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Cet été 2026, 3 rendez-vous d’observation du ciel vous attendrons avec le club d'Astronomie de Dole : les traditionnelles Nuits des Étoi...
C’est en 1923-1925, grâce aux travaux d’Edwin Hubble, que l’on a acquis la preuve scientifique définitive que notre Voie lactée n’est qu’une galaxie parmi d’autres.
Avant cela, le « Grand Débat » (1920) opposait les astronomes : pour certains (comme Harlow Shapley), les « nébuleuses spirales » (comme Andromède) étaient des nuages de gaz ou des systèmes à l’intérieur de notre galaxie ; pour d’autres (comme Heber Curtis), c’étaient des « univers-îles » indépendants.
Edwin Hubble (1889-1953) a ainsi révolutionné notre vision de l’Univers : la Voie lactée n’est plus « l’Univers entier », mais une galaxie parmi des milliards. Peu après (1929), il découvre aussi l’expansion de l’Univers.
Aujourd’hui, grâce aux télescopes comme Hubble (ironiquement nommé en son honneur) ou James Webb, on connaît des centaines de milliards de galaxies. Mais cette prise de conscience date vraiment des années 1920. C’est l’un des plus grands sauts conceptuels de l’histoire de l’astronomie !

© Stellarium - Alignement de la Lune, Jupiter et Vénus ce 20 mai au coucher du Soleil.
Le télescope Dobson, souvent appelé simplement « Dobson » ou « Dob », est un télescope réflecteur de type Newton monté sur une monture azimutale (alt-az) simplifiée et très stable. Il est célèbre pour sa simplicité, son faible coût et sa grande ouverture (diamètre du miroir primaire), ce qui en fait un instrument idéal pour l’observation visuelle du ciel profond (nébuleuses, galaxies, amas d’étoiles).
John Lowry Dobson (1915-2014), astronome amateur américain né à Pékin (Chine) de parents missionnaires méthodistes, est à l’origine du concept. Il arrive à San Francisco à l’âge de 12 ans. Après des études de chimie à l’Université de Californie à Berkeley (1943), il devient moine dans l’ordre védantiste Ramakrishna à San Francisco en 1944.
C’est au monastère, dans les années 1950, qu’il commence à construire des télescopes en secret avec des matériaux de récupération : contreplaqué pour la monture, tubes en carton (type Sonotube) pour le tube optique, et miroirs issus de hublots de navires ou de fonds de bouteilles. Il polit lui-même les miroirs. Son premier télescope notable date d’environ 1956-1958 (environ 130 mm puis 300 mm).
Expulsé du monastère en 1967 (en partie à cause de son temps consacré à l’astronomie), il se consacre pleinement à sa passion. En 1968, il cofonde les San Francisco Sidewalk Astronomers avec d’autres passionnés. L’objectif : rendre l’astronomie accessible au grand public en installant des télescopes sur les trottoirs (« sidewalk astronomy »).
Le design « Dobson » est popularisé vers 1965. John Dobson combine plusieurs idées existantes (monture azimutale simple comme sur les canons anciens, miroirs minces, matériaux bon marché) dans un ensemble cohérent et optimisé pour les grands diamètres à bas coût.
En 1969, au Riverside Telescope Makers Conference, les Sidewalk Astronomers présentent un Dobson de 610 mm (24 pouces) qui remporte le premier prix d’optique malgré sa simplicité extrême (et controversée, car non équatoriale et non destinée à l’astrophotographie). Cela marque le début de sa reconnaissance.
John Dobson insistait : ce n’était pas une « invention » révolutionnaire, mais une combinaison pratique pour que « tout le monde puisse voir l’Univers ». Il appelait ses instruments des « sidewalk telescopes ».
Le concept se répand rapidement aux États-Unis grâce aux ateliers de construction amateurs. Les clubs d’astronomie adoptent massivement ce design : un télescope de grand diamètre (300-400 mm ou plus) devient accessible pour quelques centaines de dollars ou un week-end de bricolage.
Dans les années 1980, des variantes apparaissent :
Les fabricants commerciaux (surtout à partir des années 1990-2000, avec des marques comme Sky-Watcher) industrialisent le concept avec des tubes métalliques, tout en conservant l’esprit low-cost. Aujourd’hui, les Dobson de 150 à 300 mm sont des best-sellers pour débutants et amateurs.
Le Dobson a démocratisé l’astronomie amateur en permettant des ouvertures inédites (jusqu’à plus de 1 m chez certains passionnés) à un coût raisonnable. Il reste optimisé pour l’observation visuelle du ciel profond, même si des ajouts modernes (GoTo, plateformes équatoriales, push-to) élargissent ses usages.
John Dobson a continué jusqu’à sa mort en 2014 (à 98 ans) à promouvoir l’astronomie publique, les conférences et une cosmologie non conventionnelle (il rejetait le Big Bang). Son legs : des millions de personnes ont pu observer le ciel grâce à sa vision.
Aujourd’hui, le Dobson est un pilier de l’astronomie amateur mondiale, du bricoleur au télescope commercial haut de gamme. Sa philosophie reste vivante : simplicité, accessibilité et émerveillement devant l’Univers.
