26 mars 2026

Back to the basics : comment peut-on voir depuis Dole un croissant de Lune quasiment horizontal

Ce phénomène dépend principalement de la latitude de l'observateur et de la géométrie du système Soleil-Terre-Lune. Depuis Dole dans le Jura (environ 47°N, latitude tempérée de l'hémisphère nord), un croissant de Lune quasiment horizontal (comme un « U ») peut se produire à certaines périodes de l'année, surtout quand la Lune est jeune (croissant du soir, juste après la Nouvelle Lune) ou vieille (croissant du matin), et particulièrement près des équinoxes ou en fonction de la saison.


Depuis Dole le 26/03/2026 à 202h20 (Stellarium)

Lire l'article sur notre Blog

24 mars 2026

Un système solaire en formation ? Deux planètes en train de se former repérées dans le disque d'une jeune étoile

Des astronomes ont observé la formation de deux planètes dans le disque entourant une jeune étoile baptisée WISPIT 2. Après avoir déjà détecté une planète, l'équipe a désormais utilisé les télescopes de l'Observatoire Européen Austral (ESO) pour confirmer la présence d'une seconde planète. Ces observations, ainsi que la structure unique du disque entourant l'étoile, suggèrent que le système WISPIT 2 pourrait ressembler à un jeune système solaire.

Images prises par le VLT de deux planètes en formation autour de la jeune étoile WISPIT 2 (Crédit: ESO/C. Lawlor, R. F. van Capelleveen et al.)

« WISPIT 2 nous offre le meilleur aperçu de notre propre passé dont nous disposions jusqu’à présent », déclare Chloe Lawlor, doctorante à l’université de Galway, en Irlande, et autrice principale de l’étude publiée aujourd’hui dans The Astrophysical Journal Letters.

23 mars 2026

Image du jour : M106 par Fabien Pannaux

 


M106 dans les Chiens de Chasse
(Poses cumulées de 170 minutes le 22 mars 2025 depuis Dole, avec un Seestar 50)

Hubble retourne à la nébuleuse du Crabe pour suivre 25 ans d'expansion

 Il y a près de mille ans, les astronomes ont été témoins de l'éclat d'une nouvelle étoile flamboyante dans le ciel : une supernova si brillante qu'elle était visible en plein jour pendant des semaines. Aujourd'hui, son vestige en expansion, la nébuleuse du Crabe, continue d'évoluer à 6 500 années-lumière de la Terre. Découverte grâce à Edwin Hubble, la nébuleuse a depuis été étudiée avec une précision remarquable par le télescope spatial Hubble de la NASA et de l'ESA, qui a récemment réobservé cette explosion millénaire afin de suivre son expansion et sa transformation continues.



Nébuleuse du Crabe (image Hubble 2024). Crédit : NASA, ESA, STScI, W. Blair (JHU). Traitement d'images : J. DePasquale (STScI)

Un quart de siècle après ses premières observations complètes de la nébuleuse du Crabe, le télescope spatial Hubble a porté un nouveau regard sur ce rémanent de supernova. La nébuleuse du Crabe est 
le vestige de SN 1054, située à 6 500 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Taureau.

L’Europe s’empare de la défense planétaire

La mission Ramses sera lancée vers l’astéroïde Apophis en 2028. Elle est la pierre angulaire d’un programme de défense planétaire contre le risque de collision avec des corps géocroiseurs.


Le compte à rebours a commencé ! Au printemps 2028, l’Agence spatiale européenne (Esa) lancera une nouvelle mission, Ramses1. Mené en collaboration avec la Jaxa, l’agence spatiale japonaise, ce projet vise à étudier l’un des évènements astronomiques les plus attendus de la prochaine décennie : le passage de l’astéroïde Apophis tout près de la Terre, le vendredi 13 avril 2029. Ce jour-là, ce corps céleste frôlera notre planète à seulement 31 600 km, une distance inférieure à celle où orbitent les satellites géostationnaires de télécommunication (36 000 km environ).

