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02 septembre 2026

Adopter un pixel du télescope Roman : la Nasa propose de se « partager » les premières images

La Nasa a lancé un appel à participation pour que tout un chacun puisse contribuer à sa manière à la mission du télescope Nancy Grace Roman. L’opération « Adopte un pixel » consiste à réclamer un pixel d’une des premières images de l’observatoire lorsqu’il sera opérationnel.

Lire l'article du site Les Numériques

31 août 2026

Le tout nouveau télescope spatial de la NASA est lancé dans une quête pour explorer l'univers caché

Le tout nouveau joyau de la couronne de la NASA a décollé dimanche pour rechercher des planètes autour d'autres étoiles , explorer l'énergie sombre secrète et scruter le cosmos comme jamais auparavant.


Une fusée Falcon Heavy de SpaceX, emportant le télescope spatial Roman, décolle du complexe de lancement 39A du Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, le dimanche 30 août 2026. Crédit : AP Photo/John Raoux

SpaceX a lancé le télescope spatial Roman, d'une valeur de 4,3 milliards de dollars, peu après l'aube à bord d'une fusée Falcon Heavy trois fois plus puissante. Roman a filé vers un point d'observation situé à 1,6 million de kilomètres (1 million de miles) de la Terre, où se trouve le télescope spatial Webb , l'un des autres instruments d'observation majeurs de la NASA.

Lire l'article sur notre Blog
Lire aussi la page sur le site du Cnes

Roman, nouveau télescope spatial de la NASA, s’est envolé à la recherche de l’énergie noire et des exoplanètes

Ce télescope, qui a décollé dimanche 30 août 2026 à bord d’une fusée lancée à Cap Canaveral, en Floride, est la mission scientifique la plus ambitieuse de l’agence spatiale américaine depuis celle du James-Webb en 2021. En cinq ans, il devrait achever trois grands relevés du ciel et aider à faire progresser l’astronomie dans tous les domaines.


Le télescope spatial Roman, placé en position verticale pour des tests
au centre spatial Kennedy (Floride), le 25 juin 2026. NASA/SYDNEY ROHDE (ROCZ)

Lire l'article Du Monde, réservé aux abonnés, offert ici et l'article de franceinfo.

28 août 2026

Les rovers martiens offrent aux scientifiques une vue au niveau du sol de la planète rouge

Lire l'article sur notre Blog, présentant la vidéo suivante :

Ashwin Vasavada, scientifique du projet Curiosity à la NASA, nous fait découvrir la surface martienne vue par le rover. Crédit : Jet Propulsion Laboratory de la NASA

24 juin 2026

La NASA s’apprête à lancer une mission de sauvetage risquée pour un satellite scientifique

Le télescope spatial Swift, dont la réactivité est essentielle pour l’étude des sursauts gamma, est menacé par une hausse de l’activité du Soleil. Dans le cadre d’une mission mandatée par la NASA, un satellite a été mis au point pour partir à sa rescousse le 27 juin.


Le satellite de maintenance robotisé LINK de Katalyst Space avant son encapsulation dans une fusée Pegasus XL de Northrop Grumman, le 8 juin 2026, au centre spatial Wallops de la NASA, en Virginie. NASA/RON BEARD 

Sur Terre, les tempêtes solaires sont souvent accompagnées d’aurores boréales magnifiques et inoffensives. Mais, dans l’espace, cette hausse soudaine de l’activité du Soleil est synonyme de menace. Le télescope spatial Neil Gehrels Swift Observatory, plus connu sous le nom de « Swift », en fait les frais.

Lancé en 2004, il a subi à plusieurs reprises de forts bombardements de vents solaires, qui, à environ 600 kilomètres d’altitude, ont eu pour effet de densifier l’atmosphère autour de lui. Résultat : l’engin, ralenti par la friction de l’air, descend plus rapidement que prévu vers la Terre. Si rien n’est fait, sa trajectoire l’amènera jusqu’à la limite de l’atmosphère, où il finira carbonisé.

