Les Amis de l'Astronomie de Dole
Evénement !
Les rendez-vous de l'été 2026 du Club d'Astronomie Les Pléiades de Dole (mise à jour du 01/08/2026)
Cet été 2026, 3 rendez-vous d’observation du ciel vous attendrons avec le club d'Astronomie de Dole : les traditionnelles Nuits des Étoi...
04 août 2026
L'ESA et Pokémon s'associent pour célébrer la Semaine mondiale de l'espace
Lire l'article sur le site de l'ESA
03 août 2026
Les pertes de MaiaSpace ont contraint ArianeGroup à se prononcer sur l'avenir de l'entreprise.
Lire l'article sur le site de European Spaceflight
L'observatoire Rubin ouvre une fenêtre profonde sur un champ cosmique célèbre
02 août 2026
Pourquoi le Soleil peut brûler vos yeux durant l'éclipse, et comment se protéger vraiment ?
Lire l'article sur le site Les Numériques
Sunshine : le film de SF sur l’extinction du Soleil à l’épreuve de la science
Observez les taches solaires avec vos lunettes « éclipse »
Le Soleil n’est pas immaculé. Le premier astronome à s’en apercevoir est l’Allemand Johannes Fabricius, en 1610, lorsque l’astre est au ras de l’horizon et que sa lumière est abondamment filtrée par les brumes de l’atmosphère terrestre. Il voit alors des taches sombres qui semblent se déplacer d’un jour sur l’autre.
Lire l'article de Ciel & Espace
01 août 2026
Les rendez-vous de l'été 2026 du Club d'Astronomie Les Pléiades de Dole (mise à jour du 01/08/2026)
- les traditionnelles Nuits des Étoiles, les vendredi 7 et samedi 8 août, à partir de 21h sur le terrain du club. (cf. les diverses annonces sur Dole Tourisme, le JDS, Sortir à Dole, Sortez chez vous)
- Le samedi après-midi, à partir de 15h, seront organisées une observation du soleil et des animations pour les plus jeunes.
- l'éclipse partielle de Soleil avec un matériel adapté, le mercredi 12 août à partir de 19h00, sur le mont Roland, dans le champ donnant sur Sampans. Le phénomène débutera vers 19h25, atteindra son maximum à 20h18 (91 % d'occultation) et se terminera au coucher vers 20h50 (cf. les diverses annonces sur Dole Tourisme, le JDS, Jura Tourisme, Sortir à Dole).
- Le Rendez-vous Contes, sur le thème des lumières vespérales pour contempler le ciel et écouter des histoires, que chacun pourra venir raconter, le jeudi 20 août à partir de 20h30, sur le terrain du club.
Lire les informations sur le site du Club avec des informations complémentaires diffusées récemment par le Club.
Consulter aussi l'article sur notre Blog consacré au choix des lunettes et des précautions à prendre pour admirer l'éclipse solaire.
29 juillet 2026
Les astronomes ont découvert la preuve la plus solide à ce jour que Bételgeuse possède un compagnon
Les astronomes recherchaient depuis près d’un siècle cette éventuelle compagne, initialement proposée pour expliquer les variations de luminosité de Bételgeuse, mais sans succès. Deux études publiées en 2024 prédisaient avec certitude qu’en décembre de cette année-là, l’étoile compagnon serait à son point le plus éloigné de Bételgeuse et donc plus facile à repérer. Miguel Montargès et son équipe se sont mis au travail, observant l’étoile avec le VLT de l’ESO en décembre 2024 et passant plusieurs mois à traiter les données.
28 juillet 2026
Image du jour : Le Cygnus Wall, partie de la nébuleuse de l'Amérique du Nord, par Fabien Pannaux
25 juillet 2026
Image du jour : la Nébuleuse du “Poisson Pourri”, LDN 1251, dans Céphée, par Rodolphe Goldsztejn
A admirer sur sa page AstroBin
La nébuleuse du Poisson pourri (connue officiellement sous le nom de LDN 1251) est une nébuleuse sombre située dans la constellation de Céphée.
