Les deux astronautes bloqués de la NASA retournent sur Terre avec SpaceX mardi pour clôturer une mission marathon dramatique qui a commencé par un vol d'essai raté de Boeing il y a plus de neuf mois.
Butch Wilmore et Suni Williams ont fait leurs adieux à la Station spatiale internationale, leur foyer depuis le printemps dernier, à bord d'une capsule SpaceX aux côtés de deux autres astronautes. La capsule s'est désamarrée au petit matin et ont amerri au large des côtes de Floride en début de soirée du 18 mars 2025.
Lire l'article de Franceinfo et le récit de leur odyssée narré par Franceinfo
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18 mars 2025
16 mars 2025
Mise à jour : L’équipage du Crew 10 est arrivé dans l’ISS pour relayer les astronautes américains "bloqués" depuis neuf mois dont le retour est prévu pour mardi 18/03/2025
Le duo de la NASA Butch Wilmore et Suni Williams est bloqué à bord de l'ISS depuis juin après que le vaisseau spatial Boeing Starliner qu'ils testaient lors de son premier vol habité a développé des problèmes de propulsion et a été jugé inapte à les ramener.
La mission nommée Crew 10 doit leur permettre de revenir sur Terre. Ils pourraient entreprendre ce retour dès mercredi prochain, soit quelques jours après l'arrivée du nouvel équipage, à bord d'un vaisseau de SpaceX — et non de l'appareil Starliner de Boeing qui les avait acheminés et a rencontré des défaillances. Initialement partis pour une mission de huit jours, ces vétérans de l'espace ont vu leur séjour s'éterniser en raison des problèmes détectés sur le système de propulsion de l'appareil.
Ces défaillances ont conduit la Nasa à décider à l'été de renvoyer le vaisseau de Boeing à vide et de faire revenir les deux astronautes avec l'entreprise SpaceX d'Elon Musk. Un périple qui a récemment pris une tournure politique avec le retour au pouvoir du président Donald Trump.
Lire les dernières informations sur la mission Crew 10 sur le site de la NASA.
Butch Wilmore et Suni Williams, les deux astronautes américains "bloqués" depuis plus de neuf mois dans la Station spatiale internationale, seront ramenés sur Terre mardi soir, a annoncé la NASA, avec l'astronaute de la NASA Nick Hague et le cosmonaute de Roscosmos Aleksandr Gorbunov, qui ont séjournés en plus longtemps à bord de l'ISS.
La mission nommée Crew 10 doit leur permettre de revenir sur Terre. Ils pourraient entreprendre ce retour dès mercredi prochain, soit quelques jours après l'arrivée du nouvel équipage, à bord d'un vaisseau de SpaceX — et non de l'appareil Starliner de Boeing qui les avait acheminés et a rencontré des défaillances. Initialement partis pour une mission de huit jours, ces vétérans de l'espace ont vu leur séjour s'éterniser en raison des problèmes détectés sur le système de propulsion de l'appareil.
Ces défaillances ont conduit la Nasa à décider à l'été de renvoyer le vaisseau de Boeing à vide et de faire revenir les deux astronautes avec l'entreprise SpaceX d'Elon Musk. Un périple qui a récemment pris une tournure politique avec le retour au pouvoir du président Donald Trump.
Lire les dernières informations sur la mission Crew 10 sur le site de la NASA.
Mise à jour :
Les astronautes du vaisseau spatial de SpaceX ont rejoint leurs collègues à bord de la Station spatiale internationale.
La nouvelle équipe d’astronautes est entrée, dimanche 16 mars, dans la Station spatiale internationale (ISS) pour y relever leurs collègues bloqués depuis plus de neuf mois, selon des images diffusées en direct.
13 mars 2025
Au milieu des affrontements tendus entre la NASA et Musk, deux missions scientifiques de la NASA sont lancées sur une fusée SpaceX
Après que chaque employé fédéral a reçu un courriel lui demandant de lister ses récentes réalisations, le PDG de SpaceX, Elon Musk, s'est adressé à son réseau social X pour avertir tout employé ne répondant pas qu'il serait licencié. La NASA a, quant à elle, affirmé que répondre était facultatif et que sa direction se chargerait de la question.
Deux semaines après l'affrontement, l'agence spatiale a embarqué pour se mettre en orbite à bord d'une fusée SpaceX. C'est un indicateur que, malgré une pression agressive de l'administration Trump et de Musk pour réduire considérablement les dépenses publiques et les effectifs fédéraux, ce qui a conduit à des conflits publics tendus, les missions scientifiques spatiales de la NASA - et sa relation avec SpaceX, le principal fournisseur de lancement aux États-Unis - ont été jusqu'à présent relativement préservées.
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12 mars 2025
Le nouveau télescope spatial de la NASA, Spherex, décolle pour cartographier l'ensemble du ciel et des millions de galaxies
SpaceX a lancé l'observatoire Spherex depuis la Californie, le mettant en route pour survoler les pôles terrestres. Quatre satellites de la taille d'une valise l'accompagnaient pour étudier le Soleil. Spherex a été le premier à décoller de l'étage supérieur de la fusée, dérivant dans l'obscurité de l'espace, avec la Terre bleue en arrière-plan.
Le tout nouveau télescope spatial de la NASA a été mis en orbite mardi pour cartographier l'ensemble du ciel comme jamais auparavant - un aperçu complet de centaines de millions de galaxies et de leur lueur cosmique partagée depuis la nuit des temps. La mission Spherex vise à expliquer comment les galaxies se sont formées et ont évolué sur des milliards d'années, et comment l'univers s'est développé si rapidement dans ses premiers instants.
