11 mai 2026

Le relevé Hubble ouvre la voie à une future observation de Roman près du centre de la Voie lactée


Cette image en proche infrarouge, issue du relevé VISTA VVV effectué depuis le sol, montre le bulbe galactique près de Sagittarius A* (prononcé « A étoile »), le trou noir situé au centre de la Voie lactée. La région, délimitée en blanc, présente cinq champs de vision superposés du télescope spatial Nancy Grace Roman de la NASA. Ces observations seront réalisées dans le cadre du relevé temporel du bulbe galactique (Galactic Bulge Time-Domain Survey) , l'un des trois principaux relevés communautaires de la NASA. Avant le lancement de ROMAN (cf. l'article sur notre Blog concernant ROMAN), une équipe de chercheurs avait tenté d'utiliser Hubble pour capturer les mêmes régions en prévision d'éventuels événements de microlentille gravitationnelle.

Ces événements provoquent une déformation de la lumière provenant d'un objet plus éloigné, lorsqu'une masse s'aligne précisément devant cet objet. Ces masses agissent donc comme des lentilles, courbant la lumière provenant d'objets situés derrière elles, tels que les étoiles d'arrière-plan. Dans ce cas, la lueur des étoiles densément regroupées au sein du bulbe galactique constituerait la source de lumière lointaine. Grâce aux observations du télescope Hubble, nous pouvons capturer les instants précédant ces événements de microlentille gravitationnelle, offrant ainsi aux astronomes un moyen de caractériser précisément les objets (étoiles, planètes et même trous noirs stellaires) qui provoquent ce phénomène en passant devant les étoiles du bulbe galactique.

Les lignes colorées représentant la zone d'observation de Hubble sont stylisées et représentent un grand nombre de pointages individuels.

Fourni par la NASA

09 mai 2026

Un phare dans la poussière

 


Cette image prise par le télescope spatial James Webb, met en lumière Messier 77 (M77), une galaxie spirale barrée célèbre des astronomes pour sa relative proximité et ses caractéristiques spectaculaires. Elle se situe à 45 millions d'années-lumière, dans la constellation de la Baleine (Cetus). Cette nouvelle image, capturée par l'instrument infrarouge moyen (MIRI) du télescope Webb, révèle comme jamais auparavant ses bras spiraux tourbillonnants, la poussière de son disque et son noyau d'une brillance exceptionnelle.

Au cœur de M77 se trouve une région compacte de gaz chaud qui surpasse largement en luminosité le reste de la galaxie, dépassant même la capacité de collecte de lumière des caméras du télescope Webb. Il s'agit d'un noyau galactique actif (AGN), alimenté par le trou noir supermassif central de M77, huit millions de fois plus massif que notre Soleil. Le gaz des régions centrales de la galaxie est attiré par la forte gravité vers une orbite serrée et rapide autour du trou noir, où il entre en collision et s'échauffe, libérant d'énormes quantités de rayonnement.

Les lignes orange vif qui semblent rayonner du centre de M77 ne sont pas une caractéristique de la galaxie : il s'agit d'une distorsion due à la conception optique du télescope. Appelés pics de diffraction , ils sont créés par la légère déviation (ou « diffraction ») de la lumière intense émise par le noyau galactique actif (AGN) non résolu, au niveau des bords des panneaux hexagonaux du miroir du télescope Webb et autour de l'un des supports de son miroir secondaire. Cette structure caractéristique à six pointes et deux autres pointes est identique pour toutes les images prises par Webb. Pour que les pics de diffraction apparaissent, la source lumineuse doit être très brillante et très concentrée ; c'est pourquoi on les observe le plus souvent sur les étoiles. Mais dans certaines galaxies, comme ici, le noyau est suffisamment brillant et compact pour que des pics de diffraction apparaissent également.

