Les Amis de l'Astronomie de Dole
12 mai 2026
La comète interstellaire nommée « 3I/Atlas » livre ses secrets
Les objets interstellaires sont un petit peu les étoiles filantes des astronomes professionnels. Ils sont rares, se déplacent à grande vitesse et on ne peut les voir briller qu’un moment. Le premier objet venu d’un autre système solaire jamais détecté, 1I/‘Oumuamua, a été découvert le 19 octobre 2017, mais les astronomes n’ont eu que deux petits mois pour l’étudier avant qu’il ne disparaisse définitivement des radars, en raison de sa faible luminosité et de sa petite taille. Le deuxième, 2I/Borisov, repéré le 30 août 2019, est resté visible quasiment neuf mois pour les meilleurs télescopes mondiaux. Dans ce contexte, on comprend un peu mieux la course dans laquelle se sont engagés les astronomes du monde entier lorsque a été découvert 3I/Atlas, le 1er juillet 2025.
Lire l'article Du Monde (réservé aux abonnés mais offert aux lecteur de ce Blog)
11 mai 2026
Le relevé Hubble ouvre la voie à une future observation de Roman près du centre de la Voie lactée
Cette image en proche infrarouge, issue du relevé VISTA VVV effectué depuis le sol, montre le bulbe galactique près de Sagittarius A* (prononcé « A étoile »), le trou noir situé au centre de la Voie lactée. La région, délimitée en blanc, présente cinq champs de vision superposés du télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA. Ces observations seront réalisées dans le cadre du relevé temporel du bulbe galactique (Galactic Bulge Time-Domain Survey) , l'un des trois principaux relevés communautaires de la NASA. Avant le lancement de ROMAN (cf. l'article sur notre Blog concernant ROMAN), une équipe de chercheurs avait tenté d'utiliser Hubble pour capturer les mêmes régions en prévision d'éventuels événements de microlentille gravitationnelle.
Ces événements provoquent une déformation de la lumière provenant d'un objet plus éloigné, lorsqu'une masse s'aligne précisément devant cet objet. Ces masses agissent donc comme des lentilles, courbant la lumière provenant d'objets situés derrière elles, tels que les étoiles d'arrière-plan. Dans ce cas, la lueur des étoiles densément regroupées au sein du bulbe galactique constituerait la source de lumière lointaine. Grâce aux observations du télescope Hubble, nous pouvons capturer les instants précédant ces événements de microlentille gravitationnelle, offrant ainsi aux astronomes un moyen de caractériser précisément les objets (étoiles, planètes et même trous noirs stellaires) qui provoquent ce phénomène en passant devant les étoiles du bulbe galactique.
Les lignes colorées représentant la zone d'observation de Hubble sont stylisées et représentent un grand nombre de pointages individuels.
Lire l'article de la NASA sur notre Blog
09 mai 2026
Un phare dans la poussière
Cette image prise par le télescope spatial James Webb, met en lumière Messier 77 (M77), une galaxie spirale barrée célèbre des astronomes pour sa relative proximité et ses caractéristiques spectaculaires. Elle se situe à 45 millions d'années-lumière, dans la constellation de la Baleine (Cetus). Cette nouvelle image, capturée par l'instrument infrarouge moyen (MIRI) du télescope Webb, révèle comme jamais auparavant ses bras spiraux tourbillonnants, la poussière de son disque et son noyau d'une brillance exceptionnelle.
Au cœur de M77 se trouve une région compacte de gaz chaud qui surpasse largement en luminosité le reste de la galaxie, dépassant même la capacité de collecte de lumière des caméras du télescope Webb. Il s'agit d'un noyau galactique actif (AGN), alimenté par le trou noir supermassif central de M77, huit millions de fois plus massif que notre Soleil. Le gaz des régions centrales de la galaxie est attiré par la forte gravité vers une orbite serrée et rapide autour du trou noir, où il entre en collision et s'échauffe, libérant d'énormes quantités de rayonnement.