- Nom officiel : LDN 1251 (Lynds Dark Nebula 1251), issue du catalogue de nébuleuses obscures de Beverly T. Lynds (1962).
- Surnom : The Rotten Fish Nebula (la nébuleuse du Poisson pourri), inspiré par sa forme en silhouette de poisson sur les images à grand champ.
- Distance : Environ 1 000 à 1 200 années-lumière de la Terre.
- Localisation : Constellation de Céphée, faisant partie du complexe de nuages moléculaires du "Flambeau de Céphée" (Cepheus Flare).
- Nurserie cosmique : Bien qu'elle apparaisse comme une zone sombre et opaque qui bloque la lumière des étoiles en arrière-plan, elle cache des nuages denses de gaz et de poussière froide en effondrement.
- Formation d'étoiles : Le nuage héberge de jeunes objets stellaires et des objets de Herbig-Haro (comme HH 363), qui trahissent la naissance active de nouvelles étoiles à travers de puissants jets de gaz et des lueurs rougeâtres.
- Taille : S'étend sur environ 17 à 35 années-lumière dans le ciel.
Image du jour : Pacman dans Cassiopée par Fabien Pannaux
Pacman dans Cassiopée par Fabien Pannaux depuis Dole
Caractéristiques principales
- Distance : Environ 10 000 années-lumière de la Terre.
- Taille : Un diamètre d'environ 100 années-lumière.
- Localisation : Située dans le bras de Persée, au sein de la constellation de Cassiopée.
- Composition : Elle contient l'amas ouvert IC 1590 et des globules de Bok (des poches denses de poussière et de gaz cosmique).
23 juillet 2026
Choix de lunettes d'éclipse solaire et précautions à prendre
Critères de sécurité indispensables
Norme ISO 12312-2:2015 : Assurez-vous que la mention de cette norme internationale est explicitement inscrite sur la monture.
Marquage CE : Vérifiez la présence du logo CE garantissant la conformité aux exigences de santé et de sécurité européennes.
Intégrité du filtre : Inspectez minutieusement le film avant chaque usage ; jetez immédiatement la paire s'il comporte des rayures, des trous ou des traces de décollement.
Opticiens partenaires : Des enseignes spécialisées proposent des modèles certifiés à petits prix.
Réseaux scientifiques et astronomiques : Des structures reconnues comme la Maison de l'astronomie ou les clubs locaux labellisés par l'Association Française d'Astronomie garantissent des équipements rigoureusement testés.
Règles d'or : Ne regardez jamais le Soleil à travers des instruments optiques (jumelles, télescopes, appareils photo) avec de simples lunettes en carton, et ne les remplacez jamais par des lunettes de soleil ordinaires.
Précautions à prendre
Même avec des lunettes d’éclipse certifiées ISO 12312-2 (ou EN ISO 12312-2:2015), marquage CE (équipement de protection individuelle catégorie II) et validées/recommandées par l’AAS, des précautions strictes restent indispensables. Ces filtres bloquent correctement les UV, la lumière visible excessive et une grande partie des IR, mais une mauvaise utilisation peut encore entraîner une rétinopathie solaire (lésion indolore et parfois permanente de la rétine).
1. Inspecter les lunettes avant chaque utilisation
- Vérifiez que les filtres ne présentent aucun rayure, trou, perforation, déformation, détachement de la monture, pli ou zone endommagée.
- Tenez-les devant une source lumineuse intense (lampe, ciel diurne, mais jamais le Soleil directement) : vous ne devez voir quasiment rien (tout au plus le filament d’une ampoule très brillante). Si vous distinguez des objets ordinaires, jetez-les.
- Si elles sont endommagées, ne les utilisez jamais, même « juste une seconde ».
2. Mode d’emploi correct
- Mettez les lunettes avant de regarder vers le Soleil. Restez immobile, couvrez-vous les yeux, puis levez la tête.