Consulter le nouveau numéro de la lettre de l'Association d'Astronomie de Franche-Comté de Besançon (AAFC).
Les activité de l'association sont disponibles sur https://www.aafc.frLe rapport avec l’astronomie et l’astrophotographie est central et structurant dans Le Ciel a disparu. Le roman n’est pas un traité scientifique, mais une fiction poétique et politique qui prend appui sur des enjeux bien réels de ces disciplines.
L’astronomie et l’astrophotographie ne sont pas seulement des sciences ou des hobbies : elles représentent un lien ancestral de l’humain avec le cosmos, source de poésie, de philosophie et de sens. Le roman en fait un enjeu existentiel : en nous privant du ciel étoilé, on nous prive d’une part de notre humanité.
Le roman transforme un problème technique bien connu des astronomes (la menace des mégaconstellations sur le ciel nocturne) en une fable lyrique et urgente sur la perte de la beauté et de l’émerveillement. Il résonne particulièrement auprès des amateurs d’astronomie qui ont vu, ces dernières années, leurs sessions d’observation ou leurs photos altérées par les satellites.
Si vous pratiquez l’astrophotographie, ce roman risque de vous toucher (ou de vous agacer) fortement !
M101 (NGC 5457), aussi appelé galaxie du Moulinet, est une très vaste galaxie spirale intermédiaire relativement rapprochée, vue de face et située dans la constellation de la Grande Ourse. Elle a été découverte par l'astronome français Pierre Méchain en 1781.
L’Observatoire astronomique de Puimichel est un site unique en France, niché dans le petit village de Puimichel (04700), dans les Alpes-de-Haute-Provence (Hautes-Alpes au sens large de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Perché sur une colline dominant le village provençal, il constitue un haut lieu de l’astronomie amateur depuis plus de quarante ans. Il se distingue par son télescope géant accessible au public et par son rôle de centre de fabrication d’optiques de haute précision destinées au monde entier.
Tycho Brahe est l’un des plus grands astronomes de l’histoire avant l’invention du télescope. Né le 14 décembre 1546 et mort le 24 octobre 1601, il est célèbre pour la précision exceptionnelle de ses observations à l’œil nu, qui ont posé les bases de l’astronomie moderne.
Ses données d'observation exceptionnelles seront utilisées par son assistant Johannes Kepler, qui en tirera les lois de Kepler sur le mouvement des planètes (orbites elliptiques, etc.).
Son histoire, mélange de noblesse, d’excentricité, de drame et de génie scientifique, en fait l’un des personnages les plus attachants de la Renaissance.
Lire l'article sur notre Blog, une monographie sur Thyco Brahé, et l'article sur le livre "Le Temps de Thyco" de Nicolas Cavaillès.Plus de 10 000 satellites Starlink orbitent actuellement autour de la Terre. Nous les voyons sillonner le ciel nocturne , quelle que soit la distance où nous nous trouvons, et ils apparaissent en lettres capitales sur les images prises par les télescopes de recherche.
Ce phénomène dépend principalement de la latitude de l'observateur et de la géométrie du système Soleil-Terre-Lune. Depuis Dole dans le Jura (environ 47°N, latitude tempérée de l'hémisphère nord), un croissant de Lune quasiment horizontal (comme un « U ») peut se produire à certaines périodes de l'année, surtout quand la Lune est jeune (croissant du soir, juste après la Nouvelle Lune) ou vieille (croissant du matin), et particulièrement près des équinoxes ou en fonction de la saison.
Il y a près de mille ans, les astronomes ont été témoins de l'éclat d'une nouvelle étoile flamboyante dans le ciel : une supernova si brillante qu'elle était visible en plein jour pendant des semaines. Aujourd'hui, son vestige en expansion, la nébuleuse du Crabe, continue d'évoluer à 6 500 années-lumière de la Terre. Découverte grâce à Edwin Hubble, la nébuleuse a depuis été étudiée avec une précision remarquable par le télescope spatial Hubble de la NASA et de l'ESA, qui a récemment réobservé cette explosion millénaire afin de suivre son expansion et sa transformation continues.
A admirer sur le site AstroBin de Rodolphe.
Monsieur Michel Martin, ancien professeur, s'est éteint le 11 mars 2026 à Villette-lès-Dole (Jura), à l'âge de 82 ans.
Il était également membre actif de l'Université Ouverte de Dole, où il poursuivait son engagement dans la transmission des savoirs.
Que son souvenir perdure parmi tous ceux qui l'ont cotoyé, que ce soit autour d'un télescope ou dans les salles de cours.
Une brève et intense décharge d'énergie, détectée récemment, semble provenir des débris de galaxies en collision, selon une équipe internationale d'astronomes dirigée par des scientifiques de Penn State. Ce sursaut, baptisé GRB 230906A, a probablement été provoqué par la collision de deux étoiles à neutrons il y a des centaines de millions d'années et apporte aujourd'hui un éclairage nouveau sur la formation de certains des éléments les plus lourds de l'Univers.
Une étrange explosion venue de l'espace profond