14 juin 2026

Image du Jour : Hubble et Webb offrent une nouvelle vue de la galaxie de l'Œil Noir

 


Cette image de Messier 64, ou la Galaxie de l'Œil Noir , prise le 20 mars 2026, est une composition d'images issues des télescopes spatiaux Hubble et Webb de la NASA. Elle montre Messier 64 capturée dans les longueurs d'onde du proche et du moyen infrarouge par Webb, tandis que l'image de Hubble révèle la galaxie en lumière ultraviolette, visible et proche infrarouge.

Messier 64 se caractérise par un mouvement interne étrange. Le gaz des régions externes de cette galaxie spirale tourne dans le sens inverse du gaz et des étoiles de ses régions internes. Ce comportement singulier pourrait résulter d'une fusion entre M64 et une galaxie satellite il y a plus d'un milliard d'années.

06 juin 2026

Sur Mars, une paléosurface marque la transition entre deux époques

Une image de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter révèle une ancienne surface marquant une rupture dans l'histoire géologique de Mars. Cette découverte éclaire l'évolution de l'eau dans les régions d'Oxia Planum et de Mawrth Vallis, futures cibles d'étude du rover Rosalind Franklin.


Deux périodes de dépôt de sédiments argileux. C’est ce que révèle le nouveau cliché de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la Nasa avec sa caméra HiRISE. On peut y voir la limite séparant les deux sites potentiels d’atterrissage et d’exploration du rover européen Rosalind Franklin : Oxia Planum et Mawrth Vallis.

« Nous pensions que les deux sites étaient similaires dans leur composition et leur âge, mais après analyse nous nous sommes rendu compte que la plaine d’Oxia contient des argiles riches en fer plus ancien. » révèle Nicolas Mangold, planétologue. Cette paléosurface a d’abord été le lieu d’un premier dépôt d’argile avant que l’eau se retire et que la surface soit bombardée de météorites, explique le chercheur du CNRS. Puis l’eau a réinvesti les lieux en apportant de nouveaux sédiments.

Au total, la surface argileuse s’étend sur 600 km et certains dépôts se trouvent à 1000 m d’altitude. « Nous disposons désormais d'une nouvelle chronologie : les argiles d'Oxia Planum se sont formées en premier, il y a environ 4 milliards d'années, avant celles de Mawrth Vallis », constate Inés Torres Auré, chercheuse à l'Université de Lyon et membre de la mission ExoMars de l’ESA. C’est donc sur Oxia Planum que le rover européen fera son atterrissage fin novembre 2030 après son lancement en octobre 2028.

Analyse du sol argileux

Rosalind Franklin embarque avec lui un laboratoire d’analyse et un nombre important d’instruments parmi lesquels des caméras, des spectromètres et un radar à pénétration de sol. Sa mission sera celle d’étudier l’histoire du sol d’Oxia Planum et d’analyser les échantillons d’argile prélevés par la foreuse du rover pouvant creuser jusqu’à deux mètres de profondeur.

« Nous utiliserons ses instruments pour valider sur le terrain les découvertes faites depuis l'orbite, étudier l'environnement ancien dans lequel les argiles se sont formées et déterminer si elles conservent des traces de vie martienne », détaille Elliot Sefton-Nash, scientifique du projet ExoMars. Pour lui comme pour les autres participants à cette mission, la zone aurait pu être recouverte par un vaste étendue d’eau et, comme tout le monde le sait, l’eau est source de vie !

12 mai 2026

La comète interstellaire nommée « 3I/Atlas » livre ses secrets

La deuxième vague d’observations faite depuis décembre 2025 a permis de mieux caractériser la composition chimique de ce visiteur étranger au Système solaire. Il aurait été formé dans un environnement extrêmement froid, il y a 10 à 12 milliards d’années.


