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04 mars 2026

Rodolphe Goldsztejn s'inscrit en faux contre cette idée reçue : "On ne pas faire d'astrophotographie les nuits de pleine Lune."

Il est généralement conseillé soit d'attendre une période plus favorable, soit d'utiliser des filtres à bande étroite (S,H et O par exemple).

Rodolophe démontre le contraire, au travers de cette photo capturée par le 3 mars 2026, nuit de pleine Lune (visible aussi sur sa page AstroBin):


Capture réalisée près de Dole (Jura), nuit du 3 mars 2026, lunette de 130mm, caméra CMOS équipée de filtres LRGB - 8 heures d'exposition cumulées.

Il s'agit de la nébuleuse de Coddington, IC 2574, une belle galaxie dans la constellation de la Grande Ourse. Sa luminosité est très faible, magnitude de 14,7, on ne l'aperçoit pas dans un instrument d'amateur (en visuel) ou alors dans des conditions exceptionnelles avec un instrument tout aussi exceptionnel.

Evidemment, on ne va pas photographier dans une zone toute proche de la Lune, mais si on s'en écarte suffisamment, 60° ou plus, alors c'est "faisable". Les occasions d'observation sont tellement rares, alors... il ne faut pas hésiter.

02 mars 2026

Un faucon cosmique

Cette image, prise par le Très Grand Télescope (VLT) de l'ESO, semble avoir capturé un faucon cosmique déployant ses ailes. Les nuages sombres au centre de l'image forment la tête et le corps de l'oiseau de proie, tandis que les filaments qui s'étendent de part et d'autre du corps composent ses ailes. En dessous, une nébuleuse bleue fascinante abrite de jeunes étoiles massives dont le rayonnement intense fait resplendir le gaz environnant.

L'image montre la nébuleuse RCW 36, située à environ 2 300 années-lumière dans la constellation des Voiles. Par une curieuse coïncidence, cette nébuleuse, qui ressemble à un faucon, a également été photographiée par un faucon : l' instrument HAWK-I du VLT. Si les étoiles les plus visibles sur cette image sont les jeunes étoiles massives et brillantes, les astronomes à l'origine de cette image s'intéressent en réalité davantage aux naines brunes, des étoiles très peu lumineuses et invisibles, « des objets incapables de fusionner l'hydrogène en leur cœur », explique Afonso do Brito do Vale, doctorant à l'Instituto de Astrofísica e Ciências do Espaço (Portugal) et au Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux (France), et principal auteur d' un article récent présentant cette image.

HAWK-I est parfaitement adapté à cette tâche. Il observe dans l'infrarouge, longueur d'onde où ces étoiles froides et ratées sont plus facilement repérables, et il peut corriger la turbulence atmosphérique grâce à l'optique adaptative , fournissant ainsi des images nettes comme celle-ci. Outre des données inestimables pour comprendre la formation des naines brunes, l'étude a produit une image saisissante d'« étoiles massives repoussant les nuages de gaz et de poussière qui les entourent, presque comme un animal brisant sa coquille pour la première fois », comme le décrit Brito do Vale. Qui sait, peut-être que le faucon cosmique veille sur ses jeunes étoiles, les protégeant de leur éclosion.

Fourni par l'ESO

26 février 2026

Le télescope Webb de la NASA examine la nébuleuse du Crâne

Les dernières images du télescope spatial James Webb de la NASA révèlent de nouveaux détails d'une nébuleuse mystérieuse et peu étudiée entourant une étoile mourante.

La nébuleuse PMR 1 est un nuage de gaz et de poussière qui ressemble étrangement à un cerveau enfermé dans une boîte crânienne transparente, d'où son surnom de « nébuleuse du crâne exposé ». Le télescope Webb a capturé ses caractéristiques inhabituelles en lumière infrarouge proche et moyen. La nébuleuse avait été révélée pour la première fois en infrarouge par le télescope spatial Spitzer de la NASA, prédécesseur de Webb et aujourd'hui hors service, il y a plus de dix ans. Les instruments de pointe de Webb révèlent des détails qui accentuent l'apparence cérébrale de la nébuleuse.
 