Lire l'article du journal du CNRS

La Russie reprend l'utilisation du site de lancement spatial endommagé lors de l'accident

La Russie a lancé une fusée depuis le site 31 du cosmodrome de Baïkonour pour la première fois depuis qu'elle a été endommagée lors d'un décollage en novembre dernier, comme l'ont montré dimanche des images de l'agence spatiale russe Roscosmos.


Le site 31 était le seul pas de tir opérationnel de la Russie pour les missions habitées vers la Station spatiale internationale (ISS). Une partie du site de lancement s'est effondrée lors du décollage du Soyouz MS-28 en novembre dernier, empêchant temporairement la Russie d'envoyer des cosmonautes dans l'espace. Les réparations sur la partie endommagée du site se sont achevées au début du mois, selon Roscosmos.

Des images diffusées dimanche ont montré la Russie lançant le vaisseau cargo sans équipage Progress MS-33 vers l'ISS depuis le site 31. « Le vol est normal », a déclaré un commentateur de l'agence spatiale russe Roscosmos dans la vidéo. L'agence spatiale américaine NASA a publié sur X un message indiquant qu'une antenne du vaisseau Progress utilisée pour l'amarrage ne s'était pas déployée comme prévu. « Tous les autres systèmes fonctionnent comme prévu et le vaisseau Progress poursuivra sa route vers l'amarrage prévu », a écrit la NASA.

Le cosmodrome de Baïkonour est situé au Kazakhstan, mais il est utilisé par la Russie dans le cadre d'un bail qui court au moins jusqu'en 2050. Autrefois considéré comme un pionnier de l'exploration spatiale, le programme spatial russe a connu de nombreux revers depuis la chute de l'Union soviétique, notamment la perte de son premier atterrisseur lunaire en près de 50 ans en 2023.

21 mars 2026

Image du jour : NGC 5033, la galaxie du Crabe, par Rodolphe Goldsztejn

 


NGC 5033, la galaxie du Crabe dans les Chiens de Chasse, faite le 20 mars 2026 au C8, depuis Bonlieu (Jura).
Sa taille est de 11 minutes d’arc…

A admirer sur le site AstroBin de Rodolphe.

Image du jour : M81 par Fabien Pannaux

 

Prise depuis Dole (Jura) en 3 h d'exposition avec un Systar 50

20 mars 2026

Image du jour : nouvelle vue de la galaxie du Hamburger par Rodolphe Goldsztejn


La galaxie du Hamburger appelée aussi galaxie de Sarah (NGC 3628)... Toujours aussi époustouflant !

NGC 3628, ou la galaxie du Hamburger dans la constellation du Lion fait partie du fameux Triplet du Lion. Elle est située à environ 32 millions d’années-lumière. C’est une galaxie barrée, que l’on voit de profil, par la tranche. C’est le troisième membre du Triplet du Lion, formé avec M 65 et M 66.

L’image a été réalisée à partir de près de 7 heures de pose au foyer d’un télescope Celestron 8 et d’une caméra CCD. Le vent était de la partie en première partie de nuit ce qui a conduit à éliminer une grande proportion des poses à cause d’étoiles pâteuses : capture depuis la Région des Lacs (Jura), nuit du 19 mars 2026, Celestron 8, caméra CCD et filtres LRGB, 7 heures d’exposition réparties sur les 4 filtres.

A admirer sur le site RodAstro et le site AstroBin de Rodolphe qui avait déjà partagé sur ce Blog une vue de cette galaxie en 2024.

16 mars 2026

Les cinq molécules à la base de l’ADN retrouvées dans les échantillons de l’astéroïde Ryugu

Des travaux de scientifiques japonais, publiés dans « Nature Astronomy » lundi 16 mars, suggèrent que les petits corps ont pu contribuer à l’émergence de la vie sur Terre.