Les objets interstellaires sont un petit peu les étoiles filantes des astronomes professionnels. Ils sont rares, se déplacent à grande vitesse et on ne peut les voir briller qu’un moment. Le premier objet venu d’un autre système solaire jamais détecté, 1I/‘Oumuamua, a été découvert le 19 octobre 2017, mais les astronomes n’ont eu que deux petits mois pour l’étudier avant qu’il ne disparaisse définitivement des radars, en raison de sa faible luminosité et de sa petite taille. Le deuxième, 2I/Borisov, repéré le 30 août 2019, est resté visible quasiment neuf mois pour les meilleurs télescopes mondiaux. Dans ce contexte, on comprend un peu mieux la course dans laquelle se sont engagés les astronomes du monde entier lorsque a été découvert 3I/Atlas, le 1er juillet 2025.

Lire l'article Du Monde (réservé aux abonnés mais offert aux lecteur de ce Blog)

11 mai 2026

Le relevé Hubble ouvre la voie à une future observation de Roman près du centre de la Voie lactée


Cette image en proche infrarouge, issue du relevé VISTA VVV effectué depuis le sol, montre le bulbe galactique près de Sagittarius A* (prononcé « A étoile »), le trou noir situé au centre de la Voie lactée. La région, délimitée en blanc, présente cinq champs de vision superposés du télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA. Ces observations seront réalisées dans le cadre du relevé temporel du bulbe galactique (Galactic Bulge Time-Domain Survey) , l'un des trois principaux relevés communautaires de la NASA. Avant le lancement de ROMAN (cf. l'article sur notre Blog concernant ROMAN), une équipe de chercheurs avait tenté d'utiliser Hubble pour capturer les mêmes régions en prévision d'éventuels événements de microlentille gravitationnelle.

Ces événements provoquent une déformation de la lumière provenant d'un objet plus éloigné, lorsqu'une masse s'aligne précisément devant cet objet. Ces masses agissent donc comme des lentilles, courbant la lumière provenant d'objets situés derrière elles, tels que les étoiles d'arrière-plan. Dans ce cas, la lueur des étoiles densément regroupées au sein du bulbe galactique constituerait la source de lumière lointaine. Grâce aux observations du télescope Hubble, nous pouvons capturer les instants précédant ces événements de microlentille gravitationnelle, offrant ainsi aux astronomes un moyen de caractériser précisément les objets (étoiles, planètes et même trous noirs stellaires) qui provoquent ce phénomène en passant devant les étoiles du bulbe galactique.

Les lignes colorées représentant la zone d'observation de Hubble sont stylisées et représentent un grand nombre de pointages individuels.

Lire l'article de la NASA sur notre Blog
Fourni par la NASA

09 mai 2026

Un phare dans la poussière

 


Cette image prise par le télescope spatial James Webb, met en lumière Messier 77 (M77), une galaxie spirale barrée célèbre des astronomes pour sa relative proximité et ses caractéristiques spectaculaires. Elle se situe à 45 millions d'années-lumière, dans la constellation de la Baleine (Cetus). Cette nouvelle image, capturée par l'instrument infrarouge moyen (MIRI) du télescope Webb, révèle comme jamais auparavant ses bras spiraux tourbillonnants, la poussière de son disque et son noyau d'une brillance exceptionnelle.

Au cœur de M77 se trouve une région compacte de gaz chaud qui surpasse largement en luminosité le reste de la galaxie, dépassant même la capacité de collecte de lumière des caméras du télescope Webb. Il s'agit d'un noyau galactique actif (AGN), alimenté par le trou noir supermassif central de M77, huit millions de fois plus massif que notre Soleil. Le gaz des régions centrales de la galaxie est attiré par la forte gravité vers une orbite serrée et rapide autour du trou noir, où il entre en collision et s'échauffe, libérant d'énormes quantités de rayonnement.

Les lignes orange vif qui semblent rayonner du centre de M77 ne sont pas une caractéristique de la galaxie : il s'agit d'une distorsion due à la conception optique du télescope. Appelés pics de diffraction , ils sont créés par la légère déviation (ou « diffraction ») de la lumière intense émise par le noyau galactique actif (AGN) non résolu, au niveau des bords des panneaux hexagonaux du miroir du télescope Webb et autour de l'un des supports de son miroir secondaire. Cette structure caractéristique à six pointes et deux autres pointes est identique pour toutes les images prises par Webb. Pour que les pics de diffraction apparaissent, la source lumineuse doit être très brillante et très concentrée ; c'est pourquoi on les observe le plus souvent sur les étoiles. Mais dans certaines galaxies, comme ici, le noyau est suffisamment brillant et compact pour que des pics de diffraction apparaissent également.

