NGC 2903 dans la constellation du Lion, située à environ 8 millions d’années-lumière.
C’est une galaxie barrée, laquelle barre est bien visible au centre du tourbillon. NGC 2903 est isolée dans son environnement, c’est-à-dire qu’elle ne subit aucune influence gravitationnelle de la part d’autres galaxies. Elle flotte dans l’espace, en quelque sorte.
L’image est extraite d’un champ beaucoup plus large (cf. page RodAstro de Rodolphe) : capture depuis Dole (Brevans), dans la nuit du 24 février 2026, avec lunette 130 mm, caméra CMOS et filtres LRGB, pendant 8 heures d’exposition réparties sur les 4 filtres ; les détails d’acquisition de cette image sont aussi visibles à la page AstroBin de Rodolphe.
La galaxie NGC 2403 dans la Girafe captée par Rodolphe à Brevans (Dole, Jura) le 24 février 2026 par une belle nuit après tant de jours maussades, visible aussi sur son site AstroBin
La Voie Lactée photographiée depuis l'observatoire de Paranal de l'ESO, situé dans le désert chilien d'Atacama. L'un des télescopes auxiliaires du Très Grand Télescope de l'ESO est encore en sommeil, son dôme sphérique étant fermé.
Dans l'Antiquité, on ignorait la nature exacte de la Voie lactée. On la nomma ainsi d'après son apparence : une bande laiteuse dans le ciel nocturne. C'est Galilée qui, le premier, pointa un petit télescope de sa fabrication vers cette structure. Il comprit alors que la Voie lactée était composée d'innombrables étoiles – une découverte révolutionnaire !
Notre compréhension de la Voie lactée a considérablement progressé : elle compte entre 100 et 400 milliards d’étoiles de tous âges, masses et couleurs. Situé dans un bras spiral, à 25 000 années-lumière du centre, notre Soleil fait de la Voie lactée notre galaxie. De cette position, nous pouvons observer très clairement le centre galactique , comme le montre cette image prise par l’astrophotographe chilien Alexis Trigo. De larges bandes de nuages sombres sont visibles. Ces nébuleuses obscures bloquent la lumière des étoiles situées derrière elles, créant ainsi l’illusion d’une moindre densité d’étoiles dans cette région.
Cette nouvelle image du télescope Hubble, publiée le 30 janvier 2026, est la plus nette jamais prise de NGC 7722, une galaxie lenticulaire située à environ 187 millions d'années-lumière dans la constellation de Pégase. Une galaxie lenticulaire, c'est-à-dire en forme de lentille, est un type de galaxie dont la classification se situe entre les galaxies spirales et les galaxies elliptiques, plus connues. Elle est également moins fréquente que les spirales et les elliptiques, notamment parce que ces galaxies ont une apparence parfois ambiguë, ce qui rend difficile de déterminer s'il s'agit d'une spirale, d'une elliptique ou d'un type intermédiaire.
Bien qu'elle n'abrite pas autant de jeunes étoiles qu'une galaxie spirale, NGC 7722 présente une activité certaine : en 2020, elle a été le théâtre de l'explosion d'une étoile détectée depuis la Terre par les astronomes. SN 2020SSF était une supernova de type Ia, un phénomène qui se produit lorsqu'une naine blanche d'un système binaire absorbe suffisamment de matière de son étoile compagne pour la rendre instable et provoquer son explosion. Ces explosions produisent une luminosité remarquablement constante : en mesurant leur luminosité apparente depuis la Terre et en la comparant à leur luminosité intrinsèque, les astronomes peuvent déterminer leur distance. Les supernovae de type Ia constituent l'un des meilleurs moyens de mesurer les distances des galaxies ; comprendre précisément leur mécanisme est donc crucial pour l'astronomie.
Prise par la caméra grand champ 3 du télescope spatial Hubble , cette image a été obtenue dans le cadre d'un programme d'observation (n° 16691 , chercheur principal : RJ Foley) portant sur des supernovae récentes. SN 2020SSF n'est pas visible sur cette image. Les chercheurs ont délibérément observé NGC 7722 deux ans après la disparition de la supernova afin d'observer ses effets résiduels et d'examiner son environnement, ce qui n'est possible qu'une fois la lumière intense de l'explosion dissipée. Grâce à la vision précise de Hubble, les astronomes peuvent rechercher des matières radioactives créées par la supernova, répertorier ses voisines pour aider à déterminer l'âge de l'étoile d'origine et rechercher l'étoile compagne qu'elle a laissée derrière elle – le tout à près de 200 millions d'années-lumière de la Terre.