Le tout nouveau télescope spatial de la NASA a été mis en orbite mardi pour cartographier l'ensemble du ciel comme jamais auparavant - un aperçu complet de centaines de millions de galaxies et de leur lueur cosmique partagée depuis la nuit des temps. La mission Spherex vise à expliquer comment les galaxies se sont formées et ont évolué sur des milliards d'années, et comment l'univers s'est développé si rapidement dans ses premiers instants.
07 mars 2025
SpaceX perd le contact ce jeudi 6 mars 2025 avec le vaisseau de sa mégafusée Starship, comme en janvier 2025
Pour ce huitième vol d’essai, jeudi 6 mars, le propulseur a une nouvelle fois bien été réceptionné dans une manœuvre spectaculaire sur la tour de lancement, tandis que le vaisseau a fini sa course dans l’océan.
Comme lors d’un précédent test en janvier, l’entreprise SpaceX a en effet perdu contact avec le deuxième étage de sa mégafusée Starship.
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22 février 2025
Lune ou Mars ? L'avenir de la NASA à la croisée des chemins
Les spéculations se multiplient selon lesquelles l'administration Trump pourrait réduire ou annuler les missions Artemis de la NASA suite au départ d'un responsable clé et au projet de Boeing de licencier des centaines d'employés travaillant sur sa fusée lunaire.
La NASA est-elle toujours en route vers la Lune, ou le prochain pas de géant signifiera-t-il un passage direct vers Mars ?
Tard mercredi, la NASA a annoncé brusquement le départ à la retraite de son administrateur associé de longue date, Jim Free, à compter de samedi. Aucune raison n'a été donnée pour le départ de Free, qui a passé 30 ans à la tête de la fonction publique de la NASA. Il s'est toutefois montré un fervent défenseur d'Artemis, qui vise à ramener des équipages sur la Lune, à y établir une présence durable et à utiliser cette expérience pour préparer une mission sur Mars.
Bien qu'Artemis ait été conçu au cours du premier mandat du président Donald Trump, ce dernier a ouvertement envisagé de contourner la Lune et de se diriger directement vers Mars, une idée qui gagne du terrain alors qu'Elon Musk, l'homme le plus riche du monde et propriétaire de SpaceX, devient un allié et un conseiller clé. SpaceX, la société d'Elon Musk, fondée pour faire de l'humanité une espèce multiplanétaire, mise beaucoup sur son prototype de fusée Starship pour une future mission sur Mars. Trump a également choisi l'astronaute privé et milliardaire des paiements électroniques Jared Isaacman, un proche allié d'Elon Musk qui a volé deux fois dans l'espace avec SpaceX, comme prochain chef de la NASA.
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Tard mercredi, la NASA a annoncé brusquement le départ à la retraite de son administrateur associé de longue date, Jim Free, à compter de samedi. Aucune raison n'a été donnée pour le départ de Free, qui a passé 30 ans à la tête de la fonction publique de la NASA. Il s'est toutefois montré un fervent défenseur d'Artemis, qui vise à ramener des équipages sur la Lune, à y établir une présence durable et à utiliser cette expérience pour préparer une mission sur Mars.
Bien qu'Artemis ait été conçu au cours du premier mandat du président Donald Trump, ce dernier a ouvertement envisagé de contourner la Lune et de se diriger directement vers Mars, une idée qui gagne du terrain alors qu'Elon Musk, l'homme le plus riche du monde et propriétaire de SpaceX, devient un allié et un conseiller clé. SpaceX, la société d'Elon Musk, fondée pour faire de l'humanité une espèce multiplanétaire, mise beaucoup sur son prototype de fusée Starship pour une future mission sur Mars. Trump a également choisi l'astronaute privé et milliardaire des paiements électroniques Jared Isaacman, un proche allié d'Elon Musk qui a volé deux fois dans l'espace avec SpaceX, comme prochain chef de la NASA.
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Elon Musk appelle à la désorbitation de la Station spatiale internationale dès que possible
Le dernier coup de massue d'Elon Musk lié à l'espace est de demander que l'espace soit désorbité dès que possible, dans deux ans.
Dans des messages publiés sur X, Elon Musk a déclaré : « Il est temps de commencer les préparatifs pour la désorbitation de la station spatiale. Elle a rempli son rôle. Elle n'apporte que très peu d'utilité supplémentaire. Allons sur Mars ». Interrogé sur son intention d'augmenter ou non le calendrier actuel qui prévoit une réduction en toute sécurité du réacteur après 2030, Elon Musk a déclaré : « La décision appartient au président, mais je recommande de le faire le plus tôt possible. Je recommande d'ici deux ans ».
SpaceX a un contrat pour construire un véhicule de désorbitation basé sur son vaisseau spatial Dragon pour réaliser cette tâche, mais dispose également potentiellement de plusieurs voyages en équipage vers la station spatiale pour la NASA et les entreprises commerciales visitant également la station. SpaceX effectue également deux fois par an des missions de fret vers l'ISS.
L'un des amis d'Elon Musk, le milliardaire Jared Isaacman, qui a volé deux fois dans l'espace avec SpaceX, est le candidat du président Trump pour devenir le prochain directeur de la NASA. Elon Musk a fait campagne pour recentrer l'énergie de la NASA vers la poursuite de son rêve de construire une colonie sur Mars, et l'avenir du programme Artemis de la NASA, dont les plans se concentrent à court terme sur le retour sur la Lune, a soulevé des questions sur la direction que prennent les plans de Trump pour la NASA.