M77 est non seulement connue pour son noyau galactique actif (AGN) facilement visible, mais aussi pour son intense activité de formation d'étoiles. L'image en proche infrarouge de M77 révèle une barre traversant sa région centrale, invisible sur les images en lumière visible. Cette barre est entourée d'un anneau brillant, appelé anneau de formation d'étoiles, formé par les extrémités internes des deux bras spiraux de M77. Les régions de formation d'étoiles dans les galaxies sont caractérisées par des taux de formation d'étoiles extrêmement élevés. Cet anneau, d'un diamètre de plus de 6 000 années-lumière, présente des sursauts de formation d'étoiles intenses et étendus, visibles sur cette image par les bulles orange denses qui l'entourent. La proximité relative de M77 avec la Terre fait de cet anneau de formation d'étoiles un exemple très bien étudié de ce phénomène.

Galaxie spirale active, le disque de M77 est rempli de gaz et de poussière, à la fois produits et carburant de la formation d'étoiles. L'instrument MIRI du télescope Webb complète notre observation de la galaxie en révélant la lueur des grains de poussière interstellaire émise à de plus grandes longueurs d'onde, ici en bleu. Cette poussière forme un immense vortex de filaments vaporeux et tourbillonnants, entrecoupés de cavités. Les bulles orangées lumineuses creusées par les amas d'étoiles nouvellement formés sont également bien visibles le long des bras de la galaxie.

Au-delà du champ de vision très précis du télescope Webb, les bras de M77 se rejoignent en un anneau étendu et ténu de gaz hydrogène, large de plusieurs milliers d'années-lumière, où se poursuit la formation d'étoiles. De vastes filaments de gaz hydrogène s'étendent à travers cet anneau et jusque dans l'espace intergalactique, formant une couche externe autour de la galaxie. En raison de l'aspect tentaculaire de ces filaments, M77 est également surnommée la Galaxie du Calmar.

Image et commentaires founis par l'ESA

04 mai 2026

Le télescope Hubble photographié par un autre satellite

Passant à 60 km de distance, un satellite de l’entreprise américaine Vantor a photographié depuis l’espace le télescope spatial Hubble, lancé par la Nasa sur orbite terrestre il y a presque 36 ans. 


C’est à lui d’habitude que l’on doit de sublimes photos prises depuis l’espace. Mais cette fois-ci, le photographe s’est fait photographier. Le 23 avril 2026, l’entreprise américaine Vantor a utilisé l’un de ses six satellites WorldView Legion pour tirer le portrait du télescope spatial Hubble.

À seulement 62 km de distance, la résolution de l’image est de 4 cm. Elle détaille les contours du vénérable observatoire cylindrique de la Nasa, long de 13 m, et bardé de deux paires de panneaux solaires. Son miroir de 2,5 m de diamètre se situe en bas à gauche sur la photo, tandis qu’à l’autre extrémité, au-delà des couches métalliques d’isolant thermique, le capot par lequel la lumière entre dans le tube est bien ouvert.

Hubble tourne actuellement autour de la Terre à 475 km d’altitude. Les satellites WorldView Legion de Vantor naviguent, eux, entre 507 et 530 km. Il s’agit donc là d’une photo prise de haut en bas, avec la Terre en arrière-plan. Basée dans le Colorado, l’entreprise Vantor (anciennement Maxar) est spécialisée dans l’observation de la surface de notre planète, notamment pour l’industrie de Défense et les renseignements militaires.

36 bougies orbitales

Lancé dans l’espace le 24 avril 1990, le télescope spatial Hubble a précisément 36 ans. Une longévité qui lui permet de constater par lui-même des changements dans les profondeurs du cosmos. La semaine dernière, il révélait l’expansion d’un jet de matière dans les volutes de la nébuleuse Trifide.

27 avril 2026

Le Ciel a Disparu d'Alain Blottière


 

Le rapport avec l’astronomie et l’astrophotographie est central et structurant dans Le Ciel a disparu. Le roman n’est pas un traité scientifique, mais une fiction poétique et politique qui prend appui sur des enjeux bien réels de ces disciplines.