La galaxie Circinus, située à environ 13 millions d'années-lumière, abrite un trou noir supermassif actif qui continue d'influencer son évolution. La principale source de lumière infrarouge provenant de la région la plus proche du trou noir serait constituée de jets de matière surchauffée projetés vers l'extérieur
Cette image du télescope spatial Hubble de la NASA offre une vue d'ensemble de la galaxie Circinus, une galaxie spirale proche située à environ 13 millions d'années-lumière. L'encart met en évidence un gros plan du cœur de la galaxie, réalisé par le télescope Webb. Les observations infrarouges percent la poussière pour révéler la matière chaude qui alimente son trou noir supermassif central. L'image de Webb, prise grâce à l'interféromètre à masquage d'ouverture (AMI) de son instrument NIRISS (Near-Infrared Imager and Slitless Spectrograph), isole la poussière chaude à proximité immédiate du trou noir supermassif. Elle révèle que la majeure partie de l'émission infrarouge provient d'une structure compacte et poussiéreuse qui alimente le trou noir, plutôt que de matière en mouvement. Sur l'image de Webb, la face interne du tore brille en infrarouge, tandis que les zones plus sombres correspondent aux endroits où l'anneau extérieur bloque la lumière. Crédit : NASA
De nouvelles observations du télescope spatial James Webb de la NASA, présentées ici avec une nouvelle image du télescope spatial Hubble de la NASA, remettent en question cette hypothèse. Elles suggèrent que la majeure partie de la matière chaude et poussiéreuse alimente en réalité le trou noir central. La technique utilisée pour recueillir ces données pourrait également permettre d'analyser les composantes d'écoulement et d'accrétion d'autres trous noirs proches.
C'est un objet brillant, facile à repérer et très spectaculaire, souvent la première cible des astrophotographes amateurs pour toutes ces raisons. Elle se situe pourtant à un peu plus de 2,5 millions d'années-lumière de nous !
Les observateurs peuvent facilement l'apercevoir avec un instrument modeste, et avec un bon ciel peu pollué, elle est même visible à l'œil nu. Sa meilleure période d'observation se situe entre août et décembre.
Cette image a été réalisée depuis le Haut Jura (Bonlieu) à l'aide d'une lunette de 110 mm, une caméra CMOS et des filtres RGB. Un résultat équivalent serait obtenu avec une caméra couleur ou même un appareil photo numérique.
Deux galaxies "satellites" sont également très visibles sur cette photo: M 110, en bas à gauche, et M 32 qui semble toucher le bord droit en haut de la galaxie M 31.
Les observations infrarouges moyennes du télescope spatial James Webb de la NASA, représentées en blanc, gris et rouge, sont ici combinées aux données de rayons X de l'observatoire spatial Chandra de la NASA, mises en évidence en bleu. Ensemble, ces différentes longueurs d'onde révèlent une vue détaillée et stratifiée d'une paire de galaxies spirales en collision, capturée dans une image publiée le 1er décembre 2025.
Il y a des millions d'années, ces galaxies se sont frôlées, leur attraction gravitationnelle mutuelle déformant leurs bras spiraux et déclenchant des processus énergétiques détectables sur l'ensemble du spectre électromagnétique. Les données infrarouges du télescope Webb permettent de mettre en lumière la poussière chaude et les régions de formation d'étoiles, tandis que les observations en rayons X de Chandra révèlent la présence de gaz extrêmement chauds et d'une activité de haute énergie engendrée par cette interaction.
Bien que cette rencontre ait été brève à l'échelle cosmique, ses conséquences se feront sentir sur des milliards d'années. Progressivement, les deux galaxies spirales perdront de l'énergie et se rapprocheront, finissant par fusionner en une seule galaxie plus grande, remodelée par leur longue et complexe interaction gravitationnelle.
À l'occasion de l'anniversaire du lancement du télescope spatial James Webb (NASA/ESA/ASC), l'ESA présente une compilation unique de zooms sur des vues cosmiques époustouflantes : un voyage exceptionnel comme à bord d’un vaisseau spatial virtuel, cette vidéo explore les profondeurs interstellaires de notre univers, avec des nébuleuses colorées et des pouponnières d’étoiles dynamiques au sein de notre galaxie, puis, plus loin encore, jusqu’aux confins du cosmos, des galaxies en interaction et d'immenses amas de galaxies.
Le télescope spatial Webb, le plus grand jamais construit, a été lancé le jour de Noël 2021 par une fusée Ariane 5 depuis le Centre spatial guyanais. Il a effectué ses premières observations scientifiques en juillet 2022. Depuis, ce puissant télescope explore inlassablement l'univers, du voisinage solaire aux galaxies les plus lointaines.
Le télescope spatial James Webb de la NASA a capturé deux galaxies naines voisines interagissant l'une avec l'autre sur cette image publiée le 2 décembre 2025.
Les galaxies naines peuvent nous éclairer sur les galaxies de l'univers primitif , que l'on pensait moins massives que des galaxies comme la Voie lactée, et qui contiennent également beaucoup de gaz, relativement peu d'étoiles, et généralement de petites quantités d'éléments plus lourds que l'hélium.