M77 est non seulement connue pour son noyau galactique actif (AGN) facilement visible, mais aussi pour son intense activité de formation d'étoiles. L'image en proche infrarouge de M77 révèle une barre traversant sa région centrale, invisible sur les images en lumière visible. Cette barre est entourée d'un anneau brillant, appelé anneau de formation d'étoiles, formé par les extrémités internes des deux bras spiraux de M77. Les régions de formation d'étoiles dans les galaxies sont caractérisées par des taux de formation d'étoiles extrêmement élevés. Cet anneau, d'un diamètre de plus de 6 000 années-lumière, présente des sursauts de formation d'étoiles intenses et étendus, visibles sur cette image par les bulles orange denses qui l'entourent. La proximité relative de M77 avec la Terre fait de cet anneau de formation d'étoiles un exemple très bien étudié de ce phénomène.

Galaxie spirale active, le disque de M77 est rempli de gaz et de poussière, à la fois produits et carburant de la formation d'étoiles. L'instrument MIRI du télescope Webb complète notre observation de la galaxie en révélant la lueur des grains de poussière interstellaire émise à de plus grandes longueurs d'onde, ici en bleu. Cette poussière forme un immense vortex de filaments vaporeux et tourbillonnants, entrecoupés de cavités. Les bulles orangées lumineuses creusées par les amas d'étoiles nouvellement formés sont également bien visibles le long des bras de la galaxie.

Au-delà du champ de vision très précis du télescope Webb, les bras de M77 se rejoignent en un anneau étendu et ténu de gaz hydrogène, large de plusieurs milliers d'années-lumière, où se poursuit la formation d'étoiles. De vastes filaments de gaz hydrogène s'étendent à travers cet anneau et jusque dans l'espace intergalactique, formant une couche externe autour de la galaxie. En raison de l'aspect tentaculaire de ces filaments, M77 est également surnommée la Galaxie du Calmar.

Image et commentaires founis par l'ESA

06 avril 2026

Vue d'Artemis II : Coucher de Terre


(c) NASA

Coucher de Terre capturé par le hublot du vaisseau spatial Orion à 18h41 EDT, le 6 avril 2026, lors du survol de la Lune par l'équipage d'Artemis II. La Terre, d'un bleu pâle, parsemée de nuages blancs éclatants, se couche derrière la surface lunaire cratérisée. La partie sombre de la Terre est plongée dans la nuit. Du côté jour de la Terre, des nuages tourbillonnants sont visibles au-dessus de la région Australie-Océanie. Au premier plan, le cratère Ohm présente des bords en terrasses et un fond plat interrompu par des pics centraux – formés lorsque la surface a rebondi lors de l'impact qui a créé le cratère. Crédit image : NASA

28 mars 2026

Francis Rocard, astrophysicien : « Il faudra bien songer à aller récupérer les échantillons recueillis sur Mars »

Dans un entretien au « Monde », l’astrophysicien regrette l’arrêt par les Etats-Unis du programme Mars Sample Return, dont l’objectif était de rapporter sur Terre ces éléments récupérés par l’astromobile Perseverance de la NASA depuis 2021.


Alors que les Etats-Unis ont décidé en janvier d’abandonner le projet Mars Sample Return, qui prévoyait de rapporter sur Terre les échantillons martiens, Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du Système solaire au Centre national d’études spatiales (CNES), détaille ce que l’étude des roches extraterrestres permet d’apprendre sur le Système solaire. Il précise le rôle de la France dans ce domaine de recherche.