Les différences entre ce que les instruments infrarouges du télescope Webb révèlent et ce qu'ils masquent au sein de la nébuleuse PMR 1 « Crâne exposé » sont évidentes sur cette image comparative. Davantage d'étoiles et de galaxies d'arrière-plan brillent dans l'image de NIRCam, tandis que la poussière cosmique apparaît plus intensément dans l'infrarouge moyen de MIRI. Image : NASA, ESA, ASC, STScI ; Traitement d'images : Joseph DePasquale (STScI)

La nébuleuse semble présenter des régions distinctes qui témoignent de différentes phases de son évolution : une enveloppe externe de gaz, éjectée en premier et composée principalement d'hydrogène, et un nuage interne plus structuré, contenant un mélange de différents gaz. Les instruments NIRCam (Near-Infrared Camera) et MIRI (Mid-Infrared Instrument) du télescope Webb révèlent une bande sombre caractéristique traversant verticalement le centre de la nébuleuse, lui conférant l'aspect d'un cerveau divisé en deux hémisphères. La résolution de Webb indique que cette bande pourrait être liée à une éruption ou à un jet de matière provenant de l'étoile centrale, phénomène qui se manifeste généralement par l'éjection de deux jets jumeaux dans des directions opposées. Ce phénomène est particulièrement visible au sommet de la nébuleuse sur l'image MIRI de Webb, où le gaz interne semble être éjecté vers l'extérieur.

Bien que cette nébuleuse recèle encore bien des mystères, il est clair qu'elle est créée par une étoile proche de la fin de sa vie. En fin de vie, les étoiles expulsent leurs couches externes. C'est un processus dynamique et relativement rapide à l'échelle cosmique. Le télescope Weber a capturé un instant du déclin de cette étoile. Son destin final dépendra de sa masse, encore inconnue. Si elle est suffisamment massive, elle explosera en supernova. Une étoile de type solaire, moins massive, continuera à perdre des couches jusqu'à ce qu'il ne reste plus que son noyau sous la forme d'une naine blanche dense, qui se refroidira au fil des éons.

Fourni par la NASA

19 février 2026

Image du jour : Nébuleuse d'Orion par Fabien Pannaux

 


Nouveau traitement sous Pixinsight par Fabien, magnifiant une ancienne prise de vue de la Nébuleuse d'Orion

M42, la grande Nébuleuse d'Orion capturée en pleine ville, à Dole (Jura), à l'aide d'un télescope newton de 200x1000 avec simplement un reflex Canon au foyer. Coté traitement, la difficulté a été de ne pas surexposer le cœur de la nébuleuse afin de faire ressortir les détails et le trapèze : le résultat est magnifique, Fabien !

12 février 2026

Image du jour : la Nébuleuse de la Rosette par Rodolphe Goldsztejn

 

La nébuleuse de la “Rosette” (Sh 2-173), ici photographiée en bande étroite SHO, est une cible populaire de la constellation de la Licorne. Un peu moins de 5 heures d’exposition totale pour la faire ressortir correctement, dans un ciel exceptionnel en début février 2026, depuis Doucier, dans le Jura, grâce à une ouverture météo favorable et un ciel lavé par la pluie.

A admirer sur la page AstroBin de Rodolphe et sur son site RodAstro.

05 février 2026

Image du jour : M 42, LE GRAND OISEAU D'ORION

Chaque nuit claire d'hiver nous offre une superbe toile céleste à contempler : la nébuleuse d'Orion. Mais prend-on vraiment le temps de l'admirer en détail ? Amateurs débutants ou confirmés, la revue Ciel et Espace vous propose de redécouvrir Messier 42
Lire l'article de Ciel & Espace (réservé aux abonnés, reproduit  temporairement ici)

22 janvier 2026

Image du jour : la Nébuleuse de la Trompe de Eléphant par Rodolphe Goldsztejn

La nébuleuse de la Trompe d’Eléphant, ici photographiée en bande étroite SHO, est située dans la constellation Céphée, avec ici un cadrage resserré pour bien la faire ressortir... Magnifique !

Plus de détails sur la page AstroBin et la page RodAstro de Rodolphe.

21 janvier 2026

Image du jour : Nébuleuse de la Rosette par ~Flo (Club d'Astronomie des Lacs de Doucier - Jura)


Prise de vue et traitement original de la Nébuleuse de la Rosette par ~Flo du Club d'Astronomie des Lacs (Doucier - Jura) : Une très belle image !