Les lignes orange vif qui semblent rayonner du centre de M77 ne sont pas une caractéristique de la galaxie : il s'agit d'une distorsion due à la conception optique du télescope. Appelés pics de diffraction , ils sont créés par la légère déviation (ou « diffraction ») de la lumière intense émise par le noyau galactique actif (AGN) non résolu, au niveau des bords des panneaux hexagonaux du miroir du télescope Webb et autour de l'un des supports de son miroir secondaire. Cette structure caractéristique à six pointes et deux autres pointes est identique pour toutes les images prises par Webb. Pour que les pics de diffraction apparaissent, la source lumineuse doit être très brillante et très concentrée ; c'est pourquoi on les observe le plus souvent sur les étoiles. Mais dans certaines galaxies, comme ici, le noyau est suffisamment brillant et compact pour que des pics de diffraction apparaissent également.
M77 est non seulement connue pour son noyau galactique actif (AGN) facilement visible, mais aussi pour son intense activité de formation d'étoiles. L'image en proche infrarouge de M77 révèle une barre traversant sa région centrale, invisible sur les images en lumière visible. Cette barre est entourée d'un anneau brillant, appelé anneau de formation d'étoiles, formé par les extrémités internes des deux bras spiraux de M77. Les régions de formation d'étoiles dans les galaxies sont caractérisées par des taux de formation d'étoiles extrêmement élevés. Cet anneau, d'un diamètre de plus de 6 000 années-lumière, présente des sursauts de formation d'étoiles intenses et étendus, visibles sur cette image par les bulles orange denses qui l'entourent. La proximité relative de M77 avec la Terre fait de cet anneau de formation d'étoiles un exemple très bien étudié de ce phénomène.
Galaxie spirale active, le disque de M77 est rempli de gaz et de poussière, à la fois produits et carburant de la formation d'étoiles. L'instrument MIRI du télescope Webb complète notre observation de la galaxie en révélant la lueur des grains de poussière interstellaire émise à de plus grandes longueurs d'onde, ici en bleu. Cette poussière forme un immense vortex de filaments vaporeux et tourbillonnants, entrecoupés de cavités. Les bulles orangées lumineuses creusées par les amas d'étoiles nouvellement formés sont également bien visibles le long des bras de la galaxie.
Au-delà du champ de vision très précis du télescope Webb, les bras de M77 se rejoignent en un anneau étendu et ténu de gaz hydrogène, large de plusieurs milliers d'années-lumière, où se poursuit la formation d'étoiles. De vastes filaments de gaz hydrogène s'étendent à travers cet anneau et jusque dans l'espace intergalactique, formant une couche externe autour de la galaxie. En raison de l'aspect tentaculaire de ces filaments, M77 est également surnommée la Galaxie du Calmar.
Image et commentaires founis par l'ESA
08 mai 2026
Lettre de l'association d'Astronomie de Besançon (mai - juin 2026)
Consulter le nouveau numéro de la lettre de l'Association d'Astronomie de Franche-Comté de Besançon (AAFC).
Les activité de l'association sont disponibles sur https://www.aafc.fr04 mai 2026
Le télescope Hubble photographié par un autre satellite
À seulement 62 km de distance, la résolution de l’image est de 4 cm. Elle détaille les contours du vénérable observatoire cylindrique de la Nasa, long de 13 m, et bardé de deux paires de panneaux solaires. Son miroir de 2,5 m de diamètre se situe en bas à gauche sur la photo, tandis qu’à l’autre extrémité, au-delà des couches métalliques d’isolant thermique, le capot par lequel la lumière entre dans le tube est bien ouvert.
Hubble tourne actuellement autour de la Terre à 475 km d’altitude. Les satellites WorldView Legion de Vantor naviguent, eux, entre 507 et 530 km. Il s’agit donc là d’une photo prise de haut en bas, avec la Terre en arrière-plan. Basée dans le Colorado, l’entreprise Vantor (anciennement Maxar) est spécialisée dans l’observation de la surface de notre planète, notamment pour l’industrie de Défense et les renseignements militaires.