Lire l'article du journal Le Monde

23 mars 2026

Hubble retourne à la nébuleuse du Crabe pour suivre 25 ans d'expansion

 Il y a près de mille ans, les astronomes ont été témoins de l'éclat d'une nouvelle étoile flamboyante dans le ciel : une supernova si brillante qu'elle était visible en plein jour pendant des semaines. Aujourd'hui, son vestige en expansion, la nébuleuse du Crabe, continue d'évoluer à 6 500 années-lumière de la Terre. Découverte grâce à Edwin Hubble, la nébuleuse a depuis été étudiée avec une précision remarquable par le télescope spatial Hubble de la NASA et de l'ESA, qui a récemment réobservé cette explosion millénaire afin de suivre son expansion et sa transformation continues.



Nébuleuse du Crabe (image Hubble 2024). Crédit : NASA, ESA, STScI, W. Blair (JHU). Traitement d'images : J. DePasquale (STScI)

Un quart de siècle après ses premières observations complètes de la nébuleuse du Crabe, le télescope spatial Hubble a porté un nouveau regard sur ce rémanent de supernova. La nébuleuse du Crabe est 
le vestige de SN 1054, située à 6 500 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Taureau.

10 mars 2026

Une étrange explosion cosmique due à la collision de galaxies met en lumière des éléments lourds

Une brève et intense décharge d'énergie, détectée récemment, semble provenir des débris de galaxies en collision, selon une équipe internationale d'astronomes dirigée par des scientifiques de Penn State. Ce sursaut, baptisé GRB 230906A, a probablement été provoqué par la collision de deux étoiles à neutrons il y a des centaines de millions d'années et apporte aujourd'hui un éclairage nouveau sur la formation de certains des éléments les plus lourds de l'Univers.

Une étrange explosion venue de l'espace profond

Le signal, détecté pour la première fois par le satellite Fermi de la NASA en septembre 2023, appartenait à une classe particulière de sursauts gamma courts, des explosions si puissantes qu'elles éclipsent brièvement des galaxies entières.

Lire l'article sur notre Blog fourni par l'université d'État de Pennsylvanie, et aussi celui diffusé par la NASA : "La NASA découvre une collision stellaire extrême dans un endroit improbable."

26 février 2026

Le télescope Webb de la NASA examine la nébuleuse du Crâne

Les dernières images du télescope spatial James Webb de la NASA révèlent de nouveaux détails d'une nébuleuse mystérieuse et peu étudiée entourant une étoile mourante.

La nébuleuse PMR 1 est un nuage de gaz et de poussière qui ressemble étrangement à un cerveau enfermé dans une boîte crânienne transparente, d'où son surnom de « nébuleuse du crâne exposé ». Le télescope Webb a capturé ses caractéristiques inhabituelles en lumière infrarouge proche et moyen. La nébuleuse avait été révélée pour la première fois en infrarouge par le télescope spatial Spitzer de la NASA, prédécesseur de Webb et aujourd'hui hors service, il y a plus de dix ans. Les instruments de pointe de Webb révèlent des détails qui accentuent l'apparence cérébrale de la nébuleuse.
 
Les différences entre ce que les instruments infrarouges du télescope Webb révèlent et ce qu'ils masquent au sein de la nébuleuse PMR 1 « Crâne exposé » sont évidentes sur cette image comparative. Davantage d'étoiles et de galaxies d'arrière-plan brillent dans l'image de NIRCam, tandis que la poussière cosmique apparaît plus intensément dans l'infrarouge moyen de MIRI. Image : NASA, ESA, ASC, STScI ; Traitement d'images : Joseph DePasquale (STScI)

La nébuleuse semble présenter des régions distinctes qui témoignent de différentes phases de son évolution : une enveloppe externe de gaz, éjectée en premier et composée principalement d'hydrogène, et un nuage interne plus structuré, contenant un mélange de différents gaz. Les instruments NIRCam (Near-Infrared Camera) et MIRI (Mid-Infrared Instrument) du télescope Webb révèlent une bande sombre caractéristique traversant verticalement le centre de la nébuleuse, lui conférant l'aspect d'un cerveau divisé en deux hémisphères. La résolution de Webb indique que cette bande pourrait être liée à une éruption ou à un jet de matière provenant de l'étoile centrale, phénomène qui se manifeste généralement par l'éjection de deux jets jumeaux dans des directions opposées. Ce phénomène est particulièrement visible au sommet de la nébuleuse sur l'image MIRI de Webb, où le gaz interne semble être éjecté vers l'extérieur.