Boeing, qui construit l'étage central de la fusée Space Launch System conçue pour les missions Artemis, s'est déjà préparé à 400 licenciements si les plans d'Artemis changent. Boeing risque également d'être perdant si la station spatiale est démantelée avant 2030, car son vaisseau spatial Starliner, assiégé, est censé partager le service de taxi des astronautes avec le Crew Dragon de SpaceX. Boeing a un contrat pour voler six fois s'il obtient la certification, mais si la station spatiale atterrit d'ici 2027, la NASA n'aura alors plus besoin de la plupart de ces missions.
À ce jour, SpaceX a effectué 10 missions avec équipage vers la station spatiale pour la NASA ainsi que trois autres pour la société commerciale Axiom Space sur sa flotte de quatre vaisseaux spatiaux Crew Dragon. Le prochain vol de la NASA est prévu pour la mi-mars, tandis qu'une autre mission d'Axiom Space est prévue plus tard ce printemps.
Par Richard Tribou, Orlando Sentinel 2025. Distribué par Tribune Content Agency, LLC.
SpaceX a un contrat pour construire un véhicule de désorbitation basé sur son vaisseau spatial Dragon pour réaliser cette tâche, mais dispose également potentiellement de plusieurs voyages en équipage vers la station spatiale pour la NASA et les entreprises commerciales visitant également la station. SpaceX effectue également deux fois par an des missions de fret vers l'ISS.
L'un des amis d'Elon Musk, le milliardaire Jared Isaacman, qui a volé deux fois dans l'espace avec SpaceX, est le candidat du président Trump pour devenir le prochain directeur de la NASA. Elon Musk a fait campagne pour recentrer l'énergie de la NASA vers la poursuite de son rêve de construire une colonie sur Mars, et l'avenir du programme Artemis de la NASA, dont les plans se concentrent à court terme sur le retour sur la Lune, a soulevé des questions sur la direction que prennent les plans de Trump pour la NASA.
Boeing, qui construit l'étage central de la fusée Space Launch System conçue pour les missions Artemis, s'est déjà préparé à 400 licenciements si les plans d'Artemis changent. Boeing risque également d'être perdant si la station spatiale est démantelée avant 2030, car son vaisseau spatial Starliner, assiégé, est censé partager le service de taxi des astronautes avec le Crew Dragon de SpaceX. Boeing a un contrat pour voler six fois s'il obtient la certification, mais si la station spatiale atterrit d'ici 2027, la NASA n'aura alors plus besoin de la plupart de ces missions.
À ce jour, SpaceX a effectué 10 missions avec équipage vers la station spatiale pour la NASA ainsi que trois autres pour la société commerciale Axiom Space sur sa flotte de quatre vaisseaux spatiaux Crew Dragon. Le prochain vol de la NASA est prévu pour la mi-mars, tandis qu'une autre mission d'Axiom Space est prévue plus tard ce printemps.
Par Richard Tribou, Orlando Sentinel 2025. Distribué par Tribune Content Agency, LLC.
20 février 2025
Mars 2040 : objectif réaliste ?
Un nouvel objectif du Président Américain et du fondateur de Space X : conquérir Mars. Donald Trump et Elon Musk ambitionnent d’envoyer un humain sur la planète rouge dans moins de dix ans.
Rêve accessible ou coûteuse illusion ? Les obstacles sont nombreux et d’une rare complexité, d’autant plus que les Américains ne sont pas les seuls à avoir des vues sur la conquête spatiale…
Public Sénat en discute avec Jean-François Clervoy, astronaute et fondateur d’Air Zero G, Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et spécialiste des questions spatiales, ainsi que Pascale Ultré-Guérard, directrice adjointe des programmes au CNES.
19 février 2025
Des débris de SpaceX pénètrent dans l'atmosphère au-dessus de la Pologne
Des débris d'une fusée Falcon 9 de SpaceX qui a décollé des États-Unis le 1er février sont entrés dans l'atmosphère terrestre au-dessus de la Pologne mercredi, a annoncé l'agence spatiale polonaise.
Un morceau de 1,5 mètre sur un mètre (cinq pieds sur trois pieds) provenant d'un objet non identifié a été retrouvé mercredi matin dans l'enceinte d'un entrepôt à la périphérie de la ville occidentale de Poznan, a indiqué la police. La police a déclaré plus tard qu'un deuxième objet de taille similaire avait été localisé plusieurs heures plus tard dans une forêt à quelques kilomètres de l'endroit où le premier avait été découvert. Aucune victime ni dégât n'a été signalé.
L'Agence spatiale polonaise (POLSA) a déclaré qu'un étage de la fusée Falcon 9 R/B a effectué « une rentrée incontrôlée dans l'atmosphère » vers 03h46 GMT. Il a déclaré que la fusée faisait partie d'un lancement du groupe Space X Starlink depuis la base aérienne de Vandenberg en Californie le 1er février. Le lancement avait pour but de placer les satellites Starlink sur une orbite basse.
Les débris ont laissé des traînées lumineuses spectaculaires visibles dans le ciel de l'ouest de la Pologne, ont indiqué des témoins. La porte-parole de POLSA, Agnieszka Gapys, a déclaré que l'agence parlait avec SpaceX, contrôlée par Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, a rapporté l'agence de presse PAP.
© 2025 AFP
Un morceau de 1,5 mètre sur un mètre (cinq pieds sur trois pieds) provenant d'un objet non identifié a été retrouvé mercredi matin dans l'enceinte d'un entrepôt à la périphérie de la ville occidentale de Poznan, a indiqué la police. La police a déclaré plus tard qu'un deuxième objet de taille similaire avait été localisé plusieurs heures plus tard dans une forêt à quelques kilomètres de l'endroit où le premier avait été découvert. Aucune victime ni dégât n'a été signalé.