L’astronomie et l’astrophotographie ne sont pas seulement des sciences ou des hobbies : elles représentent un lien ancestral de l’humain avec le cosmos, source de poésie, de philosophie et de sens. Le roman en fait un enjeu existentiel : en nous privant du ciel étoilé, on nous prive d’une part de notre humanité.

Le roman transforme un problème technique bien connu des astronomes (la menace des mégaconstellations sur le ciel nocturne) en une fable lyrique et urgente sur la perte de la beauté et de l’émerveillement. Il résonne particulièrement auprès des amateurs d’astronomie qui ont vu, ces dernières années, leurs sessions d’observation ou leurs photos altérées par les satellites.

Si vous pratiquez l’astrophotographie, ce roman risque de vous toucher (ou de vous agacer) fortement !

Lire l'article au sujet de ce livre sur notre Blog

24 avril 2026

Image du jour : M 95 et M 96 par Rodolphe Goldsztejn

 


Capture sur plusieurs nuits d’avril à la lunette de 130 mm, depuis Dole (Jura) par Rodlophe Goldsztejn

23 avril 2026

Image du jour : M101 par Fabien Pannaux

 
M101 depuis Dole le 22/04/2026 par Fabien Pannaux

M101 (NGC 5457), aussi appelé galaxie du Moulinet, est une très vaste galaxie spirale intermédiaire relativement rapprochée, vue de face et située dans la constellation de la Grande Ourse. Elle a été découverte par l'astronome français Pierre Méchain en 1781.

22 avril 2026

Lyrides 2026 : quand observer cette sublime pluie d’étoiles filantes d’avril ?

Chaque année en avril, la Terre traverse un nuage de poussières laissé par une comète ancienne. Résultat : les Lyrides, l’une des plus vieilles pluies d’étoiles filantes connues, offrent un spectacle discret mais fascinant.


Les Lyrides observées à Ankara, en Turquie, le 22 avril 2025. Photo par UTKU UCRAK / ANADOLU / ANADOLU VIA AFP

Des poussières de comètes. 

Chaque étoile filante qui strie le ciel nocturne n’est autre qu’un minuscule fragment cosmique se consumant dans l’atmosphère terrestre. En 2026, la pluie des Lyrides est active du 14 au 30 avril, avec un pic attendu le 22 avril en début de soirée (vers 21h40 heure de Paris). Mais en pratique, les meilleures observations auront lieu dans la nuit du 22 au 23 avril, surtout après minuit jusqu’à l’aube, lorsque le point d’origine des météores monte dans le ciel.

Dans de bonnes conditions (loin des lumières urbaines), il sera possible d’observer 15 à 20 étoiles filantes par heure, avec parfois des sursauts imprévisibles. Autre bonne nouvelle : la Lune, en croissant, restera relativement discrète cette année et ne devrait pas trop gêner l’observation.

Comment bien observer les Lyrides ?

Nul besoin de télescope : les étoiles filantes se regardent à l’œil nu. Quelques conseils simples à suivre :
  • privilégier un ciel sombre, loin de la pollution lumineuse
  • laisser ses yeux s’habituer à l’obscurité pendant 20 minutes
  • regarder une large portion du ciel plutôt que fixer le radiant
Le spectacle est parfois discret, mais il récompense la patience : les Lyrides sont connues pour leurs éclairs soudains d’activité, capables d’illuminer brièvement la nuit.

Une pluie d’étoiles filantes vieille de 2700 ans !

Les Lyrides ne sont pas une découverte récente. Des archives chinoises mentionnent déjà ce phénomène il y a près de 2700 ans, décrivant un ciel où "les étoiles tombent comme la pluie". Leur nom vient de leur radiant, c’est-à-dire le point du ciel d’où semblent provenir les météores — un simple effet de perspective. Celui-ci se situe dans la constellation de la Lyre, près de l’étoile brillante Véga, même s’il dérive légèrement vers Hercule au fil des nuits.