36 bougies orbitales
Lancé dans l’espace le 24 avril 1990, le télescope spatial Hubble a précisément 36 ans. Une longévité qui lui permet de constater par lui-même des changements dans les profondeurs du cosmos. La semaine dernière, il révélait l’expansion d’un jet de matière dans les volutes de la nébuleuse Trifide.
27 avril 2026
Le Ciel a Disparu d'Alain Blottière
Le rapport avec l’astronomie et l’astrophotographie est central et structurant dans Le Ciel a disparu. Le roman n’est pas un traité scientifique, mais une fiction poétique et politique qui prend appui sur des enjeux bien réels de ces disciplines.
L’astronomie et l’astrophotographie ne sont pas seulement des sciences ou des hobbies : elles représentent un lien ancestral de l’humain avec le cosmos, source de poésie, de philosophie et de sens. Le roman en fait un enjeu existentiel : en nous privant du ciel étoilé, on nous prive d’une part de notre humanité.
Le roman transforme un problème technique bien connu des astronomes (la menace des mégaconstellations sur le ciel nocturne) en une fable lyrique et urgente sur la perte de la beauté et de l’émerveillement. Il résonne particulièrement auprès des amateurs d’astronomie qui ont vu, ces dernières années, leurs sessions d’observation ou leurs photos altérées par les satellites.
Si vous pratiquez l’astrophotographie, ce roman risque de vous toucher (ou de vous agacer) fortement !
24 avril 2026
23 avril 2026
Image du jour : M101 par Fabien Pannaux
M101 (NGC 5457), aussi appelé galaxie du Moulinet, est une très vaste galaxie spirale intermédiaire relativement rapprochée, vue de face et située dans la constellation de la Grande Ourse. Elle a été découverte par l'astronome français Pierre Méchain en 1781.
22 avril 2026
Lyrides 2026 : quand observer cette sublime pluie d’étoiles filantes d’avril ?
Des poussières de comètes.
Dans de bonnes conditions (loin des lumières urbaines), il sera possible d’observer 15 à 20 étoiles filantes par heure, avec parfois des sursauts imprévisibles. Autre bonne nouvelle : la Lune, en croissant, restera relativement discrète cette année et ne devrait pas trop gêner l’observation.
Comment bien observer les Lyrides ?
Nul besoin de télescope : les étoiles filantes se regardent à l’œil nu. Quelques conseils simples à suivre :
- privilégier un ciel sombre, loin de la pollution lumineuse
- laisser ses yeux s’habituer à l’obscurité pendant 20 minutes
- regarder une large portion du ciel plutôt que fixer le radiant
Une pluie d’étoiles filantes vieille de 2700 ans !
Les Lyrides ne sont pas une découverte récente. Des archives chinoises mentionnent déjà ce phénomène il y a près de 2700 ans, décrivant un ciel où "les étoiles tombent comme la pluie". Leur nom vient de leur radiant, c’est-à-dire le point du ciel d’où semblent provenir les météores — un simple effet de perspective. Celui-ci se situe dans la constellation de la Lyre, près de l’étoile brillante Véga, même s’il dérive légèrement vers Hercule au fil des nuits.
A l’origine de ce spectacle, une comète discrète : C/1861 G1, dite Thatcher, découverte au XIXᵉ siècle. En s’approchant du Soleil, elle libère gaz et poussières, formant une traînée que la Terre traverse chaque année. Les particules, parfois à peine plus grosses qu’un grain de sable, entrent dans l’atmosphère à près de 48 km/s, s’échauffent et produisent ces traînées lumineuses éphémères.
La comète elle-même reste invisible aujourd’hui : avec une période orbitale d’environ 415 ans, elle ne reviendra dans notre voisinage qu’en… 2276.
(c) Sciences et Avenir
07 avril 2026
L’Observatoire astronomique de Puimichel et son atelier de polissage
L’Observatoire astronomique de Puimichel est un site unique en France, niché dans le petit village de Puimichel (04700), dans les Alpes-de-Haute-Provence (Hautes-Alpes au sens large de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Perché sur une colline dominant le village provençal, il constitue un haut lieu de l’astronomie amateur depuis plus de quarante ans. Il se distingue par son télescope géant accessible au public et par son rôle de centre de fabrication d’optiques de haute précision destinées au monde entier.