L'Agence spatiale polonaise (POLSA) a déclaré qu'un étage de la fusée Falcon 9 R/B a effectué « une rentrée incontrôlée dans l'atmosphère » vers 03h46 GMT. Il a déclaré que la fusée faisait partie d'un lancement du groupe Space X Starlink depuis la base aérienne de Vandenberg en Californie le 1er février. Le lancement avait pour but de placer les satellites Starlink sur une orbite basse.
Les débris ont laissé des traînées lumineuses spectaculaires visibles dans le ciel de l'ouest de la Pologne, ont indiqué des témoins. La porte-parole de POLSA, Agnieszka Gapys, a déclaré que l'agence parlait avec SpaceX, contrôlée par Elon Musk, l'homme le plus riche du monde, a rapporté l'agence de presse PAP.
© 2025 AFP
20 janvier 2025
Explosion du Starship : pluie de débris et cascade de conséquences
Après la désintégration du vaisseau de Space X au-dessus des Bahamas, des milliers de débris de Starship sont retombés sur Terre, imposant le détournement d’avions de ligne.
Le 18 janvier, l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) a indiqué enquêter sur des dégâts matériels ayant été rapportés sur l’archipel. Et qu’aucune blessure humaine n’avait été portée à sa connaissance. L’agence gouvernementale a également réclamé que SpaceX investigue les raisons de la destruction du Starship, comme elle a sommé Blue Origin de le faire, suite à la perte du premier étage de sa fusée lourde New Glenn dans l’Océan Atlantique.
17 janvier 2025
SpaceX parvient à rattraper pour la deuxième fois le premier étage de sa mégafusée Starship, mais perte du second étage pendant son ascension dans l’espace
SpaceX a réussi à rattraper pour la deuxième fois le premier étage de sa mégafusée Starship après un septième vol, jeudi 16 janvier. Après la séparation des deux étages de la fusée, le propulseur nommé Super Heavy est redescendu de manière contrôlée vers le pas de tir et a été immobilisé par des bras mécaniques installés sur la tour de lancement, surnommés "les baguettes", selon la retransmission vidéo de l'entreprise.

Le premier étage d'une fusée Starship de SpaceX est rattrapée par les baguettes au sol, à la base spatiale de Boca Chica (Texas, Etats-Unis), le 16 janvier 2025. (SPACEX)En revanche, lors de ce septième essai, SpaceX a perdu tout contact avec le second étage de sa mégafusée Starship à la suite d'une "anomalie". SpaceX soupçonne qu'un incendie pourrait avoir provoqué la destruction de son vaisseau spatial lors du décollage et envoyé des traînées de débris enflammés près des Caraïbes. Elon Musk, directeur général de SpaceX, a déclaré que les premières indications montraient que la fuite de carburant avait entraîné une augmentation de la pression dans la cavité située au-dessus du pare-feu du moteur. L'incendie qui en aurait résulté aurait condamné le vaisseau spatial. Vendredi, la compagnie a promis « une enquête approfondie » en coordination avec la Federal Aviation Administration.
La fusée Starship , la plus grande et la plus puissante du monde, a décollé de la pointe sud du Texas pour un vol d'essai en début de soirée jeudi. Le propulseur est revenu sur la rampe de lancement pour être rattrapé par des bras mécaniques géants, seulement la deuxième fois dans l'histoire de Starship. Mais les moteurs du vaisseau spatial toujours en ascension se sont arrêtés un par un, et la communication a été perdue 8 minutes et demie après le début du vol. Une vidéo dramatique prise près des îles Turques-et-Caïques montre des débris de vaisseaux spatiaux tombant du ciel sous forme de boules de feu. Les vols à proximité des débris ont dû être détournés. SpaceX a déclaré que le Starship était resté dans son couloir de lancement désigné au-dessus du golfe du Mexique, puis de l'Atlantique. Toute épave survivante serait tombée le long de ce chemin au-dessus de l'eau, a déclaré la société sur son site Internet.
Le vaisseau spatial Starship devait effectuer une entrée contrôlée au-dessus de l'océan Indien, à l'autre bout du monde. Dix satellites factices, imitant les satellites Internet Starlink de SpaceX, étaient à bord pour que l'entreprise puisse s'entraîner à les lâcher. Il s'agissait du septième vol d'essai d'un Starship, mais il comportait un nouveau vaisseau spatial amélioré. Le propulseur et le vaisseau spatial de la huitième démonstration sont déjà construits et sont en cours de test. Elon Musk a déclaré sur X que l'accident n'était « qu'un simple obstacle sur la route » dans ses projets de construction d'une flotte de Starships pour transporter des personnes vers Mars.
Lire l'article de Franceinfo et celui de Ciel & Espace (en accès libre)

Le premier étage d'une fusée Starship de SpaceX est rattrapée par les baguettes au sol, à la base spatiale de Boca Chica (Texas, Etats-Unis), le 16 janvier 2025. (SPACEX)En revanche, lors de ce septième essai, SpaceX a perdu tout contact avec le second étage de sa mégafusée Starship à la suite d'une "anomalie". SpaceX soupçonne qu'un incendie pourrait avoir provoqué la destruction de son vaisseau spatial lors du décollage et envoyé des traînées de débris enflammés près des Caraïbes. Elon Musk, directeur général de SpaceX, a déclaré que les premières indications montraient que la fuite de carburant avait entraîné une augmentation de la pression dans la cavité située au-dessus du pare-feu du moteur. L'incendie qui en aurait résulté aurait condamné le vaisseau spatial. Vendredi, la compagnie a promis « une enquête approfondie » en coordination avec la Federal Aviation Administration.