Bien que cette nébuleuse recèle encore bien des mystères, il est clair qu'elle est créée par une étoile proche de la fin de sa vie. En fin de vie, les étoiles expulsent leurs couches externes. C'est un processus dynamique et relativement rapide à l'échelle cosmique. Le télescope Weber a capturé un instant du déclin de cette étoile. Son destin final dépendra de sa masse, encore inconnue. Si elle est suffisamment massive, elle explosera en supernova. Une étoile de type solaire, moins massive, continuera à perdre des couches jusqu'à ce qu'il ne reste plus que son noyau sous la forme d'une naine blanche dense, qui se refroidira au fil des éons.

Fourni par la NASA

19 février 2026

Webb cartographie la mystérieuse haute atmosphère d'Uranus

Pour la première fois, une équipe internationale d'astronomes a cartographié la structure verticale de la haute atmosphère d'Uranus, révélant comment la température et les particules chargées varient en fonction de l'altitude sur la planète. Grâce à l'instrument NIRSpec du télescope Webb, l'équipe a observé Uranus pendant presque une rotation complète, détectant la faible lueur des molécules situées bien au-dessus des nuages.
Ces données inédites dressent le portrait le plus détaillé à ce jour de la formation des aurores boréales, de leur influence par le champ magnétique inhabituellement incliné de la planète et du refroidissement continu de l'atmosphère d'Uranus au cours des trente dernières années. Publiés dans la revue Geophysical Research Letters , ces résultats offrent un nouvel éclairage sur la distribution de l'énergie dans les couches supérieures des planètes géantes de glace.

Lire l'article sur notre Blog

13 février 2026

Lancement de la mission Crew-12 de SpaceX (NASA) vers la Station spatiale internationale avec la Française Sophie Adenot

Une fusée Falcon 9 de SpaceX a placé en orbite un vaisseau spatial Dragon transportant les astronautes de la NASA Jessica Meir et Jack Hathaway, l'astronaute de l'ESA (Agence spatiale européenne) Sophie Adenot et le cosmonaute de Roscosmos Andrey Fedyaev.

 
Fourni par la NASA

Regardez :

06 février 2026

Image du jour : Hubble repère une galaxie en forme de lentille

Cette nouvelle image du télescope Hubble, publiée le 30 janvier 2026, est la plus nette jamais prise de NGC 7722, une galaxie lenticulaire située à environ 187 millions d'années-lumière dans la constellation de Pégase. Une galaxie lenticulaire, c'est-à-dire en forme de lentille, est un type de galaxie dont la classification se situe entre les galaxies spirales et les galaxies elliptiques, plus connues. Elle est également moins fréquente que les spirales et les elliptiques, notamment parce que ces galaxies ont une apparence parfois ambiguë, ce qui rend difficile de déterminer s'il s'agit d'une spirale, d'une elliptique ou d'un type intermédiaire.

Bien qu'elle n'abrite pas autant de jeunes étoiles qu'une galaxie spirale, NGC 7722 présente une activité certaine : en 2020, elle a été le théâtre de l'explosion d'une étoile détectée depuis la Terre par les astronomes. SN 2020SSF était une supernova de type Ia, un phénomène qui se produit lorsqu'une naine blanche d'un système binaire absorbe suffisamment de matière de son étoile compagne pour la rendre instable et provoquer son explosion. Ces explosions produisent une luminosité remarquablement constante : en mesurant leur luminosité apparente depuis la Terre et en la comparant à leur luminosité intrinsèque, les astronomes peuvent déterminer leur distance. Les supernovae de type Ia constituent l'un des meilleurs moyens de mesurer les distances des galaxies ; comprendre précisément leur mécanisme est donc crucial pour l'astronomie.