L’astéroïde Ryugu photographie par Hayabusa-2, le 3 octobre 2018. CNES/JAXA


Les 5,4 grammes d’échantillons de l’astéroïde Ryugu rapportés par la mission japonaise Hayabusa-2 en décembre 2020 continuent lentement de livrer leurs secrets, au gré des analyses faites sur Terre par les laboratoires qui ont la chance de les étudier.

Dans une nouvelle étude parue lundi 16 mars dans la revue Nature Astronomy, une équipe de neuf scientifiques japonais affirme avoir formellement identifié les cinq nucléotides qui forment les briques de l’ADN et de l’ARN, deux molécules présentes dans la quasi-intégralité des organismes vivants sur Terre et qui codent leur information génétique. Plus précisément, les chercheurs ont détecté les bases azotées des nucléotides que sont l’adénine, la guanine, la cytosine et la thymine, plus l’uracile, qui remplace la thymine dans l’ARN.

Lire l'article Du Monde (réservé aux abonnés, offert ici) et aussi l'article de l'AFP

Image du jour : NGC 6946 (Galaxie des feux d'artifice) par Rodolphe Goldsztejn

 

12 mars 2026

In mémoriam : La tête dans les étoiles sur RCF avec M. Michel Martin


Emissions animées par Pierre Viallet, Nicolas Rossetto et Michel Martin du Club d'Astronomie de Dole Les Pléiades.

Décès de M. Michel Martin du Club d'Astronomie de Dole

Monsieur Michel Martin, ancien professeur, s'est éteint le 11 mars 2026 à Villette-lès-Dole (Jura), à l'âge de 82 ans.


Passionné d'astronomie, il a été pendant de nombreuses années un membre très actif et un animateur dévoué du Club d'Astronomie de Dole (également connu sous le nom des Pléiades), rattaché à la MJC de Dole. Il en a été président et une figure centrale pendant longtemps, partageant son enthousiasme pour les étoiles, organisant des observations, des initiations et des conférences. Il a contribué à faire découvrir le ciel nocturne à de nombreux habitants du territoire dolois, notamment lors d'événements comme les Nuits des Étoiles, intervenant dans des émissions radio (comme sur RCF Franche-Comté où il parlait des constellations).

Il était également membre actif de l'Université Ouverte de Dole, où il poursuivait son engagement dans la transmission des savoirs.

Que son souvenir perdure parmi tous ceux qui l'ont cotoyé, que ce soit autour d'un télescope ou dans les salles de cours.

Le Club d'Astronomie Les Pléiades de la MJC de Dole anime une observation publique le 21 mars 2026

À l'occasion de l'événement des Nuits de l'Équinoxe, le Club d'Astronomie de Dole propose une journée d'observation du ciel, le samedi 21 Mars prochain sur son terrain au 188, rue du Boichot.


Dans l’après-midi, de 14h30 à 18h, il sera proposé de regarder le soleil avec du matériel dédié, et le soir à partir de 20h, d'explorer la voûte céleste, avec au programme :
- repérage des constellations des ciels d'hiver (Orion, ...) et de Printemps (Lion, ...)
- observation du fin croissant lunaire (et sa lumière cendrée)
- observation des planètes Jupiter (et ses 4 principaux satellites) & Uranus (qui sera à la limite de la visibilité à l’œil nu)
- pointage et observation des objets du ciel profond (amas d'étoiles, nébuleuses et galaxies)

Possibilité d'apporter instrument pour pratiquer avec en partage avec tous.

La manifestation est libre et gratuite, destinée à tout public.
Si le temps n’est pas compatible avec l’observation, une modification de l'article sur le site du Club (ici) sera faite le matin du 21 mars annonçant le cas échéant l’annulation .