- Après observation, détournez le regard du Soleil avant de retirer les lunettes. Ne les enlevez jamais en regardant le Soleil.
- Si vous portez déjà des lunettes de vue, gardez-les et superposez les lunettes d’éclipse par-dessus (ou tenez un visionneur portable devant).
- Ne les retirez à aucun moment tant qu’une partie du disque solaire reste visible (phases partielles d’une éclipse totale, éclipse partielle ou annulaire entière).
- Exception uniquement : pendant la totalité d’une éclipse totale (Soleil complètement occulté par la Lune, corona visible), vous pouvez retirer les lunettes brièvement. Remettez-les dès que le premier rayon de Soleil réapparaît (2e contact).
3. Durée et pauses
- Même avec des lunettes conformes, limitez les observations continues à environ 3 minutes maximum, puis faites une pause pour reposer les yeux (recommandation française officielle).
- Évitez les observations prolongées sans interruption.
4. Surveillance des enfants
- Surveillez toujours les enfants de très près. Ils ont tendance à retirer les lunettes par curiosité ou inconfort.
- Expliquez clairement les règles avant de commencer.
5. Interdictions strictes avec instruments
- Ne regardez jamais le Soleil (même éclipsé) à travers des jumelles, une lunette, un télescope, un appareil photo ou un smartphone sans filtre solaire spécifique conçu pour l’instrument.
- N’utilisez pas vos lunettes d’éclipse devant un instrument optique non filtré : les rayons concentrés peuvent endommager le filtre et passer dans l’œil.
- Pour photographier : gardez les lunettes sur les yeux et utilisez un filtre solaire adapté sur l’objectif (les lunettes seules ne protègent pas le matériel).
6. Autres précautions pratiques
- Suivez scrupuleusement les instructions et avertissements fournis avec le produit (obligatoires en français pour le marquage CE).
- Conservez les lunettes au sec (surtout si monture carton). Ne les nettoyez pas avec de l’eau ou des solvants.
- Respectez les consignes des autorités locales (rassemblements, circulation, etc.).
- Ces lunettes sont conçues uniquement pour l’observation à l’œil nu non agrandie. Elles ne remplacent pas un filtre solaire professionnel pour instruments.
En résumé : l’inspection, la mise en place avant de regarder, le retrait après avoir détourné le regard, la surveillance des enfants et l’interdiction d’association avec des instruments non filtrés sont les points les plus critiques. Respecter ces règles avec des lunettes réellement conformes permet d’observer en sécurité.
Image du jour : LBN 552, dans Cephee par Rodolphe Goldsztejn
- Constellation : Céphée
- Catalogue : Lynds' Catalog of Bright Nebulae (LBN 552)
- Association : Souvent liée au complexe moléculaire de la nébuleuse obscure LDN 1228 (les « Dragons de Céphée »)
- Particularité : Classée parmi les nébuleuses les plus faibles du catalogue LBN (indice de luminosité 6), elle contient une rare nébuleuse par réflexion orange nommée RNO 129.
22 juillet 2026
Les rendez-vous de l'été 2026 du Club d'Astronomie Les Pléiades de Dole
-
les traditionnelles Nuits des Étoiles, les vendredi 7 et samedi 8 août, à partir de 21h sur le terrain du club.
Le samedi après-midi, à partir de 15h, seront organisées une observation du soleil et des animations pour les plus jeunes. - l'éclipse partielle de Soleil avec un matériel adapté, le mercredi 12 août à partir de 19h00, sur le mont Roland, dans le champ donnant sur Sampans. Le phénomène débutera vers 19h25, atteindra son maximum à 20h18 (91 % d'occultation) et se terminera au coucher vers 20h50.
- Le Rendez-vous Contes, sur le thème des lumières vespérales pour contempler le ciel et écouter des histoires, que chacun pourra venir raconter, le jeudi 20 août à partir de 20h30, sur le terrain du club.
Reflect Orbital : une pure catastrophe !