Lire l'article sur notre Blog et celui sur le Blog de Jean-Baptiste Feldmann
06 avril 2026
Vue d'Artemis II : Coucher de Terre
Coucher de Terre capturé par le hublot du vaisseau spatial Orion à 18h41 EDT, le 6 avril 2026, lors du survol de la Lune par l'équipage d'Artemis II. La Terre, d'un bleu pâle, parsemée de nuages blancs éclatants, se couche derrière la surface lunaire cratérisée. La partie sombre de la Terre est plongée dans la nuit. Du côté jour de la Terre, des nuages tourbillonnants sont visibles au-dessus de la région Australie-Océanie. Au premier plan, le cratère Ohm présente des bords en terrasses et un fond plat interrompu par des pics centraux – formés lorsque la surface a rebondi lors de l'impact qui a créé le cratère. Crédit image : NASA
05 avril 2026
Back to the Basics : Thyco Brahé
Tycho Brahe est l’un des plus grands astronomes de l’histoire avant l’invention du télescope. Né le 14 décembre 1546 et mort le 24 octobre 1601, il est célèbre pour la précision exceptionnelle de ses observations à l’œil nu, qui ont posé les bases de l’astronomie moderne.
Ses données d'observation exceptionnelles seront utilisées par son assistant Johannes Kepler, qui en tirera les lois de Kepler sur le mouvement des planètes (orbites elliptiques, etc.).
Son histoire, mélange de noblesse, d’excentricité, de drame et de génie scientifique, en fait l’un des personnages les plus attachants de la Renaissance.
Lire l'article sur notre Blog, une monographie sur Thyco Brahé, et l'article sur le livre "Le Temps de Thyco" de Nicolas Cavaillès.28 mars 2026
Un million de nouveaux satellites SpaceX vont détruire le ciel nocturne — pour tous les habitants de la Terre.
Plus de 10 000 satellites Starlink orbitent actuellement autour de la Terre. Nous les voyons sillonner le ciel nocturne , quelle que soit la distance où nous nous trouvons, et ils apparaissent en lettres capitales sur les images prises par les télescopes de recherche.
SpaceX a récemment annoncé son intention de lancer un million de satellites supplémentaires de ce type, qui serviront de centres de données orbitaux pour la puissance de calcul de l'IA .
Il y a quelques années, nous avons publié un article prédisant à quoi ressemblerait le ciel nocturne avec 65 000 satellites répartis dans quatre mégaconstellations en projet : Starlink de SpaceX, Kuiper (désormais Leo) d’Amazon, OneWeb au Royaume-Uni et Guowang en Chine. Nous avons calibré nos modèles à partir d’ observations de véritables satellites Starlink et sommes parvenus à une prédiction surprenante : un point visible sur 15 dans le ciel nocturne serait un satellite, et non une étoile.
Un million de satellites, ce serait bien pire.
Francis Rocard, astrophysicien : « Il faudra bien songer à aller récupérer les échantillons recueillis sur Mars »
Lire l'article du journal Le Monde
27 mars 2026
Image du jour : la Galaxie du Moulinet, par Rodolphe Goldsztejn
M 101, ou la galaxie du Moulinet (“Pinwheel”) dans la constellation de la Grande Ourse est située à environ 22 millions d’années-lumière. C’est une cible très populaire car assez facile à photographier, elle est lumineuse et apparemment “grande”, environ 30 minutes d’arc, soit quasiment la taille de la pleine Lune.
M 101 est une galaxie spirale, que l’on voit presque de face; sa taille est de l’ordre de deux fois celle de notre propre galaxie, la Voie Lactée. La dominante de couleur bleu est le témoin visuel de la grande quantité de zones de formation de nouvelles étoiles.
L’image a été réalisée à partir d’un peu moins de 5 heures de pose au foyer d’un télescope Celestron 8 et d’une caméra CCD.