L'observation de la fusion de galaxies naines peut nous renseigner sur la façon dont les galaxies d'il y a des milliards d'années ont pu croître et évoluer.
Lorsque le télescope spatial Hubble vise une galaxie de l’amas galactique de la Vierge voisin du notre, il en offre une vision très détaillée.
Il s’agit ici de NGC4388, une belle spirale située à 61,2 millions d’années-lumière, et découverte en 1784 par William Herschel. Ce n’est pas la galaxie la plus lumineuse de l’amas mais sa magnitude 11 la rend tout à fait accessibles à des télescopes de 200 à 250 mm. Seulement, à l’oculaire de ces instruments, l’observation dévoile seulement une silhouette grise diffuse, allongée, sans autre détail.
Cette photo au contraire livre beaucoup d’informations en résolution mais aussi en palette de couleurs. Celles-ci sont accentuée par l’utilisation de 8 filtres différents allant de l’ultraviolet jusqu’à l’infrarouge. En fait, de nouvelles observations ont été ajoutées à des images plus anciennes prises par Hubble en 2016 et cette nouvelle image dévoile des panaches de gaz chaud s’échappant de la galaxie en direction du coin inférieur droit de l’image. La source d’énergie capable d’ioniser ce nuage de gaz serait le disque d’accrétion chaud autour du trou noir central.
NGC 4236, dans le Dragon, en avril dernier, captée pendant plus de 21 heures de pose... et traitée ces derniers jours sous Pixinsight: Rodolphe l'a qualifie d'ingrate tant il est très difficile d'en faire ressortir les couleurs malgré moult efforts…
L’installation de télescopes de grande taille aux Canaries pousse des astronomes à jouer les alpinistes. Objectif de ces instruments : étudier des objets et des événements très lointains tels que les sursauts gamma et les noyaux actifs de galaxies. Un reportage du CNRS en partenariat avec Le Monde.
La Voie lactée a enfin pu être simulée de manière précise et plus rapide, et ce grâce notamment à l'intelligence artificielle, pour atteindre une résolution gigantesque de 100 milliards d'étoiles ! Cette prouesse technologique pourrait nous en apprendre davantage sur l'évolution de notre galaxie.
Une galaxie est une structure gravitationnelle extrêmement complexe, composée de gaz, d’étoiles et de matière noire. Les simulations numériques sont un moyen de mieux comprendre l'histoire galactique, notamment la formation des structures comme le disque ou la distribution de la matière sombre permettant d'estimer la masse totale.
Âgée d'au moins 12 milliards d'années, la Voie lactée est particulièrement difficile à simuler : son évolution nécessite des temps de calcul que même les super-ordinateurs les plus puissants peinent à fournir. Plusieurs tentatives ont déjà été réalisées, mais elles ne prenaient en compte qu’environ 100 millions d’étoiles et requéraient des durées de calcul irréalistes : en effet, simuler un milliard d’années d’évolution galactique nécessiterait près de 36 ans sur les machines actuelles. Jusqu'ici, un milliard de particules simulées constituait la capacité limite des supercalculateurs les plus performants.
La Voie lactée est un environnement riche et complexe. Nous la voyons comme une ligne lumineuse qui traverse le ciel nocturne, composée d'innombrables étoiles.
Des astronomes viennent d’établir une corrélation entre la morphologie des anneaux stellaires au centre des galaxies et celle de leur hôte. Ces petits objets, sièges d’une intense formation d’étoiles, apparaissent dans 20 % des galaxies à disque.
Les anneaux nucléaires brillent de mille feux dans le cœur de nombreuses galaxies spirales, telles de petites bagues magiques. Ils fascinent les astronomes par leur beauté, mais aussi par la richesse des informations qu’ils recèlent. Il s’y déroule parfois jusqu’à 60 % de l’ensemble des naissances d’étoiles d’une galaxie ! En août 2025, une équipe germano-espagnole est parvenue à établir une corrélation entre leur morphologie et celle de leur galaxie hôte. Un travail de classification publié dans la revue Astronomy & Astrophysics.
NGC2403 dans la constellation de la girafe. 3h30 de pause dans la nuit du 15 au 16 octobre, à Dole (Jura). C'est une galaxie spirale intermédiaire à 11,1 millions d'années lumière.
Magnifique M 33 (Galaxie du Triangle) captée depuis Bonlieur (Jura) dans la nuit du 12 octobre 2025 par Rodophe avec une lunette 110 mm en utilisant des filtres L, RGB et Ha, ce dernier filtre faisant ressortir les zones dans lesquelles se forment les étoiles.
A voir sur la page AstroBin de Rodolphe ou sur son site RodAstro.