Image du jour : IC63, le fantôme de Cassiopée par Fabien Pannaux
IC63, le fantôme de Cassiopée par Fabien Pannaux depuis Dole
20 juillet 2026
Image du jour : NGC6992, Les Dentelles du Cygne par Fabien Pannaux
19 juillet 2026
Image du jour : Wolf Rayet 134 par Rodolphe Goldsztejn
WR 134 est une étoile variable de type Wolf-Rayet située à environ 6 000 années-lumière dans la constellation du Cygne. Elle présente une température élevée de plus de 63 000 K, une luminosité 400 000 fois supérieure à celle du Soleil et est entourée d'une faible nébuleuse bulle.
Histoire et découverte
- Observées pour la première fois en 1867 par les astronomes Charles Wolf et Georges Rayet à l' Observatoire de Paris.
- Il s'agissait de l'une des trois toutes premières étoiles Wolf-Rayet jamais identifiées grâce à leurs spectres de raies d'émission inhabituels.
10 juillet 2026
Image du jour : la nébuleuse Sh2-86, ou LBN 135, dans le Petit Renard, par Rodolphe Goldsztejn
La nébuleuse Sh2-86, ou LBN 135, dans le Petit Renard, tout proche de M27
Par Rodolphe Goldsztejn depuis Bonlieu (Jura)
Détails et Composants de la Région
- Constellation : Petit Renard (Vulpecula).
- Nébuleuse en émission : Sh2-86 / LBN 135 enveloppe un vaste complexe de gaz ionisé et de poussières.
- Amas ouvert associé : NGC 6823, un jeune amas d'étoiles lumineux de magnitude 7,1 qui illumine le gaz environnant.
- Nébuleuse NGC 6820 : Souvent associée ou confondue avec Sh2-86, elle forme les structures plus denses et les piliers de gaz voisins de l'amas.
- Découverte : NGC 6820 a été répertoriée pour la première fois par l'astronome allemand Albert Marth en 1864.
07 juillet 2026
Image du jour : La nébuleuse « cachée » du Cygne (Sh 2-124) par Rodolphe Goldsztejn
La nébuleuse « cachée » du Cygne (Sh 2-124) en bande étroite.
Prise ces deux dernières nuits depuis Bonlieu (Jura).
Sh2-124 est un système de nébuleuse étendu et énigmatique, lié à la source infrarouge RAFGL 2789, qui est identifiée avec son homologue stellaire connu sous le nom de V645 Cygni, probablement une étoile de classe O ou l'étoile Ae/Be de Herbig. Le complexe est probablement situé dans le bras d'Orion à une distance d'environ 2 600 pc (∼8 480 al). Bien qu'il s'agisse de l'estimation de distance la plus largement acceptée, des distances allant jusqu'à 4 500 parsecs ont été proposées. Si l'estimation de 2 600 parsecs est correcte, cette nébuleuse pourrait être située dans une région inter-bras ou proche du bord intérieur du bras de Persée, au premier plan de l'association Céphée OB1.
05 juillet 2026
« Au-delà de la limite » : un million de satellites et de miroirs dans l'espace constituent une grave menace pour le ciel nocturne
Depuis 2019, le nombre de satellites en orbite autour de la Terre a augmenté rapidement, pour atteindre aujourd’hui plus de 14 000 [1] — principalement des satellites de télécommunications Starlink de SpaceX. Les projets de satellites se sont également multipliés, tant en nombre qu’en termes d’impact potentiel. « Jusqu’à présent, nous avons réussi à gérer la situation, mais celle-ci empire », souligne Olivier Hainaut, qui a participé à l’élaboration de recommandations visant à atténuer l’impact des constellations de satellites sur l’astronomie. Alors que des entreprises comme SpaceX ont pris des mesures pour réduire la luminosité de leurs satellites, les projets de satellites actuels dépassent « les limites » de ce que l’astronomie peut supporter, explique-t-il. Olivier Hainaut, astronome à l’ESO depuis plus de 30 ans, est l’auteur d’une étude évaluée par des pairs sur les impacts des constellations de satellites, dont la publication a été acceptée dans la revue Astronomy & Astrophysics.