A l’origine de ce spectacle, une comète discrète : C/1861 G1, dite Thatcher, découverte au XIXᵉ siècle. En s’approchant du Soleil, elle libère gaz et poussières, formant une traînée que la Terre traverse chaque année. Les particules, parfois à peine plus grosses qu’un grain de sable, entrent dans l’atmosphère à près de 48 km/s, s’échauffent et produisent ces traînées lumineuses éphémères.

La comète elle-même reste invisible aujourd’hui : avec une période orbitale d’environ 415 ans, elle ne reviendra dans notre voisinage qu’en… 2276.

(c) Sciences et Avenir

07 avril 2026

L’Observatoire astronomique de Puimichel et son atelier de polissage

L’Observatoire astronomique de Puimichel est un site unique en France, niché dans le petit village de Puimichel (04700), dans les Alpes-de-Haute-Provence (Hautes-Alpes au sens large de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur). Perché sur une colline dominant le village provençal, il constitue un haut lieu de l’astronomie amateur depuis plus de quarante ans. Il se distingue par son télescope géant accessible au public et par son rôle de centre de fabrication d’optiques de haute précision destinées au monde entier.


Lire l'article sur notre Blog et celui sur le Blog de Jean-Baptiste Feldmann

06 avril 2026

Vue d'Artemis II : Coucher de Terre


(c) NASA

Coucher de Terre capturé par le hublot du vaisseau spatial Orion à 18h41 EDT, le 6 avril 2026, lors du survol de la Lune par l'équipage d'Artemis II. La Terre, d'un bleu pâle, parsemée de nuages blancs éclatants, se couche derrière la surface lunaire cratérisée. La partie sombre de la Terre est plongée dans la nuit. Du côté jour de la Terre, des nuages tourbillonnants sont visibles au-dessus de la région Australie-Océanie. Au premier plan, le cratère Ohm présente des bords en terrasses et un fond plat interrompu par des pics centraux – formés lorsque la surface a rebondi lors de l'impact qui a créé le cratère. Crédit image : NASA

05 avril 2026

Back to the Basics : Thyco Brahé

Tycho Brahe est l’un des plus grands astronomes de l’histoire avant l’invention du télescope. Né le 14 décembre 1546 et mort le 24 octobre 1601, il est célèbre pour la précision exceptionnelle de ses observations à l’œil nu, qui ont posé les bases de l’astronomie moderne.

Ses données d'observation exceptionnelles seront utilisées par son assistant Johannes Kepler, qui en tirera les lois de Kepler sur le mouvement des planètes (orbites elliptiques, etc.).

Son histoire, mélange de noblesse, d’excentricité, de drame et de génie scientifique, en fait l’un des personnages les plus attachants de la Renaissance.

Lire l'article sur notre Blog, une monographie sur Thyco Brahé, et l'article sur le livre "Le Temps de Thyco" de Nicolas Cavaillès.

28 mars 2026

Un million de nouveaux satellites SpaceX vont détruire le ciel nocturne — pour tous les habitants de la Terre.

 Plus de 10 000 satellites Starlink orbitent actuellement autour de la Terre. Nous les voyons sillonner le ciel nocturne , quelle que soit la distance où nous nous trouvons, et ils apparaissent en lettres capitales sur les images prises par les télescopes de recherche.



SpaceX a récemment annoncé son intention de lancer un million de satellites supplémentaires de ce type, qui serviront de centres de données orbitaux pour la puissance de calcul de l'IA .

Il y a quelques années, nous avons publié un article prédisant à quoi ressemblerait le ciel nocturne avec 65 000 satellites répartis dans quatre mégaconstellations en projet : Starlink de SpaceX, Kuiper (désormais Leo) d’Amazon, OneWeb au Royaume-Uni et Guowang en Chine. Nous avons calibré nos modèles à partir d’ observations de véritables satellites Starlink et sommes parvenus à une prédiction surprenante : un point visible sur 15 dans le ciel nocturne serait un satellite, et non une étoile.

