier de l’astronomie amateur mondiale, du bricoleur au télescope commercial haut de gamme. Sa philosophie reste vivante : simplicité, accessibilité et émerveillement devant l’Univers.
Consulter le nouveau numéro de la lettre de l'Association d'Astronomie de Franche-Comté de Besançon (AAFC).
Les activité de l'association sont disponibles sur https://www.aafc.frLe rapport avec l’astronomie et l’astrophotographie est central et structurant dans Le Ciel a disparu. Le roman n’est pas un traité scientifique, mais une fiction poétique et politique qui prend appui sur des enjeux bien réels de ces disciplines.
L’astronomie et l’astrophotographie ne sont pas seulement des sciences ou des hobbies : elles représentent un lien ancestral de l’humain avec le cosmos, source de poésie, de philosophie et de sens. Le roman en fait un enjeu existentiel : en nous privant du ciel étoilé, on nous prive d’une part de notre humanité.
Le roman transforme un problème technique bien connu des astronomes (la menace des mégaconstellations sur le ciel nocturne) en une fable lyrique et urgente sur la perte de la beauté et de l’émerveillement. Il résonne particulièrement auprès des amateurs d’astronomie qui ont vu, ces dernières années, leurs sessions d’observation ou leurs photos altérées par les satellites.
Si vous pratiquez l’astrophotographie, ce roman risque de vous toucher (ou de vous agacer) fortement !
M101 (NGC 5457), aussi appelé galaxie du Moulinet, est une très vaste galaxie spirale intermédiaire relativement rapprochée, vue de face et située dans la constellation de la Grande Ourse. Elle a été découverte par l'astronome français Pierre Méchain en 1781.