Les détails d’acquisition de cette image sont visibles sur la page RodAstro et la page AstroBin de Rodoplphe.
26 mars 2026
Back to the basics : pourquoi peut-on voir depuis Dole un croissant de Lune quasiment horizontal
Ce phénomène dépend principalement de la latitude de l'observateur et de la géométrie du système Soleil-Terre-Lune. Depuis Dole dans le Jura (environ 47°N, latitude tempérée de l'hémisphère nord), un croissant de Lune quasiment horizontal (comme un « U ») peut se produire à certaines périodes de l'année, surtout quand la Lune est jeune (croissant du soir, juste après la Nouvelle Lune) ou vieille (croissant du matin), et particulièrement près des équinoxes ou en fonction de la saison.
24 mars 2026
Un système solaire en formation ? Deux planètes en train de se former repérées dans le disque d'une jeune étoile
« WISPIT 2 nous offre le meilleur aperçu de notre propre passé dont nous disposions jusqu’à présent », déclare Chloe Lawlor, doctorante à l’université de Galway, en Irlande, et autrice principale de l’étude publiée aujourd’hui dans The Astrophysical Journal Letters.
23 mars 2026
Image du jour : M106 par Fabien Pannaux
Hubble retourne à la nébuleuse du Crabe pour suivre 25 ans d'expansion
Il y a près de mille ans, les astronomes ont été témoins de l'éclat d'une nouvelle étoile flamboyante dans le ciel : une supernova si brillante qu'elle était visible en plein jour pendant des semaines. Aujourd'hui, son vestige en expansion, la nébuleuse du Crabe, continue d'évoluer à 6 500 années-lumière de la Terre. Découverte grâce à Edwin Hubble, la nébuleuse a depuis été étudiée avec une précision remarquable par le télescope spatial Hubble de la NASA et de l'ESA, qui a récemment réobservé cette explosion millénaire afin de suivre son expansion et sa transformation continues.
Nébuleuse du Crabe (image Hubble 2024). Crédit : NASA, ESA, STScI, W. Blair (JHU). Traitement d'images : J. DePasquale (STScI)
Un quart de siècle après ses premières observations complètes de la nébuleuse du Crabe, le télescope spatial Hubble a porté un nouveau regard sur ce rémanent de supernova. La nébuleuse du Crabe est
L’Europe s’empare de la défense planétaire
Le compte à rebours a commencé ! Au printemps 2028, l’Agence spatiale européenne (Esa) lancera une nouvelle mission, Ramses1. Mené en collaboration avec la Jaxa, l’agence spatiale japonaise, ce projet vise à étudier l’un des évènements astronomiques les plus attendus de la prochaine décennie : le passage de l’astéroïde Apophis tout près de la Terre, le vendredi 13 avril 2029. Ce jour-là, ce corps céleste frôlera notre planète à seulement 31 600 km, une distance inférieure à celle où orbitent les satellites géostationnaires de télécommunication (36 000 km environ).
La Russie reprend l'utilisation du site de lancement spatial endommagé lors de l'accident
Le site 31 était le seul pas de tir opérationnel de la Russie pour les missions habitées vers la Station spatiale internationale (ISS). Une partie du site de lancement s'est effondrée lors du décollage du Soyouz MS-28 en novembre dernier, empêchant temporairement la Russie d'envoyer des cosmonautes dans l'espace. Les réparations sur la partie endommagée du site se sont achevées au début du mois, selon Roscosmos.
Des images diffusées dimanche ont montré la Russie lançant le vaisseau cargo sans équipage Progress MS-33 vers l'ISS depuis le site 31. « Le vol est normal », a déclaré un commentateur de l'agence spatiale russe Roscosmos dans la vidéo. L'agence spatiale américaine NASA a publié sur X un message indiquant qu'une antenne du vaisseau Progress utilisée pour l'amarrage ne s'était pas déployée comme prévu. « Tous les autres systèmes fonctionnent comme prévu et le vaisseau Progress poursuivra sa route vers l'amarrage prévu », a écrit la NASA.