Un million de satellites, ce serait bien pire.

Francis Rocard, astrophysicien : « Il faudra bien songer à aller récupérer les échantillons recueillis sur Mars »

Dans un entretien au « Monde », l’astrophysicien regrette l’arrêt par les Etats-Unis du programme Mars Sample Return, dont l’objectif était de rapporter sur Terre ces éléments récupérés par l’astromobile Perseverance de la NASA depuis 2021.


Alors que les Etats-Unis ont décidé en janvier d’abandonner le projet Mars Sample Return, qui prévoyait de rapporter sur Terre les échantillons martiens, Francis Rocard, responsable des programmes d’exploration du Système solaire au Centre national d’études spatiales (CNES), détaille ce que l’étude des roches extraterrestres permet d’apprendre sur le Système solaire. Il précise le rôle de la France dans ce domaine de recherche.

Lire l'article du journal Le Monde

27 mars 2026

Image du jour : la Galaxie du Moulinet, par Rodolphe Goldsztejn

 


M 101, ou la galaxie du Moulinet (“Pinwheel”) dans la constellation de la Grande Ourse est située à environ 22 millions d’années-lumière. C’est une cible très populaire car assez facile à photographier, elle est lumineuse et apparemment “grande”, environ 30 minutes d’arc, soit quasiment la taille de la pleine Lune.

M 101 est une galaxie spirale, que l’on voit presque de face; sa taille est de l’ordre de deux fois celle de notre propre galaxie, la Voie Lactée. La dominante de couleur bleu est le témoin visuel de la grande quantité de zones de formation de nouvelles étoiles.

L’image a été réalisée à partir d’un peu moins de 5 heures de pose au foyer d’un télescope Celestron 8 et d’une caméra CCD.

Les détails d’acquisition de cette image sont visibles sur la page RodAstro et la page AstroBin de Rodoplphe.

26 mars 2026

Back to the basics : pourquoi peut-on voir depuis Dole un croissant de Lune quasiment horizontal

Ce phénomène dépend principalement de la latitude de l'observateur et de la géométrie du système Soleil-Terre-Lune. Depuis Dole dans le Jura (environ 47°N, latitude tempérée de l'hémisphère nord), un croissant de Lune quasiment horizontal (comme un « U ») peut se produire à certaines périodes de l'année, surtout quand la Lune est jeune (croissant du soir, juste après la Nouvelle Lune) ou vieille (croissant du matin), et particulièrement près des équinoxes ou en fonction de la saison.


Depuis Dole le 26/03/2026 à 202h20 (Stellarium)

Lire l'article sur notre Blog

24 mars 2026

Un système solaire en formation ? Deux planètes en train de se former repérées dans le disque d'une jeune étoile

Des astronomes ont observé la formation de deux planètes dans le disque entourant une jeune étoile baptisée WISPIT 2. Après avoir déjà détecté une planète, l'équipe a désormais utilisé les télescopes de l'Observatoire Européen Austral (ESO) pour confirmer la présence d'une seconde planète. Ces observations, ainsi que la structure unique du disque entourant l'étoile, suggèrent que le système WISPIT 2 pourrait ressembler à un jeune système solaire.

Images prises par le VLT de deux planètes en formation autour de la jeune étoile WISPIT 2 (Crédit: ESO/C. Lawlor, R. F. van Capelleveen et al.)

« WISPIT 2 nous offre le meilleur aperçu de notre propre passé dont nous disposions jusqu’à présent », déclare Chloe Lawlor, doctorante à l’université de Galway, en Irlande, et autrice principale de l’étude publiée aujourd’hui dans The Astrophysical Journal Letters.