Prise par la caméra grand champ 3 du télescope spatial Hubble , cette image a été obtenue dans le cadre d'un programme d'observation (n° 16691 , chercheur principal : RJ Foley) portant sur des supernovae récentes. SN 2020SSF n'est pas visible sur cette image. Les chercheurs ont délibérément observé NGC 7722 deux ans après la disparition de la supernova afin d'observer ses effets résiduels et d'examiner son environnement, ce qui n'est possible qu'une fois la lumière intense de l'explosion dissipée. Grâce à la vision précise de Hubble, les astronomes peuvent rechercher des matières radioactives créées par la supernova, répertorier ses voisines pour aider à déterminer l'âge de l'étoile d'origine et rechercher l'étoile compagne qu'elle a laissée derrière elle – le tout à près de 200 millions d'années-lumière de la Terre.

Fourni par l'ESA

01 février 2026

Le programme IMAP de la NASA entame sa mission scientifique principale

La sonde IMAP (Interstellar Mapping and Acceleration Probe) de la NASA a entamé sa mission scientifique principale de deux ans le 1er février afin d'explorer et de cartographier les limites de notre héliosphère — la bulle protectrice créée par le vent solaire qui entoure notre système solaire.

La mission, lancée le 24 septembre 2025, s'appuie sur 10 instruments scientifiques pour dresser un tableau complet de ce qui se passe dans l'espace, depuis les particules de haute énergie provenant du Soleil jusqu'aux champs magnétiques de l'espace interplanétaire, en passant par la poussière laissée par les étoiles qui ont explosé dans l'espace interstellaire.

La sonde IMAP (Interstellar Mapping and Acceleration Probe) de la NASA cartographie les limites de notre héliosphère, une gigantesque bulle protectrice créée par le Soleil qui entoure notre système solaire. La sonde étudie l'activité solaire et les interactions entre la limite de l'héliosphère et le voisinage galactique. Crédit : NASA/Joy Ng

En étudiant cette vaste gamme de particules et les champs magnétiques qui les guident, IMAP étudiera deux des questions fondamentales les plus importantes de l'héliophysique, à savoir l'énergisation des particules chargées provenant du Soleil et l'interaction du vent solaire à sa frontière avec l'espace interstellaire.

Avec le lancement de sa mission scientifique principale, certaines données d'IMAP sont désormais intégrées au système I-ALiRT (IMAP Active Link for Real-Time), qui diffuse des observations quasi temps réel des conditions météorologiques spatiales, telles que le vent solaire et les particules énergétiques se dirigeant vers la Terre. Ces données permettent d'informer les prévisionnistes, qui émettent des alertes et des avertissements précoces concernant les effets potentiellement néfastes des conditions météorologiques spatiales sur la santé et la sécurité des engins spatiaux et des astronautes.

Le chercheur principal et professeur à l'Université de Princeton, David McComas, dirige la mission IMAP, qui réunit une équipe internationale de 27 institutions partenaires. Le Laboratoire de physique appliquée (APL) de l'Université Johns Hopkins, situé à Laurel, dans le Maryland, a géré la phase de développement, construit le vaisseau spatial et assure l'exploitation de la mission, la cinquième du programme de sondes solaires et terrestres de la NASA. La division des projets d'exploration et d'héliophysique du Centre de vol spatial Goddard de la NASA, à Greenbelt, dans le Maryland, gère le programme de sondes solaires et terrestres pour la division d'héliophysique de la direction des missions scientifiques de la NASA.

Pour en savoir plus sur la mission scientifique d'IMAP, consultez le lien suivant : https://science.nasa.gov/missions/nasas-imap-mission-to-study-boundaries-of-our-home-in-space/

Par Mara Johnson-Groh,
Centre de vol spatial Goddard de la NASA, Greenbelt, Maryland.

23 janvier 2026

Image du Jour : l'aurore boréale du 19 janvier 2026 sur l'Europe vue de l'ISS


 Crédit photo : NASA/Chris Williams
Spectacle de lumière rouge et verte Sur cette photographie prise le 19 janvier 2026, une aurore boréale verte et rouge illumine l'horizon terrestre au-dessus des lumières des villes européennes. La vue, orientée vers le nord, traverse l'Italie en direction de l'Allemagne. La Station spatiale internationale orbitait à 422 kilomètres au-dessus de la mer Méditerranée au moment de la prise de vue.