Le cosmodrome de Baïkonour est situé au Kazakhstan, mais il est utilisé par la Russie dans le cadre d'un bail qui court au moins jusqu'en 2050. Autrefois considéré comme un pionnier de l'exploration spatiale, le programme spatial russe a connu de nombreux revers depuis la chute de l'Union soviétique, notamment la perte de son premier atterrisseur lunaire en près de 50 ans en 2023.
21 mars 2026
Image du jour : NGC 5033, la galaxie du Crabe, par Rodolphe Goldsztejn
NGC 5033, la galaxie du Crabe dans les Chiens de Chasse, faite le 20 mars 2026 au C8, depuis Bonlieu (Jura).
Sa taille est de 11 minutes d’arc…
A admirer sur le site AstroBin de Rodolphe.
20 mars 2026
Image du jour : nouvelle vue de la galaxie du Hamburger par Rodolphe Goldsztejn
L’image a été réalisée à partir de près de 7 heures de pose au foyer d’un télescope Celestron 8 et d’une caméra CCD. Le vent était de la partie en première partie de nuit ce qui a conduit à éliminer une grande proportion des poses à cause d’étoiles pâteuses : capture depuis la Région des Lacs (Jura), nuit du 19 mars 2026, Celestron 8, caméra CCD et filtres LRGB, 7 heures d’exposition réparties sur les 4 filtres.
16 mars 2026
Les cinq molécules à la base de l’ADN retrouvées dans les échantillons de l’astéroïde Ryugu
L’astéroïde Ryugu photographie par Hayabusa-2, le 3 octobre 2018. CNES/JAXA
Dans une nouvelle étude parue lundi 16 mars dans la revue Nature Astronomy, une équipe de neuf scientifiques japonais affirme avoir formellement identifié les cinq nucléotides qui forment les briques de l’ADN et de l’ARN, deux molécules présentes dans la quasi-intégralité des organismes vivants sur Terre et qui codent leur information génétique. Plus précisément, les chercheurs ont détecté les bases azotées des nucléotides que sont l’adénine, la guanine, la cytosine et la thymine, plus l’uracile, qui remplace la thymine dans l’ARN.
Lire l'article Du Monde (réservé aux abonnés, offert ici) et aussi l'article de l'AFP
12 mars 2026
In mémoriam : La tête dans les étoiles sur RCF avec M. Michel Martin
Décès de M. Michel Martin du Club d'Astronomie de Dole
Monsieur Michel Martin, ancien professeur, s'est éteint le 11 mars 2026 à Villette-lès-Dole (Jura), à l'âge de 82 ans.
Passionné d'astronomie, il a été pendant de nombreuses années un membre très actif et un animateur dévoué du Club d'Astronomie de Dole (également connu sous le nom des Pléiades), rattaché à la MJC de Dole. Il en a été président et une figure centrale pendant longtemps, partageant son enthousiasme pour les étoiles, organisant des observations, des initiations et des conférences. Il a contribué à faire découvrir le ciel nocturne à de nombreux habitants du territoire dolois, notamment lors d'événements comme les Nuits des Étoiles, intervenant dans des émissions radio (comme sur RCF Franche-Comté où il parlait des constellations).
Il était également membre actif de l'Université Ouverte de Dole, où il poursuivait son engagement dans la transmission des savoirs.
Que son souvenir perdure parmi tous ceux qui l'ont cotoyé, que ce soit autour d'un télescope ou dans les salles de cours.
Le Club d'Astronomie Les Pléiades de la MJC de Dole anime une observation publique le 21 mars 2026
Dans l’après-midi, de 14h30 à 18h, il sera proposé de regarder le soleil avec du matériel dédié, et le soir à partir de 20h, d'explorer la voûte céleste, avec au programme :
- repérage des constellations des ciels d'hiver (Orion, ...) et de Printemps (Lion, ...)
- observation du fin croissant lunaire (et sa lumière cendrée)
- observation des planètes Jupiter (et ses 4 principaux satellites) & Uranus (qui sera à la limite de la visibilité à l’œil nu)
- pointage et observation des objets du ciel profond (amas d'étoiles, nébuleuses et galaxies)
Possibilité d'apporter instrument pour pratiquer avec en partage avec tous.