Lire l'article sur le Blog du Club

11 mars 2026

Des annotations de Galilée découvertes sur le traité d’astronomie de Ptolémée

En janvier, des notes figurant en marge d’une édition de l’« Almageste », écrit au IIᵉ siècle de notre ère par l’astronome grec, ont été identifiées comme étant de la main du savant italien. De quoi mieux comprendre le cheminement de sa pensée, qui le conduira à défendre le modèle héliocentrique de l’Univers.

Suivre la pensée de Galilée en mouvement – et quel mouvement ! C’est ce que nous propose cet exemplaire du célèbre traité d’astronomie de Claude Ptolémée, l’Almageste, écrit au IIe siècle de notre ère. Sur les marges de gauche et de droite de cette édition, imprimée à Bâle en 1551, nous pouvons voir d’intrigantes annotations serrées. Elles ont été tracées de la main même du génial savant italien de la Renaissance, vers 1590.

Lire l'article du journal Le Monde (réservé aux abonné mais qui vous est offert)

10 mars 2026

Une étrange explosion cosmique due à la collision de galaxies met en lumière des éléments lourds

Une brève et intense décharge d'énergie, détectée récemment, semble provenir des débris de galaxies en collision, selon une équipe internationale d'astronomes dirigée par des scientifiques de Penn State. Ce sursaut, baptisé GRB 230906A, a probablement été provoqué par la collision de deux étoiles à neutrons il y a des centaines de millions d'années et apporte aujourd'hui un éclairage nouveau sur la formation de certains des éléments les plus lourds de l'Univers.

Une étrange explosion venue de l'espace profond

Le signal, détecté pour la première fois par le satellite Fermi de la NASA en septembre 2023, appartenait à une classe particulière de sursauts gamma courts, des explosions si puissantes qu'elles éclipsent brièvement des galaxies entières.

Lire l'article sur notre Blog fourni par l'université d'État de Pennsylvanie, et aussi celui diffusé par la NASA : "La NASA découvre une collision stellaire extrême dans un endroit improbable."

L'Agence spatiale européenne enquête sur la boule de feu qui a frappé une maison allemande

L'Agence spatiale européenne a annoncé enquêter sur une boule de feu qui a traversé le ciel européen ce week-end avant de perforer, semble-t-il, le toit d'une maison allemande, y créant un trou de la taille d'un ballon de football.


Crédit : ALLSKY7 / Bernd Klemt – AMS76 Herkenrath/DE

Lire l'article sur notre Blog

09 mars 2026

Les galaxies du jour par Rodolphe Goldsztejn

 

Images captées le 8 mars 2026 depuis Dole (Brevans, Jura)
NGC 4725, NGC 4712 à sa gauche, et  NGC 4747 en bas à droite
A admirer aussi sur la page AstroBin de Rodolphe 

04 mars 2026

Rodolphe Goldsztejn s'inscrit en faux contre cette idée reçue : "On ne pas faire d'astrophotographie les nuits de pleine Lune."

Il est généralement conseillé soit d'attendre une période plus favorable, soit d'utiliser des filtres à bande étroite (S,H et O par exemple).

Rodolophe démontre le contraire, au travers de cette photo capturée par le 3 mars 2026, nuit de pleine Lune (visible aussi sur sa page AstroBin):


Capture réalisée près de Dole (Jura), nuit du 3 mars 2026, lunette de 130mm, caméra CMOS équipée de filtres LRGB - 8 heures d'exposition cumulées.

Il s'agit de la nébuleuse de Coddington, IC 2574, une belle galaxie dans la constellation de la Grande Ourse. Sa luminosité est très faible, magnitude de 14,7, on ne l'aperçoit pas dans un instrument d'amateur (en visuel) ou alors dans des conditions exceptionnelles avec un instrument tout aussi exceptionnel.

Evidemment, on ne va pas photographier dans une zone toute proche de la Lune, mais si on s'en écarte suffisamment, 60° ou plus, alors c'est "faisable". Les occasions d'observation sont tellement rares, alors... il ne faut pas hésiter.