23 mars 2026

Image du jour : M106 par Fabien Pannaux

 


M106 dans les Chiens de Chasse
(Poses cumulées de 170 minutes le 22 mars 2025 depuis Dole, avec un Seestar 50)

Hubble retourne à la nébuleuse du Crabe pour suivre 25 ans d'expansion

 Il y a près de mille ans, les astronomes ont été témoins de l'éclat d'une nouvelle étoile flamboyante dans le ciel : une supernova si brillante qu'elle était visible en plein jour pendant des semaines. Aujourd'hui, son vestige en expansion, la nébuleuse du Crabe, continue d'évoluer à 6 500 années-lumière de la Terre. Découverte grâce à Edwin Hubble, la nébuleuse a depuis été étudiée avec une précision remarquable par le télescope spatial Hubble de la NASA et de l'ESA, qui a récemment réobservé cette explosion millénaire afin de suivre son expansion et sa transformation continues.



Nébuleuse du Crabe (image Hubble 2024). Crédit : NASA, ESA, STScI, W. Blair (JHU). Traitement d'images : J. DePasquale (STScI)

Un quart de siècle après ses premières observations complètes de la nébuleuse du Crabe, le télescope spatial Hubble a porté un nouveau regard sur ce rémanent de supernova. La nébuleuse du Crabe est 
le vestige de SN 1054, située à 6 500 années-lumière de la Terre, dans la constellation du Taureau.

L’Europe s’empare de la défense planétaire

La mission Ramses sera lancée vers l’astéroïde Apophis en 2028. Elle est la pierre angulaire d’un programme de défense planétaire contre le risque de collision avec des corps géocroiseurs.


Le compte à rebours a commencé ! Au printemps 2028, l’Agence spatiale européenne (Esa) lancera une nouvelle mission, Ramses1. Mené en collaboration avec la Jaxa, l’agence spatiale japonaise, ce projet vise à étudier l’un des évènements astronomiques les plus attendus de la prochaine décennie : le passage de l’astéroïde Apophis tout près de la Terre, le vendredi 13 avril 2029. Ce jour-là, ce corps céleste frôlera notre planète à seulement 31 600 km, une distance inférieure à celle où orbitent les satellites géostationnaires de télécommunication (36 000 km environ).

Lire l'article du journal du CNRS

La Russie reprend l'utilisation du site de lancement spatial endommagé lors de l'accident

La Russie a lancé une fusée depuis le site 31 du cosmodrome de Baïkonour pour la première fois depuis qu'elle a été endommagée lors d'un décollage en novembre dernier, comme l'ont montré dimanche des images de l'agence spatiale russe Roscosmos.


Le site 31 était le seul pas de tir opérationnel de la Russie pour les missions habitées vers la Station spatiale internationale (ISS). Une partie du site de lancement s'est effondrée lors du décollage du Soyouz MS-28 en novembre dernier, empêchant temporairement la Russie d'envoyer des cosmonautes dans l'espace. Les réparations sur la partie endommagée du site se sont achevées au début du mois, selon Roscosmos.

Des images diffusées dimanche ont montré la Russie lançant le vaisseau cargo sans équipage Progress MS-33 vers l'ISS depuis le site 31. « Le vol est normal », a déclaré un commentateur de l'agence spatiale russe Roscosmos dans la vidéo. L'agence spatiale américaine NASA a publié sur X un message indiquant qu'une antenne du vaisseau Progress utilisée pour l'amarrage ne s'était pas déployée comme prévu. « Tous les autres systèmes fonctionnent comme prévu et le vaisseau Progress poursuivra sa route vers l'amarrage prévu », a écrit la NASA.

Le cosmodrome de Baïkonour est situé au Kazakhstan, mais il est utilisé par la Russie dans le cadre d'un bail qui court au moins jusqu'en 2050. Autrefois considéré comme un pionnier de l'exploration spatiale, le programme spatial russe a connu de nombreux revers depuis la chute de l'Union soviétique, notamment la perte de son premier atterrisseur lunaire en près de 50 ans en 2023.