La manifestation est libre et gratuite, destinée à tout public.
Si le temps n’est pas compatible avec l’observation, une modification de l'article sur le site du Club (ici) sera faite le matin du 21 mars annonçant le cas échéant l’annulation .
Lire l'article sur le Blog du Club
11 mars 2026
Des annotations de Galilée découvertes sur le traité d’astronomie de Ptolémée
Suivre la pensée de Galilée en mouvement – et quel mouvement ! C’est ce que nous propose cet exemplaire du célèbre traité d’astronomie de Claude Ptolémée, l’Almageste, écrit au IIe siècle de notre ère. Sur les marges de gauche et de droite de cette édition, imprimée à Bâle en 1551, nous pouvons voir d’intrigantes annotations serrées. Elles ont été tracées de la main même du génial savant italien de la Renaissance, vers 1590.
Lire l'article du journal Le Monde (réservé aux abonné mais qui vous est offert)
10 mars 2026
Une étrange explosion cosmique due à la collision de galaxies met en lumière des éléments lourds
Une brève et intense décharge d'énergie, détectée récemment, semble provenir des débris de galaxies en collision, selon une équipe internationale d'astronomes dirigée par des scientifiques de Penn State. Ce sursaut, baptisé GRB 230906A, a probablement été provoqué par la collision de deux étoiles à neutrons il y a des centaines de millions d'années et apporte aujourd'hui un éclairage nouveau sur la formation de certains des éléments les plus lourds de l'Univers.
Une étrange explosion venue de l'espace profondLe signal, détecté pour la première fois par le satellite Fermi de la NASA en septembre 2023, appartenait à une classe particulière de sursauts gamma courts, des explosions si puissantes qu'elles éclipsent brièvement des galaxies entières.
L'Agence spatiale européenne enquête sur la boule de feu qui a frappé une maison allemande
L'Agence spatiale européenne a annoncé enquêter sur une boule de feu qui a traversé le ciel européen ce week-end avant de perforer, semble-t-il, le toit d'une maison allemande, y créant un trou de la taille d'un ballon de football.
Crédit : ALLSKY7 / Bernd Klemt – AMS76 Herkenrath/DE
09 mars 2026
Les galaxies du jour par Rodolphe Goldsztejn
NGC 4725, NGC 4712 à sa gauche, et NGC 4747 en bas à droite
A admirer aussi sur la page AstroBin de Rodolphe
08 mars 2026
Image du jour : M106 par Rodolphe Goldsztejn
Les détails d’acquisition de cette image sont visibles à la page AstroBin de Rodolphe.
04 mars 2026
Rodolphe Goldsztejn s'inscrit en faux contre cette idée reçue : "On ne pas faire d'astrophotographie les nuits de pleine Lune."
Rodolophe démontre le contraire, au travers de cette photo capturée par le 3 mars 2026, nuit de pleine Lune (visible aussi sur sa page AstroBin):
Capture réalisée près de Dole (Jura), nuit du 3 mars 2026, lunette de 130mm, caméra CMOS équipée de filtres LRGB - 8 heures d'exposition cumulées.
Il s'agit de la nébuleuse de Coddington, IC 2574, une belle galaxie dans la constellation de la Grande Ourse. Sa luminosité est très faible, magnitude de 14,7, on ne l'aperçoit pas dans un instrument d'amateur (en visuel) ou alors dans des conditions exceptionnelles avec un instrument tout aussi exceptionnel.
Evidemment, on ne va pas photographier dans une zone toute proche de la Lune, mais si on s'en écarte suffisamment, 60° ou plus, alors c'est "faisable". Les occasions d'observation sont tellement rares, alors... il ne faut pas hésiter.
Lettre de l'association d'Astronomie de Besançon (mars - avril 2026)
Consulter le nouveau numéro de la lettre de l'Association d'Astronomie de Franche-Comté de Besançon (AAFC).