La fusée Starship , la plus grande et la plus puissante du monde, a décollé de la pointe sud du Texas pour un vol d'essai en début de soirée jeudi. Le propulseur est revenu sur la rampe de lancement pour être rattrapé par des bras mécaniques géants, seulement la deuxième fois dans l'histoire de Starship. Mais les moteurs du vaisseau spatial toujours en ascension se sont arrêtés un par un, et la communication a été perdue 8 minutes et demie après le début du vol. Une vidéo dramatique prise près des îles Turques-et-Caïques montre des débris de vaisseaux spatiaux tombant du ciel sous forme de boules de feu. Les vols à proximité des débris ont dû être détournés. SpaceX a déclaré que le Starship était resté dans son couloir de lancement désigné au-dessus du golfe du Mexique, puis de l'Atlantique. Toute épave survivante serait tombée le long de ce chemin au-dessus de l'eau, a déclaré la société sur son site Internet.
Le vaisseau spatial Starship devait effectuer une entrée contrôlée au-dessus de l'océan Indien, à l'autre bout du monde. Dix satellites factices, imitant les satellites Internet Starlink de SpaceX, étaient à bord pour que l'entreprise puisse s'entraîner à les lâcher. Il s'agissait du septième vol d'essai d'un Starship, mais il comportait un nouveau vaisseau spatial amélioré. Le propulseur et le vaisseau spatial de la huitième démonstration sont déjà construits et sont en cours de test. Elon Musk a déclaré sur X que l'accident n'était « qu'un simple obstacle sur la route » dans ses projets de construction d'une flotte de Starships pour transporter des personnes vers Mars.
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20 novembre 2024
SpaceX échoue à rattraper sa fusée Starship, sous les yeux de Donald Trump
Après avoir réussi la manœuvre en octobre, l'entreprise d'Elon Musk a été contraint de laisser cette fois sa mégafusée s'échouer en mer. L'entreprise multiplie les essais avec l'espoir, à terme, de coloniser la planète Mars.
Space X a cependant atteint un nouvel objectif dans le développement de son vaisseau Starship : rallumer l'un de ses moteurs une fois dans l'espace. Pour ce nouvel vol d'essai, le Super Heavy a bien fonctionné, même s'il n'a pas pu être récupéré sur sa tour de lancement au terme de sa mission.
SpaceX a fait décoller mardi 19 novembre sa mégafusée Starship, mais a dû renoncer à rattraper son premier étage avec des bras mécaniques, échouant dans cette manœuvre complexe qu'elle avait pourtant réussie le mois dernier. Le décollage du sixième vol d'essai de cette fusée géante a eu lieu à 16 heures (23 heures à Paris), depuis la base Starbase de l'entreprise, à Boca Chica, au Texas, sous les yeux de Donald Trump.
Les objectifs de ce nouveau vol d'essai étaient en grande partie similaires au précédent, en octobre. La fusée est composée du premier étage Super Heavy (70 mètres de haut) et, au-dessus, du vaisseau Starship (50 mètres), qui donne par extension son nom au lanceur entier. Après avoir propulsé le vaisseau, Super Heavy s'en détache et entame sa redescente. En octobre, plutôt que de finir sa course dans la mer, il avait réussi une manœuvre inédite.
Ralenti à l'aide de rétrofusées, il était revenu sur son pas de tir et, juste avant de toucher le sol, des bras mécaniques installés sur la tour de lancement – surnommés "baguettes" – s'étaient refermés sur lui et l'avaient immobilisé. Mais cette fois, SpaceX a annoncé peu après le décollage que les critères n'étaient pas remplis pour tenter cette opération, et Super Heavy a amerri dans le golfe du Mexique où il s'est désintégré. De son côté, le vaisseau Starship a continué son vol, avant d'amerrir dans l'océan Indien de jour, permettant pour la première fois de filmer de précieuses images.
La fusée doit à terme être entièrement réutilisable et c'est pourquoi SpaceX cherche à rattraper son premier étage. Cette stratégie vise à pouvoir lancer davantage d'engins plus rapidement, et pour beaucoup moins cher que s'il fallait chaque fois utiliser du nouveau matériel.
Lire l'article de Franceinfo, Du Monde ou de Ciel & Espace
SpaceX a fait décoller mardi 19 novembre sa mégafusée Starship, mais a dû renoncer à rattraper son premier étage avec des bras mécaniques, échouant dans cette manœuvre complexe qu'elle avait pourtant réussie le mois dernier. Le décollage du sixième vol d'essai de cette fusée géante a eu lieu à 16 heures (23 heures à Paris), depuis la base Starbase de l'entreprise, à Boca Chica, au Texas, sous les yeux de Donald Trump.
Les objectifs de ce nouveau vol d'essai étaient en grande partie similaires au précédent, en octobre. La fusée est composée du premier étage Super Heavy (70 mètres de haut) et, au-dessus, du vaisseau Starship (50 mètres), qui donne par extension son nom au lanceur entier. Après avoir propulsé le vaisseau, Super Heavy s'en détache et entame sa redescente. En octobre, plutôt que de finir sa course dans la mer, il avait réussi une manœuvre inédite.
Ralenti à l'aide de rétrofusées, il était revenu sur son pas de tir et, juste avant de toucher le sol, des bras mécaniques installés sur la tour de lancement – surnommés "baguettes" – s'étaient refermés sur lui et l'avaient immobilisé. Mais cette fois, SpaceX a annoncé peu après le décollage que les critères n'étaient pas remplis pour tenter cette opération, et Super Heavy a amerri dans le golfe du Mexique où il s'est désintégré. De son côté, le vaisseau Starship a continué son vol, avant d'amerrir dans l'océan Indien de jour, permettant pour la première fois de filmer de précieuses images.