La nébuleuse de la Rosette, aussi connue comme NGC 2237 ainsi que Caldwell 49, est une vaste région HII située à quelque 4 700 années-lumière du Système solaire en direction de la constellation de la Licorne. NGC 2237 a été découverte par l'astronome américain Lewis Swift en 1865.

20 janvier 2026

Les subtilités de la nébuleuse de l'Hélice révélées par le télescope Webb

Le télescope spatial James Webb de la NASA a zoomé sur la nébuleuse de l'Hélice pour offrir une vue rapprochée du destin possible de notre Soleil et de notre système planétaire. Grâce à la haute résolution de cette image, la structure du gaz éjecté par une étoile mourante apparaît clairement. Elle révèle comment les étoiles recyclent leur matière dans le cosmos, ensemençant ainsi les futures générations d'étoiles et de planètes, tandis que la NASA explore les secrets de l'univers et notre place en son sein.
Sur l'image de la caméra proche infrarouge (NIRCam) du télescope Webb, des piliers ressemblant à des comètes à longue queue dessinent la circonférence de la région interne d'une coquille de gaz en expansion. Ici, des vents brûlants de gaz chaud se déplaçant à grande vitesse, provenant de l'étoile mourante, percutent des coquilles de poussière et de gaz plus froides et plus lentes, éjectées plus tôt dans sa vie, sculptant ainsi la structure remarquable de la nébuleuse.

L'emblématique nébuleuse de l'Hélice a été photographiée par de nombreux observatoires terrestres et spatiaux au cours des presque deux siècles qui se sont écoulés depuis sa découverte. L'image en proche infrarouge de la nébuleuse prise par le télescope Webb met en évidence ces nœuds par rapport à l'image éthérée du télescope spatial Hubble de la NASA, tandis que sa résolution accrue améliore la netteté de l'image prise par le télescope spatial Spitzer, désormais hors service. De plus, cette nouvelle image en proche infrarouge révèle la transition nette entre les gaz les plus chauds et les gaz les plus froids à mesure que l'enveloppe se dilate autour de la naine blanche centrale.

16 janvier 2026

La nébuleuse de la Lyre comme vous ne l’avez jamais vue

Une équipe anglaise a découvert une étonnante structure en forme de barre dans la nébuleuse M 57, pourtant l’une des plus connues et des plus observées. Composée d’atomes de fer, elle laisse les astronomes circonspects quant à son origine.
La nébuleuse planétaire de la Lyre, alias M 57, l’un des objets célestes les plus photographiés par les astronomes, livre encore ses secrets. Une équipe utilisant le télescope de 4,2 m William Herschel sur l’île de La Palma, aux Canaries, a découvert une étonnante « barre de fer » qui traverse la bulle de gaz en expansion. Roger Wesson (University College London et Cardiff University) a mis à profit un spectrographe installé sur le télescope pour révéler cette structure rectiligne composée d’atomes de fer ionisés.

03 janvier 2026

Image du jour : la Pince de Homard par Rodolphe Goldsztejn

La Pince de Homard, dans Cassiopée, nébuleuse captée par Rodolphe
depuis Bonlieu (Jura) en toute fin de décembre 2025.

29 décembre 2025

Vidéo : Survolez les paysages cosmiques du télescope Webb

 
 À l'occasion de l'anniversaire du lancement du télescope spatial James Webb (NASA/ESA/ASC), l'ESA présente une compilation unique de zooms sur des vues cosmiques époustouflantes : un voyage exceptionnel comme à bord d’un vaisseau spatial virtuel, cette vidéo explore les profondeurs interstellaires de notre univers, avec des nébuleuses colorées et des pouponnières d’étoiles dynamiques au sein de notre galaxie, puis, plus loin encore, jusqu’aux confins du cosmos, des galaxies en interaction et d'immenses amas de galaxies.

Le télescope spatial Webb, le plus grand jamais construit, a été lancé le jour de Noël 2021 par une fusée Ariane 5 depuis le Centre spatial guyanais. Il a effectué ses premières observations scientifiques en juillet 2022. Depuis, ce puissant télescope explore inlassablement l'univers, du voisinage solaire aux galaxies les plus lointaines.

Fourni par l'ESA

15 décembre 2025

Photo du jour : la Nébuleuse de Californie par Rodolphe Goldsztejn


Captée à Bonlieu (Jura), et à contempler sur le site AstroBin de Rodolphe.

