05 janvier 2026

Cette enquête donne aux astronomes matière à réflexion.

La formation d'une étoile est un processus complexe et peu efficace. Selon les connaissances actuelles, une pouponnière d'étoiles doit présenter une densité minimale de gaz et de poussière pour qu'une étoile puisse s'y former. Seuls 1 à 2 % du gaz et de la poussière contenus dans ces nuages ​​sont utilisés pour l'allumage d'une étoile. Mais des régions encore plus denses pourraient-elles être plus efficaces pour la formation d'étoiles ?

L'ESO présente ici GAL316, l'une des nombreuses pouponnières d'étoiles observées par une équipe d'astronomes pour répondre à cette question. Cette région fait partie du projet CAFFEINE – un outil précieux pour les astronomes – réalisé grâce à la caméra ArTéMiS de l'Atacama Pathfinder Experiment ( APEX ), un radiotélescope situé sur le plateau de Chajnantor. Désormais exploité par l'Institut Max Planck de radioastronomie, ce télescope capte la faible lueur des nuages ​​de gaz froid, visible ici sous forme d'une lueur bleue. Cette lueur a été superposée à un fond étoilé capturé par le télescope VISTA de l'ESO.

Les résultats de l'étude montrent que, contrairement aux astronomes, qui deviennent plus efficaces avec un peu de caféine, les régions les plus denses observées grâce à cette étude CAFFEINE ne semblent pas plus efficaces pour produire des étoiles que n'importe quelle autre pouponnière d'étoiles au-dessus de la densité minimale.