La fusée doit à terme être entièrement réutilisable et c'est pourquoi SpaceX cherche à rattraper son premier étage. Cette stratégie vise à pouvoir lancer davantage d'engins plus rapidement, et pour beaucoup moins cher que s'il fallait chaque fois utiliser du nouveau matériel.
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07 novembre 2024
Comment la fusée « Super Heavy » de SpaceX atterrit-elle si précisément ?
Après un premier retour réussi dans les bras de sa tour de lancement, le colossal booster du Starship de SpaceX doit repartir vers l’espace le 18 novembre. Et en revenir. Mais comment fonctionne le pilote automatique de la fusée voulue par Elon Musk ?
Au lendemain de l’élection de Donald Trump, se dessine un futur où les départs de Starship pourraient se multiplier depuis le Texas. Elon Musk, soutien majeur du candidat républicain, a même été promis à prendre la tête d’une « commission sur l’efficacité gouvernementale » pendant la campagne électorale. Un atout pour le patron de SpaceX qui aimerait mettre à plat ce qu’il appelle « la bureaucratie qui étrangle à mort l’Amérique ». Et plus particulièrement le travail de régulation environnementale de la FAA, l’Administration Fédérale de l’Aviation, auprès de qui son entreprise est contrainte d’obtenir ses autorisations pour voler… et risquer l’explosion à l’atterrissage.
Lire l'article sur le site de Ciel & Espace (réservé aux abonnés, temporairement accessible ici)
Au lendemain de l’élection de Donald Trump, se dessine un futur où les départs de Starship pourraient se multiplier depuis le Texas. Elon Musk, soutien majeur du candidat républicain, a même été promis à prendre la tête d’une « commission sur l’efficacité gouvernementale » pendant la campagne électorale. Un atout pour le patron de SpaceX qui aimerait mettre à plat ce qu’il appelle « la bureaucratie qui étrangle à mort l’Amérique ». Et plus particulièrement le travail de régulation environnementale de la FAA, l’Administration Fédérale de l’Aviation, auprès de qui son entreprise est contrainte d’obtenir ses autorisations pour voler… et risquer l’explosion à l’atterrissage.
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06 novembre 2024
Starship : SpaceX annonce la date du prochain essai de rattrapage de sa mégafusée
Dans quelques jours, le 18 novembre 2024, SpaceX lancera une nouvelle fusée Starship et tentera de réitérer l'exploit d'en rattraper le booster à son retour au sol. D'autres améliorations seront également testées.
Lire l'article sur le site Les Numériques.
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17 octobre 2024
13 octobre 2024
SpaceX réussit à rattraper en vol le lanceur de sa mégafusée Starship, une prouesse inédite
Même Harry Potter n'aurait pas essayé. Rattraper une mégafusée avec des bras mécaniques ? SpaceX a réussi à « attraper » le premier étage du propulseur de sa méga-fusée Starship dimanche alors qu'il revenait sur la rampe de lancement après un vol d'essai, une première mondiale dans la quête de l'entreprise pour une réutilisabilité rapide.
Le « booster super lourd » avait décollé attaché à la fusée Starship quelques minutes plus tôt, puis avait effectué un retour contrôlé et parfait vers la même rampe de lancement au Texas, où une paire d'énormes « baguettes » mécaniques se sont tendues depuis la tour de lancement pour arrêter le booster qui descendait lentement, selon un flux en direct de la société SpaceX d'Elon Musk.
« La tour a attrapé la fusée !! », a posté le fondateur de SpaceX, Elon Musk, sur X. Le décollage a eu lieu à 7h25 (12h25 GMT) par beau temps. Alors que le propulseur est revenu à la rampe de lancement, l'étage supérieur de Starship devait amerrir dans l'océan Indien dans l'heure. Lors de son dernier vol en juin, SpaceX a réussi son premier amerrissage avec Starship, un prototype de vaisseau spatial qui, espère Musk, transportera un jour des humains sur Mars.
La NASA attend également avec impatience une version modifiée de Starship qui servira de véhicule d’atterrissage pour les vols habités vers la Lune dans le cadre du programme Artemis plus tard dans la décennie.
SpaceX a déclaré que ses ingénieurs ont « passé des années à préparer et des mois à tester la tentative de capture du propulseur, les techniciens consacrant des dizaines de milliers d'heures à la construction de l'infrastructure pour maximiser nos chances de succès ».
Mechazilla has caught the Super Heavy booster! pic.twitter.com/6R5YatSVJX
— SpaceX (@SpaceX) October 13, 2024
« La tour a attrapé la fusée !! », a posté le fondateur de SpaceX, Elon Musk, sur X. Le décollage a eu lieu à 7h25 (12h25 GMT) par beau temps. Alors que le propulseur est revenu à la rampe de lancement, l'étage supérieur de Starship devait amerrir dans l'océan Indien dans l'heure. Lors de son dernier vol en juin, SpaceX a réussi son premier amerrissage avec Starship, un prototype de vaisseau spatial qui, espère Musk, transportera un jour des humains sur Mars.
La NASA attend également avec impatience une version modifiée de Starship qui servira de véhicule d’atterrissage pour les vols habités vers la Lune dans le cadre du programme Artemis plus tard dans la décennie.
SpaceX a déclaré que ses ingénieurs ont « passé des années à préparer et des mois à tester la tentative de capture du propulseur, les techniciens consacrant des dizaines de milliers d'heures à la construction de l'infrastructure pour maximiser nos chances de succès ».
28 septembre 2024
La mission de SpaceX Crew 9 aménagée pour ramener les astronautes coincés dans la station spatiale internationale
Une mission de SpaceX doit décoller, samedi 28 septembre, avec deux sièges laissés libres pour les astronautes américains, Butch Wilmore et Suni Williams, coincés depuis plusieurs mois dans la Station spatiale internationale (ISS).