NGC 1499 est une vaste nébuleuse en émission de type HII située dans la constellation de Persée. Elle s’étend sur plus de 2,5° dans le ciel, ce qui en fait une cible particulièrement imposante mais à faible contraste, souvent difficile à observer visuellement.

La nébuleuse est principalement ionisée par l’étoile chaude Xi Persei (Menkib), une étoile de type O qui excite l’hydrogène environnant, produisant une émission intense en Hα.

Sa forme allongée et sinueuse rappelle celle de l’État de Californie, d’où son surnom. La structure interne révèle de vastes filaments, des zones de densité variable et des nuages sombres de poussière qui sculptent le gaz lumineux.

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Située à environ 1 000 années-lumière, la nébuleuse mesure près de 100 années-lumière de long.

NGC 1499 a été découverte en 1885 par Max Wolf, pionnier de l’astrophotographie. C’est l’un des premiers objets célestes identifiés grâce à la photographie plutôt que par l’observation visuelle.

En shootant cette cible en RVB, il s'avère qu'il n'y a presque pas de signal vert tandis que sur le bleu et rouge sont intenses.

28 novembre 2025

Nébuleuse de l'Araignée Rouge

Grâce à sa caméra proche infrarouge (NIRCam), le télescope spatial James Webb de la NASA a capturé des détails inédits de la nébuleuse de l'Araignée rouge, une nébuleuse planétaire, sur cette image publiée le 26 octobre 2025. La NIRCam est le principal imageur proche infrarouge du télescope Webb, fournissant des images et des spectres à haute résolution pour une grande variété de recherches.
La nouvelle image de la nébuleuse de l'Araignée Rouge obtenue par le télescope Webb révèle pour la première fois l'étendue complète de ses lobes déployés, qui forment les « pattes » de l'araignée. Ces lobes, visibles en bleu, sont mis en évidence par la lumière émise par les molécules de H₂, composées de deux atomes d'hydrogène liés. S'étendant sur tout le champ de vision de la caméra NIRCam, ces lobes apparaissent comme des structures fermées, semblables à des bulles, qui mesurent chacune environ trois années-lumière. Le gaz s'échappant du centre de la nébuleuse a gonflé ces immenses bulles au fil des milliers d'années.

18 novembre 2025

Image du jour : la Nébuleuse de la Rosette par Rodolphe Goldsztejn

La nébuleuse de la Rosette, dans la constellation de la Girafe. Certains l'appellent aussi la nébuleuse du Crâne, peut-être à cause de sa forme... 


Prise de vue de 2020, tout juste traitée à nouveau sous Pixinsight par Rodolple

Elle est référencée sous le numéro 2238 du catalogue NGC, Comme toutes les nébuleuses, elle se situe dans la Voie Lactée (notre galaxie...) à seulement 5'200 années-lumière... Au centre, il y aurait environ 2'500 jeunes étoiles, responsables de cette explosion de matière ionisée, donc lumineuse.

30 octobre 2025

NGC 6537 transpercée par le James Webb

Sous l'oeil infrarouge du télescope spatial James Webb, la nébuleuse de l'Araignée Rouge (NGC 6537) se révèle toute en dentelles. Son étoile centrale serait double, soupçonnent les astronomes.
Mérite-t-elle encore son surnom ? Dans la constellation du Sagittaire, à environ 6000 années-lumière, NGC 6537 est une nébuleuse planétaire, produite par une étoile mourante en train de se dépouiller de sa matière, plus connue sous le nom de nébuleuse de l'Araignée Rouge. Un clin d'oeil à sa forme et sa couleur caractéristiques lorsqu'on l'observe dans le visible.

Lire l'article de Ciel & Espace (en accès libre) sur notre Blog

24 octobre 2025

Images du jour : la Nébuleuse du Cœur par Rodolphe Goldsztejn

La Nébuleuse du Cœur, prise le 15 octobre 2025 depuis Brevans (Jura), en bande étroite, avec la lunette de 130mm. A admirer sur la page AstroBin de Rodolphe.


La même Nébuleuse du Cœur, prise le lendemain, le 16 octobre 2025, depuis Bonlieu (premier plateau du Jura), avec là une lunette de 110mm. A admirer sur la page AstroBin de Rodolphe.