Lire l'Article sur notre Blog
Le Signal Wow
En examinant quelques jours plus tard une copie imprimée des données de l'observatoire, Jerry Ehman, responsable scientifique de projet à l'observatoire Big Ear, fut tellement stupéfait par ce signal qu'il l'entoura et griffona à côté un seul mot à l'encre rouge : « Wow ! ». On l'appelle aujourd'hui le signal « Wow ! ».
29 juin 2026
Euclid de l'ESA capture le cœur foisonnant de la Voie lactée
24 juin 2026
La NASA s’apprête à lancer une mission de sauvetage risquée pour un satellite scientifique
Le satellite de maintenance robotisé LINK de Katalyst Space avant son encapsulation dans une fusée Pegasus XL de Northrop Grumman, le 8 juin 2026, au centre spatial Wallops de la NASA, en Virginie. NASA/RON BEARD
Lancé en 2004, il a subi à plusieurs reprises de forts bombardements de vents solaires, qui, à environ 600 kilomètres d’altitude, ont eu pour effet de densifier l’atmosphère autour de lui. Résultat : l’engin, ralenti par la friction de l’air, descend plus rapidement que prévu vers la Terre. Si rien n’est fait, sa trajectoire l’amènera jusqu’à la limite de l’atmosphère, où il finira carbonisé.
22 juin 2026
Image du jour : Garlic Nebula (LDN 576), par Rodolphe Goldsztejn
14 juin 2026
La caméra du plus grand télescope du monde
Image du Jour : Hubble et Webb offrent une nouvelle vue de la galaxie de l'Œil Noir
Cette image de Messier 64, ou la Galaxie de l'Œil Noir , prise le 20 mars 2026, est une composition d'images issues des télescopes spatiaux Hubble et Webb de la NASA. Elle montre Messier 64 capturée dans les longueurs d'onde du proche et du moyen infrarouge par Webb, tandis que l'image de Hubble révèle la galaxie en lumière ultraviolette, visible et proche infrarouge.
Messier 64 se caractérise par un mouvement interne étrange. Le gaz des régions externes de cette galaxie spirale tourne dans le sens inverse du gaz et des étoiles de ses régions internes. Ce comportement singulier pourrait résulter d'une fusion entre M64 et une galaxie satellite il y a plus d'un milliard d'années.
12 juin 2026
L'astrophysicien Rodrigo Ibata reconnu pour sa découverte deux galaxies et pour avoir compris comment s'est formée la Voie lactée
Ses travaux ont contribué à comprendre comment s'est formée la Voie lactée. Mercredi 10 juin, Rodrigo Ibata, directeur de recherche au CNRS à l'Observatoire astronomique de Strasbourg, a reçu le prix Kavli en astrophysique aux côtés d'Amina Helmi, chercheuse néerlandaise, et Vasily Belokurov, chercheur britannique.
"Ça fait bizarre de recevoir ce prix, confie l'astronome avec humilité. Par le passé, il a été attribué à des chercheurs qui étaient des héros de leur discipline. (...) C'est même un peu gênant parce que c'est un travail d'équipe qui s'est fait grâce à une quantité époustouflante de personnes dans toute l'Europe." Il salue notamment le rôle joué par deux de ses anciens doctorants : Nicolas Martin et Khyati Malhan.
Une carrière brillante en archéologie galactique
S'il se refuse à l'admettre, Rodrigo Ibata est bien, lui aussi, un héros de sa discipline à part entière. Frédérique Berrod, présidente de l'université de Strasbourg (Unistra) le confirme : "C'est un très grand chercheur. Et le prix Kavli est la reconnaissance internationale de cette recherche remarquable et pionnière."
C'est en 1994, alors qu'il réalise sa thèse à l'université de Cambridge en Angleterre, qu'il découvre la galaxie naine du Sagittaire, gravitant autour de la nôtre. Une traînée d'étoiles témoigne de son absorption progressive par la Voie lactée.