Le décollage de la fusée Falcon 9 a décollé à 13h17 (17h17 GMT) de Cap Canavera, depuis Cap Canaveral, en Floride (Etats-Unis). Le lancement a été effectué depuis un nouveau pas de tir, utilisé pour la première fois pour une mission habitée. A bord se trouveront l'astronaute de la Nasa Nick Hague et le cosmonaute russe Alexandre Gorbounov.
A leur retour, prévu en février, ils embarqueront avec eux les deux vétérans de l'espace. Ceux-ci avaient décollé début juin à bord d'un nouveau vaisseau développé par Boeing, Starliner, qui effectuait son premier vol test avec équipage vers l'ISS. Le vaisseau devait initialement les ramener sur Terre huit jours plus tard, mais des problèmes détectés sur son système de propulsion ont conduit la Nasa à remettre en question sa fiabilité.
Après de longues semaines de tests, l'agence spatiale a finalement fait revenir la capsule de Boeing à vide, et décidé de ramener les deux naufragés avec la mission de SpaceX, appelée Crew-9. Le lancement de Crew-9 aavit été retardé de la mi-août à la fin septembre pour donner aux experts de la NASA plus de temps pour évaluer la fiabilité du Starliner et décider de la marche à suivre. Le passage destructeur de l'ouragan Helene, une puissante tempête qui a déferlé sur la côte opposée de la Floride jeudi, a retardé le projet de quelques jours supplémentaires.
Au total, Crew-9 mènera quelque 200 expériences scientifiques.
© 2024 AFP
Le décollage de la fusée Falcon 9 a décollé à 13h17 (17h17 GMT) de Cap Canavera, depuis Cap Canaveral, en Floride (Etats-Unis). Le lancement a été effectué depuis un nouveau pas de tir, utilisé pour la première fois pour une mission habitée. A bord se trouveront l'astronaute de la Nasa Nick Hague et le cosmonaute russe Alexandre Gorbounov.
A leur retour, prévu en février, ils embarqueront avec eux les deux vétérans de l'espace. Ceux-ci avaient décollé début juin à bord d'un nouveau vaisseau développé par Boeing, Starliner, qui effectuait son premier vol test avec équipage vers l'ISS. Le vaisseau devait initialement les ramener sur Terre huit jours plus tard, mais des problèmes détectés sur son système de propulsion ont conduit la Nasa à remettre en question sa fiabilité.
Après de longues semaines de tests, l'agence spatiale a finalement fait revenir la capsule de Boeing à vide, et décidé de ramener les deux naufragés avec la mission de SpaceX, appelée Crew-9. Le lancement de Crew-9 aavit été retardé de la mi-août à la fin septembre pour donner aux experts de la NASA plus de temps pour évaluer la fiabilité du Starliner et décider de la marche à suivre. Le passage destructeur de l'ouragan Helene, une puissante tempête qui a déferlé sur la côte opposée de la Floride jeudi, a retardé le projet de quelques jours supplémentaires.
© 2024 AFP
12 septembre 2024
SpaceX : quels sont les enjeux de la première sortie dans l'espace d'astronautes non-professionnels ?
La première sortie dans l'espace d'astronautes non-professionnels doit se dérouler jeudi. Si cette nouvelle mission se passe bien, elle contribuera clairement à asseoir la présence incontournable d'Elon Musk dans l'écosystème spatial américain.
Lire l'article sur le site de Franceinfo, sur le site de Ciel & Espace (en accès libre) et sur le site Phy.org (en anglais, demander au navigateur Internet de traduire)
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Mise à jour : le récit de la sortie du milliardaire dans l'espace sur le site du Monde (en accès libre) et le site Phy.org (en anglais toujours).
28 août 2024
La fusée Falcon 9 de SpaceX immobilisée en attendant l'enquête sur l'accident
La fusée Falcon 9 de SpaceX sera été clouée au sol pendant que la Federal Aviation Administration enquête sur les raisons pour lesquelles son propulseur du premier étage s'est renversé et a explosé alors qu'il tentait d'atterrir après son dernier lancement, a annoncé l'agence mercredi 28/08/2024.
Cet échec rare est survenu après que la fusée a envoyé le dernier lot de 21 satellites Internet Starlink en orbite lors d'un lancement tôt le matin. Une webdiffusion de la société d'Elon Musk a montré le premier étage, qui déclenche normalement ses propulseurs pour réaliser un atterrissage vertical précis, s'inclinant et explosant alors qu'il descendait sur un drone au large de la côte de la Floride.
Lire l'article sur notre Blog et la vidéo du lancement ici et aussi l'article de Ciel & Espace.
Cet échec rare est survenu après que la fusée a envoyé le dernier lot de 21 satellites Internet Starlink en orbite lors d'un lancement tôt le matin. Une webdiffusion de la société d'Elon Musk a montré le premier étage, qui déclenche normalement ses propulseurs pour réaliser un atterrissage vertical précis, s'inclinant et explosant alors qu'il descendait sur un drone au large de la côte de la Floride.
Lire l'article sur notre Blog et la vidéo du lancement ici et aussi l'article de Ciel & Espace.
Starlink : une désintégration spectaculaire dans l'atmosphère illustre l'empreinte du réseau des satellites d'Elon Musk sur le ciel nocturne
Ce phénomène lumineux a été vu en France, en Suisse, au nord de l'Italie et au sud de l'Allemagne... Les mégaconstellations de satellites comme Starlink posent de sérieux problèmes pour l'observation astronomique, en créant une pollution lumineuse qui perturbe les recherches scientifiques.