Les activité de l'association sont disponibles sur https://www.aafc.fr03 mars 2026
Image du jour : NGC 2903 par Rodolphe Goldsztejn
C’est une galaxie barrée, laquelle barre est bien visible au centre du tourbillon. NGC 2903 est isolée dans son environnement, c’est-à-dire qu’elle ne subit aucune influence gravitationnelle de la part d’autres galaxies. Elle flotte dans l’espace, en quelque sorte.
L’image est extraite d’un champ beaucoup plus large (cf. page RodAstro de Rodolphe) : capture depuis Dole (Brevans), dans la nuit du 24 février 2026, avec lunette 130 mm, caméra CMOS et filtres LRGB, pendant 8 heures d’exposition réparties sur les 4 filtres ; les détails d’acquisition de cette image sont aussi visibles à la page AstroBin de Rodolphe.
02 mars 2026
Un faucon cosmique
L'image montre la nébuleuse RCW 36, située à environ 2 300 années-lumière dans la constellation des Voiles. Par une curieuse coïncidence, cette nébuleuse, qui ressemble à un faucon, a également été photographiée par un faucon : l' instrument HAWK-I du VLT. Si les étoiles les plus visibles sur cette image sont les jeunes étoiles massives et brillantes, les astronomes à l'origine de cette image s'intéressent en réalité davantage aux naines brunes, des étoiles très peu lumineuses et invisibles, « des objets incapables de fusionner l'hydrogène en leur cœur », explique Afonso do Brito do Vale, doctorant à l'Instituto de Astrofísica e Ciências do Espaço (Portugal) et au Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux (France), et principal auteur d' un article récent présentant cette image.
HAWK-I est parfaitement adapté à cette tâche. Il observe dans l'infrarouge, longueur d'onde où ces étoiles froides et ratées sont plus facilement repérables, et il peut corriger la turbulence atmosphérique grâce à l'optique adaptative , fournissant ainsi des images nettes comme celle-ci. Outre des données inestimables pour comprendre la formation des naines brunes, l'étude a produit une image saisissante d'« étoiles massives repoussant les nuages de gaz et de poussière qui les entourent, presque comme un animal brisant sa coquille pour la première fois », comme le décrit Brito do Vale. Qui sait, peut-être que le faucon cosmique veille sur ses jeunes étoiles, les protégeant de leur éclosion.
Fourni par l'ESO
28 février 2026
26 février 2026
Le télescope Webb de la NASA examine la nébuleuse du Crâne
La nébuleuse PMR 1 est un nuage de gaz et de poussière qui ressemble étrangement à un cerveau enfermé dans une boîte crânienne transparente, d'où son surnom de « nébuleuse du crâne exposé ». Le télescope Webb a capturé ses caractéristiques inhabituelles en lumière infrarouge proche et moyen. La nébuleuse avait été révélée pour la première fois en infrarouge par le télescope spatial Spitzer de la NASA, prédécesseur de Webb et aujourd'hui hors service, il y a plus de dix ans. Les instruments de pointe de Webb révèlent des détails qui accentuent l'apparence cérébrale de la nébuleuse.
Bien que cette nébuleuse recèle encore bien des mystères, il est clair qu'elle est créée par une étoile proche de la fin de sa vie. En fin de vie, les étoiles expulsent leurs couches externes. C'est un processus dynamique et relativement rapide à l'échelle cosmique. Le télescope Weber a capturé un instant du déclin de cette étoile. Son destin final dépendra de sa masse, encore inconnue. Si elle est suffisamment massive, elle explosera en supernova. Une étoile de type solaire, moins massive, continuera à perdre des couches jusqu'à ce qu'il ne reste plus que son noyau sous la forme d'une naine blanche dense, qui se refroidira au fil des éons.
Fourni par la NASA
25 février 2026
Image du jour : la galaxie NGC 2403 dans la Girafe, par Rodolphe Goldsztejn
La galaxie NGC 2403 dans la Girafe captée par Rodolphe à Brevans (Dole, Jura) le 24 février 2026 par une belle nuit
après tant de jours maussades, visible aussi sur son site AstroBin