En 2003, rebelote. Avec son doctorant Nicolas Martin, Rodrigo Ibata co-découvre la galaxie naine du Grand Chien, la plus proche de la Voie lactée connue à l'heure actuelle.
La galaxie du Sagittaire (en rouge sur les deux images) se fait progressivement absorber par la Voie lactée, au centre. • © Rodrigo Ibata
L'observation de ces galaxies permet de comprendre le phénomène de formation de la Voie lactée. Cette dernière est née, comme toutes les autres, d'une succession d'incorporations de structures, de type galaxies naines, il y a de ça 10 milliards d'années. Pour rappel, l'univers a environ 14 milliards d'années.
L'analyse des images du satellite européen Gaïa, en orbite depuis 2013, affine la compréhension du phénomène. "Avec les images, on fait ce qu'on appelle de l'archéologie galactique. On arrive à calculer la vitesse des étoiles. Pour toutes celles qui ont des vitesses similaires, on étudie leur composition chimique. C'est la chimie et la motion qui nous indiquent qu'elles sont venues d'une même structure. (...) On a ainsi pu identifier quels ensembles d'étoiles venaient de structures qui ont été incorporées à la formation de notre galaxie", explique Rodrigo Ibata.
S'il reste dans le domaine de l'astronomie, l'astrophysicien élargit son champ de recherche en s'intéressant désormais à l'intelligence artificielle. Il travaille à la conception de modèles d'apprentissage par machine (machine learning) pour découvrir des lois physiques de manière automatique.
L'Université de Strasbourg au niveau du MIT, de Harvard et de Stanford
Bien que moins médiatisé, "il est important de rappeler que le prix Kavli est tout aussi prestigieux que le Nobel", rappelle Rémi Barillon, vice-président recherche à l'Unistra. Tous les deux ans depuis 2008, ce prix norvégien vient récompenser des travaux exceptionnels dans trois disciplines : l'astrophysique, les nanosciences et les neurosciences. Les lauréats reçoivent un prix d'un million de dollars (environ 870 000 euros) à se partager.
Avant Rodrigo Ibata, le prix Kavli a été attribué à deux autres chercheurs de l'université de Strasbourg : Thomas Ebbesen en 2014 en nanosciences, et Jean-Louis Mandel en 2022 pour ses travaux en neurosciences. L'Unistra réalise ainsi un triplé dans les trois disciplines. Seuls le MIT (Institut technologique du Massachusetts) et les universités de Harvard et Stanford ont accompli cet exploit.
Sur les quatre lauréats français du prix Kavli, trois sont donc de Strasbourg. De quoi inspirer des étudiants à candidater à l'Unistra, espère Frédérique Berrod, sa présidente.
10 juin 2026
Le concours LES ÉTOILES DES L’ASTRONOMIE de la revue Ciel & Espace
Lire l'article de Ciel & Espace, réservé aux abonnés, mais un extrait est fourni ci-dessous :
LE PHOTOGRAPHE DE L’ANNÉE
« Le photographe de l'année - la série ».
« Cette série témoigne des différentes faces de la Voie lactée observables depuis la France à travers trois panoramas à 180° réalisés en altitude », commente Florian Riou.
(c) FLORIAN RIOU
09 juin 2026
Image du jour : Le “Calamar” ou Sh 2-129 par Rodolphe Goldsztejn
Le “Calamar” ou Sh 2-129 dans Céphée. Réalisée depuis Bonlieu (Jura),
à contempler sur le site AstroBin de Rodolphe.
Le centre de la Voie lactée cacherait un second trou noir de type révolutionnaire
Une étude internationale suggère que le centre de la Voie lactée abrite un second trou noir géant aux côtés de Sgr A*. Ce mystérieux compagnon appartiendrait à la catégorie jamais observée des trous noirs de masse intermédiaire. L'astre afficherait une masse d'environ 10 000 masses solaires.
