Freiné par une atmosphère terrestre plus dense sous l’effet de l’activité solaire, le télescope spatial Hubble perd de l’altitude à un rythme inquiétant. Entre vieillissement de ses gyroscopes et projets de sauvetage encore flous, son avenir reste suspendu aux décisions de la Nasa.
Hubble perd de l’altitude, et cette chute s’accélère depuis mi-2022. Le télescope spatial le plus célèbre est passé de 550 km d’altitude à seulement 480 km en quatre ans. Il a perdu ainsi quasiment autant d’altitude qu’en vingt ans, après son rehaussement par la mission de la navette Columbia en 2002. « À ce rythme-là, Hubble pourrait rentrer dans l’atmosphère terrestre au début des années 2030, en fonction de l’activité solaire », confirme Alise Fisher, de la direction des missions scientifiques de la Nasa. Le freinage de la très haute atmosphère varie en effet en fonction de l’intensité de l’activité solaire. Lors des maximas solaires, l’enveloppe gazeuse de notre planète est en moyenne plus épaisse, car elle est chauffée par le flux de particules solaires plus intense.Jean-Luc Dauvergne
Chef de rubrique à Ciel & Espace
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