Hier soir, le spectacle était dans le ciel. De nombreux internautes ont posté sur les réseaux sociaux les images de ce qui ressemblait à la rentrée dans l'atmosphère d'une "météorite", a-t-il souvent été écrit. Il s'avère que cela n'en était pas un.
Le satellite Starlink-2382
L'astrophysicien et vulgarisateur scientifique Jonathan McDowell (du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, un centre de recherche en astronomie et en astrophysique situé à Cambridge, Massachusetts, États-Unis) l'a aussi expliqué sur X (anciennement Twitter) : il s'agit du satellite Starlink-2382, visible lors de sa rentrée (et sa destruction) dans l'atmosphère terrestre.
Mémorable, ce spectacle du 27 août 2024 ? Sans doute, mais aussi de nature à se répéter. Les satellites du réseau d'Elon Musk génèrent une pollution optique qui entrave le travail des astrophysiciens. Ces "graffitis" de lumière gênent l'observation des cieux et font que les temps d'observation du ciel sont considérablement augmentés.
Un ciel "sombre et calme"
Effectivement, les chercheurs ont besoin d'un ciel très sombre pour détecter des objets astronomiques de faible luminosité comme les galaxies lointaines, les nébuleuses, ou les exoplanètes. La lumière artificielle disperse des photons supplémentaires dans l'atmosphère terrestre, qui peuvent pénétrer dans les télescopes, créant du bruit et des interférences dans les données. Celles-ci complexifient la collecte de données fiables.
Les scientifiques s'en sont émus publiquement, à plusieurs reprises, sans toujours trouver un écho satisfaisant à leurs récriminations. Or non seulement SpaceX prévoit à terme un réseau de 12.000 satellites, mais en plus les projets de mégaconstellations pullulent (OneWeb, le Kuiper de Jeff Bezos, etc.). Ces réseaux sont constitués de satellites à faible durée de vie, destinés à disparaître régulièrement dans l'atmosphère à l'instar de Starlink-2382, pour être remplacés par de nouveaux. Or leur lancement, par grappe, est aussi la source d'une pollution lumineuse...
La science a pourtant besoin d'un ciel "sombre et calme". Ainsi, en 2022, les astrophysiciens ont porté la question à l'ONU, via le Comité des Nations Unies sur les utilisations pacifiques de l'espace, pour discuter de la protection du ciel nocturne. Trois organisations scientifiques ont présenté des actions pour limiter la pollution spatiale, tandis qu'un nouveau centre a été créé pour dialoguer avec l'industrie et protéger l'observation des cieux.
(c) Olivier Lascar - Sciences & Avenir (Extraits)
Hier soir, le spectacle était dans le ciel. De nombreux internautes ont posté sur les réseaux sociaux les images de ce qui ressemblait à la rentrée dans l'atmosphère d'une "météorite", a-t-il souvent été écrit. Il s'avère que cela n'en était pas un.
Le satellite Starlink-2382
C'est ce qu'ont confirmé différents observateurs, comme l'agence gouvernementale allemande BBK, responsable de la protection civile et de la gestion des catastrophes, mise en alerte par les témoignages d'observateurs allemands vivant dans l'Etat du Bade-Wurtemberg, à la frontière avec la Suisse.
L'astrophysicien et vulgarisateur scientifique Jonathan McDowell (du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics, un centre de recherche en astronomie et en astrophysique situé à Cambridge, Massachusetts, États-Unis) l'a aussi expliqué sur X (anciennement Twitter) : il s'agit du satellite Starlink-2382, visible lors de sa rentrée (et sa destruction) dans l'atmosphère terrestre.
Mémorable, ce spectacle du 27 août 2024 ? Sans doute, mais aussi de nature à se répéter. Les satellites du réseau d'Elon Musk génèrent une pollution optique qui entrave le travail des astrophysiciens. Ces "graffitis" de lumière gênent l'observation des cieux et font que les temps d'observation du ciel sont considérablement augmentés.
Un ciel "sombre et calme"
Effectivement, les chercheurs ont besoin d'un ciel très sombre pour détecter des objets astronomiques de faible luminosité comme les galaxies lointaines, les nébuleuses, ou les exoplanètes. La lumière artificielle disperse des photons supplémentaires dans l'atmosphère terrestre, qui peuvent pénétrer dans les télescopes, créant du bruit et des interférences dans les données. Celles-ci complexifient la collecte de données fiables.
Les scientifiques s'en sont émus publiquement, à plusieurs reprises, sans toujours trouver un écho satisfaisant à leurs récriminations. Or non seulement SpaceX prévoit à terme un réseau de 12.000 satellites, mais en plus les projets de mégaconstellations pullulent (OneWeb, le Kuiper de Jeff Bezos, etc.). Ces réseaux sont constitués de satellites à faible durée de vie, destinés à disparaître régulièrement dans l'atmosphère à l'instar de Starlink-2382, pour être remplacés par de nouveaux. Or leur lancement, par grappe, est aussi la source d'une pollution lumineuse...
La science a pourtant besoin d'un ciel "sombre et calme". Ainsi, en 2022, les astrophysiciens ont porté la question à l'ONU, via le Comité des Nations Unies sur les utilisations pacifiques de l'espace, pour discuter de la protection du ciel nocturne. Trois organisations scientifiques ont présenté des actions pour limiter la pollution spatiale, tandis qu'un nouveau centre a été créé pour dialoguer avec l'industrie et protéger l'observation des cieux.
(c) Olivier Lascar - Sciences & Avenir (Extraits)
Regarder la vidéo du site YouTube StarDust sur le sujet... (Merci à Jody pour l'indication).
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