Lire l'article sur le site Les Numériques
Matière noire : une idée élégante révèle que 45 % de la masse manquante est sous nos yeux
Pourquoi la Terre tourne de plus en plus vite
La rotation de la Terre sur elle-même est de plus en plus rapide et les scientifiques ne savent pas comment l'expliquer. L'accélération est, certes, infime mais bel et bien mesurable, et se confirme d'année en année. "Les pics de vitesse se produisent toujours en été", explique Christian Bizouard, directeur du service international de la rotation de la Terre et chercheur à l'Observatoire de Paris.
Lire l'article de Sciences et Avenir (réservé au abonnés, temporairement reproduit ici).
Le mystère de l'énergie noire se fissure
Lire l'article de Sciences et Avenir (réservé aux abonnés, temporairement reproduit ici)
SVOM révèle l’enfance cataclysmique de l’Univers
Un an seulement après le début de ses opérations scientifiques, la mission franco-chinoise SVOM est déjà un succès ! « Dépassant largement nos attentes, ses performances ont permis de faire plusieurs premières observations intéressantes », se réjouit Susanna Vergani, directrice de recherche CNRS, astrophysicienne au Laboratoire d’étude de l’Univers et des phénomènes extrêmes, impliquée dans ce projet.
Lire l'article du Journal du CNRS
06 juin 2026
Sur Mars, une paléosurface marque la transition entre deux époques
Deux périodes de dépôt de sédiments argileux. C’est ce que révèle le nouveau cliché de la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la Nasa avec sa caméra HiRISE. On peut y voir la limite séparant les deux sites potentiels d’atterrissage et d’exploration du rover européen Rosalind Franklin : Oxia Planum et Mawrth Vallis.
« Nous pensions que les deux sites étaient similaires dans leur composition et leur âge, mais après analyse nous nous sommes rendu compte que la plaine d’Oxia contient des argiles riches en fer plus ancien. » révèle Nicolas Mangold, planétologue. Cette paléosurface a d’abord été le lieu d’un premier dépôt d’argile avant que l’eau se retire et que la surface soit bombardée de météorites, explique le chercheur du CNRS. Puis l’eau a réinvesti les lieux en apportant de nouveaux sédiments.
Au total, la surface argileuse s’étend sur 600 km et certains dépôts se trouvent à 1000 m d’altitude. « Nous disposons désormais d'une nouvelle chronologie : les argiles d'Oxia Planum se sont formées en premier, il y a environ 4 milliards d'années, avant celles de Mawrth Vallis », constate Inés Torres Auré, chercheuse à l'Université de Lyon et membre de la mission ExoMars de l’ESA. C’est donc sur Oxia Planum que le rover européen fera son atterrissage fin novembre 2030 après son lancement en octobre 2028.
Analyse du sol argileux
Rosalind Franklin embarque avec lui un laboratoire d’analyse et un nombre important d’instruments parmi lesquels des caméras, des spectromètres et un radar à pénétration de sol. Sa mission sera celle d’étudier l’histoire du sol d’Oxia Planum et d’analyser les échantillons d’argile prélevés par la foreuse du rover pouvant creuser jusqu’à deux mètres de profondeur.
« Nous utiliserons ses instruments pour valider sur le terrain les découvertes faites depuis l'orbite, étudier l'environnement ancien dans lequel les argiles se sont formées et déterminer si elles conservent des traces de vie martienne », détaille Elliot Sefton-Nash, scientifique du projet ExoMars. Pour lui comme pour les autres participants à cette mission, la zone aurait pu être recouverte par un vaste étendue d’eau et, comme tout le monde le sait, l’eau est source de vie !
01 juin 2026
Image du jour : M16 par Fabien Pannaux
31 mai 2026
Image du jour : Sh 2-101, nébuleuse de la Tulipe, par Rodolphe Goldsztejn
Les détails d’acquisition de cette image sont visibles à la page AstroBin de Rodolphe.
